D’autres façons de consommer

Bonjour à tous !

Merci de toujours lire cette petite série ! Voilà le dernier article qui donnera des astuces ou en tout cas des pistes pour continuer à lire des livres papiers, en limitant son impact sur l’environnement.

Hé oui, il n’est pas question d’arrêter d’acheter des romans ou de dire adieu à la lecture ! Simplement d’essayer de sortir d’une consommation de masse, ce qui n’est pas forcément facile lorsque l’on voit un peu partout des publications des plus élogieuses sur des nouveaux romans.

J’aurais principalement deux choses à dire pour cet article : patience et seconde-main.

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Crédits : Deedee82 sur pixabay

Les bibliothèques et médiathèques :

Bien connues de tous et présentes dans chaque villes, je ne pouvais pas passer à côté des bibliothèques municipales. Qu’on soit un grand lecteur ou, au contraire, un lecteur occasionnel, une inscription est forcément rentabilisée. A ma dernière inscription, je n’ai payé que 10€ et, si j’avais eu des enfants, j’aurais pu les inscrire sur ma carte, sans payer plus. Bien entendu, les tarifs d’inscription varient, mais lorsque l’on regarde le prix d’un ou deux livres, c’est certain que l’abonnement est très avantageux et que notre porte-monnaie ne peut que nous remercier. Au bout de quelques passages, j’avais déjà emprunté une dizaine de livres, que je n’aurais pas pu me permettre d’acheter un à un. Personnellement, j’aime beaucoup l’ambiance des bibliothèques (surtout que certaines sont sublimes !) et découvrir des livres au hasard en fouillant les rayons.
Bien attendu, les bibliothèques ne sont pas non plus des endroits miraculeux, puisqu’il faut parfois attendre un certain temps avant d’y trouver un roman nouvellement sorti et qui nous fait de l’oeil. Mais parmi les milliers d’ouvrages qui s’y trouvent, on peut tout de même trouver son bonheur.

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Des livres gratuits :
Alors, non, je ne vais pas vous encourager à faire un hold-up chez votre libraire ! Mais si vous avez dans votre entourage des personnes se débarrassant de livres, n’hésitez pas à faire des échanges avec eux. En plus de désencombrer un peu votre bibliothèque, vous redonnerez vie à des livres, au lieu de les faire prendre la poussière.
De plus en plus de villes, villages ont des boîtes à livres. Le principe rejoint celui des échanges, sauf que cette fois-ci, ils sont indirects, et pas forcément avec des personnes que vous connaissez. Il n’y a rien de plus simple : si un livre vous plait, il vous suffit juste de le prendre et de partir avec. Bien entendu, vous pouvez également y déposer vos livres (évitez de prendre plein de romans uniquement pour les revendre et vous faire des sous dessus hein…). Il vous faudra beaucoup de chance pour trouver le livre qui est au sommet de votre wish-list, mais qui sait ?

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Crédits : bernswaelz sur pixabay

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Les achats d’occasion :
Les braderies sont souvent des mines d’or. On trouve de tous les genres, et surtout des prix très souvent bas (avec toujours l’opportunité de négocier en plus…). Lorsque je fais un marché aux puces, j’essaye toujours d’avoir ma wishlist avec moi, histoire de ne pas trop me perdre, parce que quand je vois des caisses et des caisses de livres… je veux juste tout prendre, même les livres dans une langue étrangère que je ne connais pas.
Les librairies d’occasions et les bouquineries. Peut-être plus rassurantes que les braderies bondées de monde pour certains, celles-ci ont en générale une belle offre, qui est renouvelée souvent et de mon expérience personnelle, les employés sont agréables et prêts à chercher avec vous si vous avez un titre précis en tête.

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Les achats sur internet :
Même si je pense qu’il est préférable de d’abord regarder autour de chez soi, dans le circuit le plus court possible, afin de trouver les livres de ses rêves, parfois, internet se révèle être la meilleure option.
Idéalement, je dirai d’éviter Amazon, même si c’est un site sur lequel on peut absolument TOUT trouver, au niveau écologique et éthique (employées renvoyées parce qu’elles sont enceintes, employés sous payés, contribue à la disparition des petits entrepreneurs…) on ne peut que mieux faire.

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Crédits : pxhere

Il existe de plus en plus de sites internet d’occasion, qui sont tous bien utiles ! Avec l’offre, il est facile de trouver de nombreux livres, même les plus récents en fouillant bien. Si vinted était surtout connu pour la revente de vêtements, plusieurs vendeurs se mettent à y revendre leurs romans, tout comme sur le site leboncoin, qui n’est pas moins populaire. D’un point de vue d’émissions de CO2, je recommanderai tout de même d’essayer d’acheter au plus près de chez vous, pour éviter l’acheminement de colis venus de trop loin.
Il existe également le site tonbooktoo, qui permet de prêter, vendre et donner ses livres près de chez soi.
Dans le même genre, on peut se rendre sur le site internet recyclivre, sur lequel l’on trouve des livres qui ont été donnés et dont une partie de l’argent versée lors des achats est destiné à des associations. De quoi faire une bonne action en se faisant plaisir, et n’hésitez pas leur faire parvenir vos propres livres.
Si l’on préfère avoir des livres neufs, il est possible d’aller sur les site de Lalibrairie ou leslibraires qui sont tous les deux des regroupements de libraires indépendants. Pour le premier, il est possible de se faire livrer les romans en librairie et ainsi de ne pas payer de frais de port.
Parfois, il est également possible d’acheter directement sur le site des maisons d’édition, et je vous recommande chaudement de le faire : pour certaines, lorsque l’on achète chez eux sans intermédiaire, les auteurs reçoivent un pourcentage plus élevés sur les ventes.

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Voilà pour ce dernier article !
J’espère, qu’avec les précédents, il vous aura donné une nouvelle perspective sur l’achat et la consommation de livres !

Est-ce que vous êtes du genre à acheter d’occasion, ou vous préférez quand vos livres sont absolument neufs ?

Si vous voulez d’autres articles sur ces thèmes, n’hésitez pas à me le dire.
A très bientôt pour un nouvel article !
Brybry’

Les fleurs sauvages – Holly Ringland

Dans les terres australiennes, la famille d’Alice Hart est brisée, par un mal qui semble ronger ses racines. Mais comment remonter à ses origines lorsque son histoire est tue ? Au milieu de la ferme horticole de Thornfield, la jeune fille devra réapprendre à vivre, et à communiquer, grâce au langage des fleurs, ou celui de ses émotions.

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Ce livre a été obtenu via le site netgalley.

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Quelques mots sur l’autrice :
Holly Ringland est une autrice australienne, qui a toujours eu une attirance pour les paysages, la culture, les histoires, et cet intérêt s’est accentué lors d’un voyage de deux années en Amérique du Nord alors qu’elle avait neuf ans. Elle a travaillé durant 4 ans dans une réserve en Australie et a déménagé au Royaume-Uni en 2009, obtenant par la suite un master d’écriture créative.
Les Fleurs Sauvages est son premier roman, et il a déjà été traduit en 8 langues.
Son site internet.

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Résumé :
« À cœur vaillant, rien d’impossible »
Lorsqu’une tragédie change à jamais sa vie, la jeune Alice Hart, âgée de neuf ans, part vivre chez sa grand-mère qu’elle ne connaît pas. Quittant le bord de l’océan où elle a grandi, elle trouve refuge dans la ferme horticole de June, où celle-ci cultive des fleurs sauvages d’Australie. Au fil du temps, Alice oublie les démons du passé et apprend à perpétuer la tradition familiale en utilisant le langage des fleurs pour remplacer les mots lorsqu’ils se font trop douloureux. Mais l’histoire des Hart est hantée par de nombreux secrets que June cache à sa petite-fille. Une sorte de fatalité semble accabler les femmes de leur famille, aussi June préfère-t-elle tenir Alice à l’abri de la vérité, quitte à la tenir à distance de l’amour. Une fois adulte, révoltée par ce silence et trahie par celles qui lui sont le plus chères, Alice se rend compte qu’il y a des histoires que les fleurs seules ne peuvent raconter. Si elle veut être libre, elle doit partir et inventer l’histoire la plus importante de toutes : la sienne…

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Je dois le dire, la première chose qui m’a attirée dans ce livre est sa couverture, que j’ai trouvé très belle et qui se marie parfaitement avec le titre. La mise en page interne poursuit sur cette jolie lancée, puisque l’on découvre, en début de chapitre, la présentation d’une fleur, avec une illustration et sa signification, qui, bien entendu, fait sens dans l’histoire. Pour ceux qui sont curieux, je les invite à regarder la partie « Cover art & illustrations » sur le site internet, afin de faire plaisir à leurs yeux.

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Pour l’histoire en elle-même, cependant, je ne peux malheureusement pas dire que j’ai été aussi séduite, puisque j’ai songé plusieurs fois à abandonner et que j’ai été indifférente à un certain nombre de passages. Je me suis assez ennuyée en ayant la sensation que l’histoire était lente, mais qu’à chaque fois qu’un tournant intéressant allait survenir, lui laissant l’opportunité de devenir plus dynamique, il y avait une ellipse.
On va suivre l’histoire de Alice Hart, qui, loin d’avoir une enfance heureuse, vit sous la menace permanente de son père. Les premières pages du livre sont donc très dures à lire, vu la violence qui émane de cette figure masculine. Par la suite, l’enfant sera placée chez sa grand-mère, qui garde en elle les secrets de sa famille, les promesses qui les renferme encore plus. Et si elle s’occupera de sa petite-fille dès leur rencontre, elle ne fera cependant pas toujours les meilleurs choix et toutes deux finiront par en pâtir.

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J’ai éprouvé beaucoup de mal à m’attacher aux personnages, et c’est surtout pour Alice, quand elle était enfant, ainsi que pour sa mère que j’ai eu beaucoup de peine. Cependant, une fois adulte, j’ai eu beaucoup plus de mal à compatir à son sort. Si dans la ferme de sa grand-mère June, l’on retrouve des personnages assez sympathiques, aimants, j’ai eu l’impression que la solidarité qui semblait émaner du groupe des femmes superficielle et même éphémère. (Par contre, j’ai eu 100% d’affection pour les chiens).
Ce que l’on ne peut pas nier cependant, c’est que toutes les situations étaient très plausibles et réalistes : on ne peut pas forcer quelqu’un à révéler ses secrets, ni pousser quelqu’un à se sortir d’une situation délicate s’il n’a pas conscience des dangers qu’il encourt. Malgré tout, je regrette beaucoup qu’aucun personnage n’ait essayé de parler à Alice et de ses problèmes, quitte à ce que les conseils ou avertissements soient ignorés.

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Pour ce qui est de la plume également, je n’ai pas été transportée. Mis à part quelques passages joliment rédigés, la plume de l’autrice m’a semblé être un peu simple, avec des répétitions que j’ai trouvées assez lourdes (mais il est possible que cela soit lié à un choix de traduction). Il faut également dire qu’il y a beaucoup de descriptions pour très peu d’actions, ce qui m’a personnellement ennuyé, d’autant plus que le personnage principal est muet durant toute une partie du récit et qu’il est impossible de placer des dialogues pour dynamiser le récit.
Toutefois, il y a des passages qui m’ont aussi pleinement convaincue, même s’il est vrai que j’aurais beaucoup aimé lire sur une journée complète à Thornfield, plutôt que de n’avoir que des aperçus, ici et là. Par exemple, les histoires sur le passé de la famille d’Alice, qui donnent plus de sens au récit, ainsi que les légendes australiennes. Découvrir ce pays, même s’il a fallu attendre la seconde moitié du roman pour cela, était également très plaisant. Ici, les descriptions étaient bien amenée et ne m’ont absolument pas lassées, au contraire.

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Au final, je n’ai pas été entraînée par Les Fleurs Sauvages autant que je l’aurais voulu. Le roman à certes un côté très réaliste, mais il n’a pas réussi à me séduire et je me suis surtout ennuyée. Néanmoins, c’est un livre qui est intéressant d’un certain point de vue, puisqu’il montre à quel point l’on peut répéter les schémas passés sans forcément s’en rendre compte. Si Les Fleurs Sauvages n’était visiblement pas pour moi, je pense cependant qu‘il pourrait plaire à d’autres lecteurs, qui aiment les romans assez lents, descriptifs et contemplatifs.

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Les Fleurs Sauvages
Editions Fayard Mazarine
Publication 2019
408 pages

Connaissez-vous Les Fleurs Sauvages ? Voudriez-vous vous perdre vous aussi parmi les fleurs d’Australie ?

A bientôt pour un nouvel article !
Brybry

Livres papier et écologie

Bonjour à tous !
Après nous être intéressés aux liseuses et ebooks, nous allons nous pencher sur le cas des livres papiers, et de leur impact sur l’environnement. Comme on a pu le voir la semaine dernière, ce format est largement sollicité par les lecteurs, à hauteur de 93,6% par rapport aux liseuses électroniques [*].

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Tous comme l’alternative électronique, le format papier est à l’origine de pollution. Selon les livres, leur empreinte carbone va de 1,3 à 2,7kg [* et *] et ses sources sont multiples.
Bien entendu, la première chose qui nous vient à l’esprit lorsque l’on parle de livre papier est le fait qu’il faille couper des arbres pour les produire et, en effet, chaque année, le secteur détruit environ 20 millions d’arbres [*].
Pour avoir un livre tel que nous le connaissons entre les mains, plusieurs étapes consommatrices d’énergie et de ressources sont nécessaires : les pages doivent être blanchies, collées, il faut utiliser de l’encre… [*]. Sans compter la pollution de l’air ainsi que de l’eau suite à ces processus [*].
La pollution plus importante dans le cas des livres est liée au transport, entre les différentes usines de production (puisque tout n’est pas fait dans la même), chez les distributeurs et enfin jusqu’au lecteur.

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Crédits : Vorobyovska sur Pixabay

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Cependant, il est possible de nuancer certaines de ces informations.
En effet, dans les points positifs du livre papier, on peut déjà prendre en compte qu’ils ont une longue, très longue durée de vie. Aussi, des alternatives sont possibles pour ne pas les jeter et compenser leur empreinte carbone.
En plus, les livres sont recyclables jusqu’à 5 fois, et même si cela ne se fait pas sans impact par rapport à un livre neuf, cela permet d’économiser jusqu’à 40% d’eau et d’énergie [*].
Le bois nécessaire à la production du papier provient à hauteur de 50%, en Europe, de « sous produits » du bois, c’est à dire de la sciure, des broussailles et autre[*], sans compter que l’on replante actuellement plus que l’on ne coupe, toujours en Europe [*].
Les imprimeurs se tournent également de plus en plus vers les encres végétales, le seul bémol est qu’il est impossible de savoir à quelle hauteur celle-ci ne contient pas d’OGM ni de palme [*].

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L’industrie de l’imprimerie n’est pas encore parfaite (comme tout le reste, le sera-t-elle un jour… ?), bien qu’il y ait eu de nombreuses progression ces dernières années, puisque l’on estime que la consommation d’eau et d’énergie ont diminué de 56% en 30 ans [*]. Cependant, nous ne pouvons être certains que les nouveaux produits utilisés sont meilleurs pour l’environnement et il faut savoir que, lors de la reforestation, il arrive que des arbres qui ne soient pas les plus favorables à l’éco-système dans lequel ils sont implantés soient semés (autant mettre un cactus au pôle nord et un sapin en plein désert).

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Certains points peuvent néanmoins être pris en compte lorsque vous achetez ce type de livres :

  • Favorisez l’achat de livres en papier recyclé, qui consommera toujours moins qu’un livre avec des matériaux entièrement neufs.
  • Faire comprendre, aux éditeurs que non, ce n’est pas dérangeant que les pages des livres ne soient pas intégralement blanches, afin d’éviter l’utilisation de produits chimiques en plus [*].
  • D’un point de vue ménager : triez vos déchets papiers au mieux, dans le but qu’ils soient recyclés (en livres ou non).
  • Achetez chez votre libraire, plutôt que sur internet, pour éviter des émissions de CO2 supplémentaires liées au transport (et pour aider les petits commerces à vivre).
  • Des solutions ont été mises en place en France pour limiter la pollution lors de la production de livre, essayez d’acheter le plus possible des ouvrages qui viennent de France ou des pays voisins [*]

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Et voici pour ce deuxième article sur la lecture et l’écologie !
Comme pour le précédent, j’espère qu’il vous aura servi et que, peut-être, vous arriverez à vous rendre compte de tout ce qui fait qu’un livre à un impact environnemental.
Les solutions pour limiter la pollution ne sont pas encore parfaites, à nous de faire en sorte qu’elles le deviennent de plus en plus.

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A la semaine prochaine, pour le dernier article de ce mini-dossier, qui donnera toutes les astuces pour redonner une nouvelle vie aux livres, toujours dans le but de nous éviter de trop polluer avec ce loisir !
Brybry’

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Mes sources
– Consoglobe : https://www.consoglobe.com/livre-papier-vs-livre-numerique-lequel-est-le-plus-ecolo-cg/3
– E-RSE, Responsabilité Sociale des Entreprises : https://e-rse.net/liseuse-livre-ecologique-impact-environnement-270130#gs.bwjdwg
– Agence science-presse : https://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/detecteur-rumeurs/2019/03/20/livre-papier-plus-polluant-liseuse-4-choses-savoir
– Futura-science : https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/developpement-durable-fabrication-livre-son-impact-ecologique-1335/
– Zigzao : https://www.zigzao.fr/on-coupe-arbres-faire-livres-imprimer-livre-papier-cest-durable/
– La Charte (société d’impression) : https://www.diekeure.be/fr-be/printing/nouvelles/combien-darbres-pour-fabriquer-un-livre-

Liseuses, ebook, et écologie

Bonjour à tous !
Pour ce premier article thématique, je vais vous parler des liseuses et ebooks, de leur impact sur l’environnement et leurs points positifs.

Les liseuses ont commencé à se démocratiser vers 2007, et le marché des livres électroniques représente 6,4% des ventes en France [*]. Autant dire qu’elles ne sont pas encore les favorites des lecteurs (d’autant plus qu’il est possible de lire les ebooks ailleurs que sur liseuse) et que le format papier est encore largement privilégié.

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Les liseuses sont à l’origine de 150 à 230 kilogrammes de CO2, sur toute leur durée de vie, en fonction du modèle [*]. La grande majorité de cet impact (à 80%) a lieu avant la mise en vente de la liseuse, et est donc liée à sa production.
Parmi les problèmes sont souvent relevés l’utilisation de plastique non recyclé, de ressources non-renouvelables, de produits chimiques ou encore de batteries au lithium qui sont dommageables pour l’environnement. Une autre cause nocive est l’utilisation de minerais, dont l’extraction est à l’origine de déforestation et de destruction des éco-systèmes[*].
Comme source de pollution, on peut aussi en citer une, cette fois-ci invisible, qui est la dématérialisation des livres. Contrairement à ceux que l’on a dans une bibliothèque traditionnelle, les ebook ne prennent physiquement pas de place, aussi on a tendance penser qu’ils n’ont aucun impact. Pourtant, ils sont stockés sur des serveurs, qui consomment énormément d’énergie, sans que nous nous en rendions compte[*], comme chaque petit geste fait en ligne.

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Crédit : Perfecto_Capucine sur pixabay

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Cependant, l’empreinte carbone des liseuses peut être compensée.
En effet, les livres papiers ont également une empreinte carbone (entre 1,3 et 2,7 kg de CO2 par livre), et si vous êtes un grand lecteur et que vous lisez énormément sur liseuse, votre impact pourrait être moindre en comparaison (petit interlude mathématique).
En fonction de votre liseuse et de la pollution qu’engendre sa production, il faut lire entre 100 et 180 livres pour équilibrer son empreinte carbone [* et *]. Donc si vous êtes loin au dessus de la moyenne française de 14 livres par an [*], les liseuses peuvent être une alternative pour vous ! Par contre, si vous ne lisez qu’un ou deux livres par mois, le format papier sera sûrement largement préférable.

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Les liseuses peuvent donc être une bonne alternative, en fonction de votre profil de lecteur.
Cependant, il faut bien garder certains points à l’esprit :

  • La durée de vie d’une liseuse serait au maximum de 10 ans et l’utiliser durant tout ce temps est bien entendu l’idéal. Cependant, les réparations sont rares et n’oublions pas le problème de l’obsolescence programmée.[*] Il est nocif pour la planète de changer de liseuse trop fréquemment (ou à chaque nouveauté), bien que, selon les éditeurs, les possesseurs de liseuses en changent en moyenne tous les deux ans [*].
  • Il n’existe encore aucune politique de recyclage établie pour les liseuses [*]. Il faut donc être extrêmement prudent lorsqu’on décide de se débarrasser d’une liseuse, et surtout ne pas la jeter simplement dans une poubelle… au risque qu’elle soit désassemblée et que des produits hautement chimiques soient manipulés à mains-nues par des enfants, comme par des adultes, en Asie[*].

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Crédit : Perfecto_Capucine sur pixabay

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En plus du côté environnemental sur lequel je voulais uniquement me baser au départ, il me semble également important de parler des circonstances dans lesquelles sont extraits les minerais et non, cela n’a absolument rien d’éthique. Comme pour nos smartphones, la plupart sont extraits de mines clandestines, dont l’exploitation est surveillée et contrôlée par des milices armées [*]. Des enfants travaillent entre 10 et 12 heures par jour, pour gagner à peine quelques centimes[*].
Ce n’est, au final, qu’une forme d’esclavagisme moderne, laissant derrière elle morts, mutilés, victimes de viols[*].

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Voilà pour ce premier article sur l’écologie et la lecture !
J’espère qu’il vous aura intéressé et qu’il aura pu répondre à certaines de vos questions voire même vous apprendre quelque chose quant à la pollution liée aux liseuses et ebook.

Si vous avez des interrogations, n’hésitez pas à poster un commentaire, j’essayerai de vous répondre au mieux, sinon, vous pouvez consulter les sources en bas de page qui sauront sûrement vous informer mieux que moi !

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Je vous retrouve la semaine prochaine, même jour, pour un autre article à ce sujet !
Brybry.

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Mes sources :
– E-RSE, Responsabilité Sociale des Entreprises https://e-rse.net/liseuse-livre-ecologique-impact-environnement-270130#gs.bwjdwg
– Consoglobe https://www.consoglobe.com/livre-papier-vs-livre-numerique-lequel-est-le-plus-ecolo-cg/3
– RSE magazine https://www.rse-magazine.com/Le-livre-papier-plus-ecolo-que-le-livre-nume
– Capital.fr https://www.capital.fr/economie-politique/dans-ces-mines-naissent-vos-smartphones-114984
– Final S Cape https://finalscape.com/esclavage-moderne-votre-smartphone-made-in-china-via-le-congo/
– Portables du sang https://www.portablesdusang.com/

Vers une lecture écologique…

Bonjour à tous ! Cet article va me servir d’introduction pour une petite série différente de ce que je vous présente d’habitude.

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Dans notre société actuelle, l’écologie est une problématique majeure, et à moins de vouloir foncer dans le mur, il nous est nécessaire d’agir. Mais ce n’est pas la chose la plus facile du monde, surtout quand on ne sait pas par où commencer. Cependant, comme aucun geste n’est anodin, même dans le monde littéraire, avoir quelques pistes peut aider à se lancer sur la bonne voie !

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J’ai donc décidé de faire cette petite série, que j’ai divisé en trois articles, qui paraîtront tous à une semaine d’intervalle, sauf le premier qui sera disponible dès demain. Celui-ci concernera les liseuses et les ebooks, leurs avantages et inconvénients écologiques, et le deuxième en fera de même, mais pour les livres papiers. Le dernier, lui, se concentrera sur plusieurs idées, alternatives, qui permettent d’avoir une consommation plus responsable au niveau environnemental.

Crédit : MabelAmber sur Pixabay

Pour me lancer et pour ne pas dire n’importe quoi, j’a bien entendu fait des recherches et ai consulté des sources différentes afin d’avoir un avis le plus neutre possible et de simplement évoquer des faits, même si je n’ai pas pu trouver des chiffres parfaitement identiques d’un article à l’autre. Je me suis d’ailleurs concentrée sur ceux qui étaient les plus récents, en prenant en compte que le marché et la production n’étaient pas demeurés inchangés. Parallèlement, j’ai aussi écarté des sources, qui étaient beaucoup trop clairement biaisées et basées sur les intérêts de ceux les présentant.

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Ces articles ne seront certainement pas parfaits malgré cela, et je m’en excuse. J’essayerai tout de même d’être la plus neutre et la plus claire possible afin de ne pas vous induire en erreur ni imposer mon avis et mes préférences. Ils ne sont absolument pas écrits dans le but de juger, mais simplement d’informer, et de, peut-être, faire réfléchir.
Pour être totalement transparente, il me faut déjà dire qu’il n’y a pas de solution miracle pour que la littérature ne soit à l’origine d’absolument aucune pollution. Mais les alternatives, même si elles ne font que réduire ces chiffres, me semblent tout de même être préférables.

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J’espère que ces articles vous plairont et vous aideront peut-être à avoir une consommation de livres plus écologique, et d’aider à prendre soin de notre petite planète. Et bien entendu, les commentaires avec vos astuces sont plus que bienvenus !

A demain pour le premier article à ce sujet !
Brybry’

Les Choryphèles de l’Empereur – Éric Lysøe

Anthelme, apprenti verrier et son Maître, Barthelemy répondent à une demande des plus ordinaires pour la reconstruction de vitraux dans une Abbaye. Mais il y a la probabilité qu’ils se perdent dans les reflets des rosaces ou d’un choryphèle…

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J’ai eu le plaisir de recevoir ce roman suite à une Masse critique de Babelio. Je les remercie, ainsi que la maison d’édition Le Verger des Héspérides, pour ce Service Presse.

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Quelques informations sur l’auteur :
Éric Lysøe est un auteur d’origine norvégienne, né en 1953, en Vendée.
Professeur de littérature comparée à Clermont-Ferrand, spécialiste de l’oeuvre d’Edgar Allan Poe ainsi que de la littérature Belge, il a également publié des essais sur la littérature fantastique.
Sa pratique de l’art ne s’arrête pas à l’écriture, puisqu’il est également compositeur, d’abord de jazz, puis d’électro-acoustique.
Son site officiel

Quelques informations sur l’illustrateur :
Y. Eban est un artiste franco-vietnamien qui a fait ses études d’art à Bordeaux. Il utilise tant l’aquarelle que l’acrylique et mêle ses racines à ses peintures. Il a illustré d’autres ouvrages littéraires et a également publié des croquis de voyage, en plus de prendre part à des expositions.
Son site officiel

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Résumé : Anthelme est un jeune apprenti qui veut devenir artiste verrier. Avec son maître Barthelemy, ils sont en route pour restaurer la rosace de l’église d’un monastère. Après la découverte d’un mystérieux choryphèle sur le chemin, le comportement du ,maître d’Anthelme devient étrange. Quel est le secret que cherche à cacher Maître Barthelemy ? Comment expliquer les phénomènes singuliers qui ont lieu dans la région ?

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Avant de m’intéresser à l’histoire en elle-même, il faut que je le dise : le livre est absolument magnifique. La couverture est déjà d’une grande beauté, mais au fil des pages l’on retrouve de nombreuses illustrations en plus d’enluminures en début de chaque chapitre.

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Ce livre suit les aventures et pérégrinations d’Anthelme, apprenti verrier qui se déplace aux côtés de son Maître afin de réaliser une commande de vitraux dans une Abbaye. Alors qu’ils s’y rendent, le maître trouve au bord du chemin un choryphèle.
Et si le titre du roman m’avait bien intriguée durant la sélection, j’avais une interrogation : qu’est-ce qu’un choryphèle ? Bien heureusement, ce questionnement est levé dès la première page : il s’agit d’une petite bille de métal, aux multiples reflets lumineux et étant réputée comme possédant des vertus protectrices.
Ces objets ont bien entendu un rôle important dans l’histoire, même s’il n’est pas flagrant dès le début et qu’il faut même attendre la fin pour lever tous les mystères sur leur origine et leur nature.
En attendant, plusieurs récits se mêlent les unes aux autres. Des histoires de brigands, la découverte de l’Abbaye et des gens qui la peuplent, mais aussi les conversations avec l’aubergiste et sa fille au village voisin. Une intrigue plus voilée, mais qui est pourtant bien prédominante que ce que l’on peut croire initialement. Peut-on réellement parler de coïncidence lorsqu’elle touche tout un village ?

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Les Choryphèles de l’Empereur est un ouvrage Fantastique. En effet, si l’on ne connait pas avec précision les lieux de l’action, la ville de Rome est nommée, tout comme une grande Peste et l’on sait que l’histoire se déroule au quatorzième siècle.
Des légendes sont évoquées au début, sans que l’on ne sache avec certitude si elles ne tiennent que du mythe, mais des éléments vont nous faire comprendre que, certaines créatures sont peut-être bien réelles. De plus, la création des Choryphèles en elle-même reste mystérieuse, même une fois l’histoire terminée. Est-elle magique, est-elle scientifique, ou est-elle un mélange des deux ?
Un des aspects réaliste que j’ai beaucoup apprécié était toutes les descriptions quant au travail du verre. Plutôt détaillées, elles permettent de comprendre les différentes étapes pour l’élaboration d’un vitrail en plus de temporiser un peu les actions. On comprend le travail d’Anthelme et de son maître, les difficultés qu’ils peuvent rencontrer et la façon idéale pour y pallier.

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Les aventures sont principalement vécues aux côtés d’Anthelme et je dois dire que c’est un personnage attachant, et que j’ai aimé découvrir l’histoire en le suivant. Presque enfantin, avec une certaine innocence, il reste concentré et vigilant dans son travail. Et, surtout, il possède un esprit vif, de bonnes capacités d’observation et d’action ce qui permet au lecteur de se questionner et de réfléchir à plusieurs hypothèses. En bref, malgré sa candeur il est loin d’être inutile même s’il n’est pas le plus efficace au corps à corps. Sa relation avec son Maître est plutôt bonne, pleine du respect qui est dû à son instructeur. On sent une certaine complicité entre les deux, et Maître Barthelemy n’est pas le dernier pour taquiner le jeune Anthelme…
Les personnages secondaires ont tous un véritable rôle, et ne sont pas là pour servir l’histoire ou de faire-valoir héros, bien qu’ils aillent tous dans son sens et que l’antagoniste principal n’ait pas fait son apparition directement dans ce tome.

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Le livre est présenté comme étant destiné à un lectorat assez jeune (douze ans), la plume est donc en accord avec le public visé, sans être enfantine, avec l’utilisation de termes qui ne sont pas forcément des plus simples. Cependant, à mes yeux, il pourrait justement être un roman qui permettrait de mettre un premier pied dans des lectures plus compliquées. Les thèmes abordés, eux, sont parfois sensibles. En effet, la guerre, ses effets et les punitions subies par les prisonniers sont largement évoquées. La souffrance physique de certains est également visible et décrite sans filtres.

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Les Choryphèles de l’Empereur, est un roman qui se lit facilement, sans prise de tête. Je recommanderai sa lecture à de jeunes adolescents qui voudraient étendre le champ de leur lecture (ou sortir des lectures scolaires obligatoires).
Pour ma part, c’était une bonne découverte, et je succomberai peut-être au(x) tome(s) suivant(s) au moins pour avoir le fin mot de l’histoire, étant donné que l’univers général m’a plutôt plus et que j’aimerais bien le connaître plus en profondeur.

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Les Choryphèles de l’Empereur
Editions Le Verger des Hespérides
Publication 2019
478 pages

Connaissez-vous les Choryphèles de l’Empereur ? Voulez-vous le lire ?
Quel est le premier livre qui vous a fait sortir de vos habitudes de lecture ?

A très vite pour un prochain article !
Brybry !

American Gods – Neil Gaiman

Les Dieux ont traversé les Océans jusqu’en Amérique, suivant les personnes qui leur vouaient un culte. Cependant, si les gens qui les révéraient étaient autrefois nombreux, ce n’est plus le cas et les divinités craignent désormais de disparaître. Et elles seront prêtes à tout pour survivre.

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Quelques mots sur l’auteur :
Voici mon troisième article concernant Neil Gaiman, et je ne sais plus trop comment vous le présenter !
Auteur anglais reconnu mondialement, il a écrit American Gods en 2001, et a été lauréat de cinq prix littéraires suite à sa publication.

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Résumé :
A peine sorti de prison, Ombre rencontre Voyageur, un personnage intrigant. Dieu antique, comme le suggèrent les indices énigmatiques qu’il sème à longueur de temps, fou furieux ou bien simple arnaqueur ? En quoi consiste le travail qu’il propose à Ombre ? En acceptant d’entrer à son service, ce dernier plonge au cœur d’un conflit qui le dépasse, opposant héros mythologiques de l’Ancien Monde et nouvelles idoles profanes de l’Amérique. Mais comment savoir qui tire véritablement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l’aube des temps ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit le mystérieux M Monde.

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American Gods relate l’histoire d’Ombre, qui sort de prison, mais ne retrouve pas la routine qu’il avait espérée. Embauché presque au moment où il pose un pied dans l’avion censé le ramener chez lui, il devient chauffeur pour un dénommé Voyageur. Arpentant les routes des Etats-Unis, il fera des rencontres variées, allant des personnages les plus hauts en couleurs, aux plus sombres.

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Comme le titre le laisse entendre, les Dieux sont bien présents dans cette histoire. Au travers de flashbacks, de sous-entendus ou de conversations, l’on apprend de quelle façon ceux-ci sont arrivés en ces terres. En effet, les individus ayant migré en Amérique ont amené leurs croyances, et donc leurs divinités, avec eux. Bien souvent, ces histoires ne sont pas des plus joyeuses, comme l’on peut s’en douter, en sachant, par exemple, quelles circonstances monstrueuses et inhumaines ont forcé des peuples africains à se retrouver sur ce continent.
Les Dieux, sont ainsi emportés avec ceux les révérant. Cependant, si les déités égyptiennes, éthiopiennes, nordiques ou des natifs américains sont d’abord puissantes, l’arrivée d’autres divinités, comme celle de la télévision ou d’internet, met leur influence à mal et les dieux originels perdront progressivement de leurs forces. Mais Voyageur est là pour les réunir et les mener au combat.
Découvrir différentes religions, Dieux, cultures de divers horizons a rendu ma lecture extrêmement plaisante et j’ai particulièrement aimé pouvoir imaginer un monde où tous les dieux se côtoieraient de la sorte. Je dois dire qu’au moins la moitié des divinités m’étaient presque totalement inconnues, et les découvrir était plus qu’agréable. J’ai beaucoup apprécié les flashbacks qui permettaient en plus de découvrir les personnes les révérant.

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Si de nombreux personnages sont d’origine divine, d’autres sont bien totalement humains, comme une auto-stoppeuse sympathique ou encore un personnage que l’on ne s’attendait pas à revoir.
Ombre, bien qu’étant le personnage principal, n’est pas forcément le plus attachant. Sans aller jusqu’à dire qu’il est passif, il accepte tout de même assez facilement les situations qui lui sont présentées, et suit les ordres quoiqu’il arrive. Les soeurs Zorya font probablement partie de mes grandes favorites. Chad Mulligan, un shérif (humain) fait preuve d’énormément de bienveillance et est un personnage bien rafraîchissant. L’histoire de Sweeney le dingue m’a parfois dérangée, parfois émue, mais certainement pas laissée indifférente.

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L’histoire, en elle-même, n’est pas difficile à suivre, bien que l’abondance de noms, personnages, intrigues secondaires, puisse parfois nous faire perdre le fil.
Il y a beaucoup de détails, et on sent que rien n’est posé là par hasard puisque tout finit par trouver une réponse. Des éléments qui nous semblaient insignifiants ont finalement une réelle influence et c’était tout à fait sympathique de voir tout ce qu’ils impliquaient. On sent toute l’intelligence de l’écriture de Neil Gaiman, qui a réfléchit à chacun des tournants que prenait son histoire pour que tout puisse s’expliquer.

Contrairement à d’autres ouvrages de Neil Gaiman, l’écriture est ici plus incisive. S’il y a, toujours, l’humour sarcastique reconnaissable de l’auteur, certains passages sont directs, et vont droit au but. Sans tomber dans le malsain ou l’insoutenable, certaines pages peuvent faire légèrement grimacer lorsque l’on voit ce qui arrive aux personnages.
Néanmoins, d’autres moments sont plein de poésie et de douceur. Je pense notamment à tous les passages où Ombre rêve, en particulier le premier lorsqu’il se trouve chez Czernobog et les trois soeurs Zorya.

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Petites informations intéressantes :
American Gods a été adapté en série !
– Un spin off, Anansi Boys, a été publié en 2005. Il peut se lire indépendamment d’American Gods.

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Americain Gods est un vrai coup de coeur. Le mélange de cultures, de religions le rend intéressant (et un peu éducatif) et j’avoue que ma curiosité a été titillée à plusieurs reprises. L’histoire elle aussi m’a séduite, bien que l’idée que des Dieux perdent leur influence alors qu’on croit de moins en moins en eux n’est pas forcément la plus originale au premier abord, tout ce qui se déroule autour l’est.

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American Gods
Editions J’ai lu
Publication 2017
604 pages

Connaissez-vous American Gods ? Est-ce que vous avez envie de le lire ?

Mes autres articles sur Gaiman :
Stardust
De Bons Présages, en co-écriture avec Terry Pratchett.

A très vite pour une prochaine lecture !
Brybry’

La Folie et L’Absinthe

Certains en ont fait les frais, et c’est bien loin d’être un secret : l’abus d’absinthe est dangereux pour la santé. Aussi, pourquoi ne pas se contenter d’y goûter avec prudence, sans effet secondaire, en lisant chacune des nouvelles du recueil La Folie et L’Absinthe ?

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Merci à la maison d’édition Noir d’Absinthe pour ce Service Presse !

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A propos des auteurs :
Pour ce recueil, ce ne sont pas moins de treize auteurs qui se côtoient parmi ces pages. Ils ont répondu à l’appel à texte lancé par la maison d’édition et participent ainsi à la création de son premier recueil de nouvelles. Si je ne peux les présenter un à un ici, voici chacun de leurs noms :
Céline Chevet, Wilfried Renaut, Émilie Chevallier Moreux, Geoffrey Legrand, Amaryan, Dorian Lake, Arthur-Coriolan Wilmotte, Sarah Buschmann, Patrice Quélard, Audrey Salles, Roland Voegele, Cécile Pommereau, Gillian Brousse.

Cette anthologie a été dirigée par Emilie Chevallier Moreux.

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Résumé :
Au fond d’un verre vert d’absinthe, la fée vous observe, vous attend, vous séduit, ses petites dents pointues prêtes à écorcher votre langue lorsque la dangereuse et néanmoins délicieuse substance s’approchera de votre bouche, baiser anisé.
Du bout des lèvres, elle vous y contera ses histoires, au nombre de 13, et de ses mots tissera une toile tantôt glaçante, tantôt brûlante, vous entraînant avec elle dans des terres de rêve et de cauchemar où règne une douce et brutale folie.
Boirez-vous à l’encre de ce recueil ?

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La Folie et L’Absinthe est un recueil de nouvelles dont le titre et le thème vont très bien avec la maison d’édition qui en est à l’origine : Noir d’Absinthe.

Avant de plonger dedans, je me dois de faire une petite mise en garde : ce livre est pour les lecteurs avertis. Les sujets abordés ainsi que les tournures prises par les histoires peuvent être dérangeants et trop durs pour certains lecteurs. Sexe, meurtre, viols sont évoqués, parfois avec peu de filtres.

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Dans ce recueil, nous retrouvons treize nouvelles (je me demande si ce chiffre est le fruit du hasard…) écrites par treize auteurs différents. Je ne vais pas faire un résumé ou une analyse de chacune d’entre elles, mais toutes sont bien dans le thème et exploitent tant la folie que l’absinthe, de manières différentes, ce qui fait que nous nous plongeons à chaque fois dans des univers variés.
Les personnages eux aussi, n’ont pas grand chose en commun. Hommes ou femmes, leurs histoires, passé et qualité de vie, tout comme leur rapport à l’absinthe, changent d’une nouvelle à l’autre.

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Les auteurs révèlent chacun leur plume, ce qu’ils sont capable d’écrire, au travers de textes plus ou moins longs (la nouvelle la plus courte fait trois pages). Certains récits semblent être candides, innocents, jusqu’à ce qu’ils prennent un tournant plus sombre, se fondant parfaitement dans le thème du recueil. D’autres sont directement dans le vif du sujet, avec des passages très durs ou une ambiance malsaine qui flotte tout au long de l’histoire.
Chaque plume est différente, apporte une atmosphère nouvelle au recueil et cela permet de découvrir une large palette des auteurs de cette maison d’édition, et les univers présents pourront certainement séduire ceux qui sont fan du genre.

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Dans chacune des nouvelles, l’absinthe est présente. Parfois ce sont ses feuilles qui sont mises en avant, d’autres fois, on assiste à la création du fameux breuvage. Il arrive qu’elle soit détournée, comme dans la première nouvelle. Cependant, quoiqu’il arrive, on voit toujours ses effets ravageurs, plongeant les protagonistes ou leurs proches dans la folie ou dans des hallucinations étranges mais potentiellement libératrices.

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De mon côté, cette lecture a été assez particulière, parfois dérangeante, et je pense devoir admettre que ce n’était pas forcément une lecture pour moi. Cependant, certaines nouvelles m’ont marquées plus que d’autres.
Pour Brune, d’Emilie Chevalier Moreux, par moments j’ai presque eu l’impression de lire une histoire extraite d’un récit mythologique. Si la plume de l’autrice est très poétique, légère, celle-ci ne tombe pas dans le voyeurisme et toute l’horreur du viol et de ses conséquences sont présentes.
Manuel d’antropologie botanique, d’Audrey Salles, est très certainement ma nouvelle préférée. Dans l’estomac de l’héroïne pousse une plante, et, très vite elle devient idolâtrée par des amateurs d’absinthe. Si sa passivité ne la pousse pas à agir -on dirait qu’elle est aussi active dans l’histoire que nous, lecteurs-, l’on peut tout de même voir les problèmes que son manque d’initiative entraînent.
Enfin, Elisabeth, de Cécile Pommereau est plus légère, pleine d’humour. On y suit Laurent, en compagnie -plutôt déplaisante- d’une fée qui lui est apparue en même temps que son alcoolisme. Réelle ou fruit de sa folie ?

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Je conclurai simplement en disant que La Folie et l’Absinthe est un recueil qui tient ses promesses, et que les nouvelles, bien variées trouveront certainement des lecteurs qui pourront les apprécier à leur juste valeur.

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La Folie et l’Absinthe
Editions Noir d’Absinthe
Publication 2019
260 pages

Aimez-vous les recueils de nouvelles ? Seriez-vous tenté par celui ci ?

A très bientôt pour un nouvel article !
Brybry’

La Lectrice – Traci Chee

La Lectrice est un livre dont j’ai beaucoup entendu parler, presque exclusivement en bien, et même s’il m’intriguait énormément, j’ai préféré attendre quelque peu avant de le lire. Et je peux dire que j’ai été très bien servie.

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Quelques mots sur l’autrice :
Traci Chee est une femme créative, aimant autant écrire des livres comme de la poésie, s’occupant de bonzai, touchant à l’origami et faisant de la peinture sur œufs. Elle a étudié la littérature à l’Université de Californie et est possède un master d’art de l’Université de San Francisco.
Elle aime écrire en buvant du thé le matin et un jus de citron à l’eau l’après-midi.
La Lectrice est le premier tome de la trilogie « Sea of Ink and Gold« et il est également son premier roman. Les trois volumes sont des best-sellers aux Etats-Unis.

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Résumé :
Il était une fois, et une fois il sera… 

Ainsi commence l’histoire de Sefia, qui a perdu sa mère, son père, puis sa tante Nin à cause d’un étrange objet rectangulaire.
Ceci est un livre. 
Dans un monde où personne ne sait lire, Sefia va devoir poursuivre une triple quête de sens, de vérité et de vengeance. Épaulée par un mystérieux allié qui possède ses propres sombres secrets, elle va sillonner jungles et mers, au gré de ces histoires qui font l’Histoire avec un grand H…

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Avant de parler de l’histoire et des personnages, je dois parler du livre en lui-même. Plus qu’un simple objet, ici et là sont dissimulés des indices que j’ai aimé chercher, guetter, rendant ainsi ma lecture beaucoup plus ludique.

L’univers de La Lectrice est très riche. Il est question de plusieurs Royaumes, dont certains sont en guerre. En plus de la situation géopolitique, on en apprend également sur l’analphabétisation de la population et le pouvoir des mots. Très vite, on apprend que le livre en possession de Sefia n’est pas un objet insignifiant bien au contraire.
Magie, pirates et mercenaires sont aussi de la partie et permettent d’offrir de nombreux rebondissements à l’histoire. Originale, la richesse du monde créé par Traci Chee lui permet d’avoir des tournants inattendus, plein de suspense et de développer plusieurs intrigues intéressantes. Si certaines ne sont pas des plus étonnantes, il y a notamment eue une révélation surprenante dans les dernières. Ne m’y attendant absolument pas, j’étais ravie de la découvrir !

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Je ne me suis personnellement pas perdue dans ce monde aux multiples facettes et j’ai trouvé que chacune d’entre elles était bien développée, et j’ai toujours eu des réponses aux questionnements soulevés.

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Les personnages sont nombreux, variés, viennent de différentes origines sociales mais finissent par se croiser, pour le meilleur, ou pour le pire… Sefia, l’héroïne, est une jeune femme forte, agile, qui vit sur les routes avant Nin, depuis le décès de ses parents, l’ayant contraint à la fuite. Le personnage d’Archer, croisera rapidement sa route. La vie ne l’aura pas épargné non plus, et maltraité, il en deviendra muet, mais parviendra tout de même à communiquer avec Sefia, et très vite, ils deviennent inséparables.
Au fur et à mesure de l’histoire, d’autres personnages font leur apparition, par exemple les membres de la Garde, mystérieuse et semblant motivée par de sombres intentions. Cependant, ceux qui sont présentés comme les antagonistes de l’histoire ont aussi un côté humain, développé au fil des pages. Et si certains croisent le chemin de notre héroïne, pour d’autres, nous les découvrirons d’abord le livre qu’elle se possède et cela nous permet de nous poser la question : êtres humains ou légendes ?
Globalement, j’ai trouvé tous les personnages plus ou moins attachants. Sefia porte très bien l’histoire et on découvre tous les autres au fur et à mesure. J’ai également beaucoup aimé le Capitaine Reed, les récits et mythes qui s’entremêlent autour de son existence.

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La plume de Traci Chee nous emporte très rapidement dans l’histoire. J’ai lu de longs passages sans voir le temps passer ni vouloir m’arrêter. Il n’y a pas de longueurs dans le texte, l’histoire progressant en permanence. Plusieurs récits se mêlent les uns aux autres, et si l’on suit principalement l’histoire de Sefia très vite, on se retrouve à découvrir d’autres intrigues. Cela peut être un peu perturbant, puisque aucune chronologie n’est évoquée mais tout prend sens et se révèle à la fin du récit.
Une fois de plus, j’aimerais parle de l’intelligence de l’ouvrage. Le livre est très bien conçu, en plus des petits indices disséminés, il y en a d’autres, qui, encore une fois, ne se révèlent que lorsque l’on est bien avancé dans l’histoire.

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Je recommande très sincèrement de lire La Lectrice, si jamais le résumé vous intrigue. C’est une bonne lecture, prenante et pleine d’aventures. Ce premier volume pose de nombreuses bases, de nombreuses pistes et me fait penser que le tome suivant est bien prometteur.

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La Lectrice
Edition Robert Laffont
Publication 2017
528 pages

Connaissez-vous la Lectrice ? L’avez-vous déjà lu, ainsi que les tomes suivants ?

A bientôt pour un nouvel article !
Brybry.

La fille d’encre & d’étoiles – Kiran Millwood Hargrave

Mon intérêt pour les étoiles est toujours entier, et quand j’ai vu le titre de ce livre, j’étais forcément titillée. Avec en plus une couverture magnifique et un résumé qui promettait plein d’aventures, je n’ai pas voulu résister lorsque j’ai vu l’exemplaire de La fille d’encre et d’étoiles à ma médiathèque.

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Quelques mots sur l’autrice :
Kiran Millwood Hargrave est née en 1990 à Londres.Diplômée de Cambridge et d’Oxford, à la fois autrice, dramaturge et poétesse, La Fille d’encre & d’étoiles est son premier roman. Il a remporté le Watersones Children’s Book en 2017 et s’est placé en tête des ventes, devenant un Best Seller.

Ses poèmes ont été publiés dans de nombreux magazines et ont remportés plusieurs prix. Actuellement, aucun de ses autres livres n’ont été traduits en français.

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Résumé :
Alors qu’il est interdit de quitter l’île de Joya, Isabella rêve des contrées lointaines que son père a un jour visitées et cartographiées. Quand sa meilleure amie disparaît, Isabella est résolue à faire partie de l’équipe de recherches. Guidée par une carte ancienne, appartenant à sa famille depuis des générations, et par sa connaissance des étoiles, Isabella prend part à l’expédition et navigue dans les dangereux Territoires Oubliés. Mais sous leurs pas, un mythe féroce s’agite dans son sommeil…

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Quelque part, dans un monde qui semble faire partie du notre -la technologie en moins-, puisqu’on parle d’India ou encore d’Afrika, se trouve l’île de Joya. L’héroïne de l’histoire, Isabella, fille de cartographe, aime son lieu de vie et les légendes qui existent à son sujet. Issue d’un foyer plutôt modeste et frappé deux fois par le drame, avec le décès de son frère jumeau et de sa mère, elle mène la vie normale d’une adolescente de treize ans, bien que sa relation avec la fille du Gouverneur ne soit pas forcément vue d’un bon oeil. En effet, celui-ci et sa famille vivent dans l’opulence, sans ce soucier des plus miséreux et quand Isabella s’en rendra compte, elle ne sera pas tendre avec son amie, ce qui entraînera les péripéties de ce roman. Les aventures qu’Isabella va vivre lui permettra, malgré l’urgence de la situation, de découvrir l’île de Joya, sur laquelle il n’est pas possible de se déplacer librement.

Comme je l’ai mentionné, le design du livre est très beau et attire immédiatement le regard. La couverture est simple mais joliment travaillée, et correspond bien au titre. On trouve également deux cartes à l’intérieur et les pages sont toutes décorées. C’est un joli bonus qui rend la lecture d’autant plus plaisante.

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Les personnages, sont assez nombreux et tous diversifiés. L’héroïne, Isabella, est assez attachante, dès le début de l’histoire. Au début, j’avais énormément de doutes sur le personnage de Lupe, qui me semblait tout simplement être détestable. Mais, bien heureusement, elle évolue beaucoup au fil des pages et devient un personnage qu’il est agréable à lire, même si, par moment, il lui arrive de retomber dans ses vieux travers. C’est peut-être le personnage que j’ai trouvé le plus humain, le plus agréable, malgré ses caprices. De manière globale, du haut de leurs treize ans, je trouve qu’elles font preuve de beaucoup de maturité, tout comme Pablo, bien qu’il soit plus âgé de deux années. Le père d’Isabella, « Pa » est très doux bien qu’il sache faire preuve de fermeté et le Gouverneurs et sa femme, eux, sont lointains et font parfois preuve d’une froideur extrême et déconcertante.
Les personnages secondaires, comme Masha ou l’institutrice apportent de la profondeur à l’histoire. Il y a une toute autre catégorie de personnages, les « bannis » sur lesquels j’aurais été ravie d’en découvrir un peu plus.

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L’histoire commence doucement, mais de façon agréable, de quoi poser les bases du récit et nous permettant aussi d’en apprendre plus sur Isabella et son père.
On sent que tout l’univers a bien été travaillé, notamment une des légendes de l’île autour de laquelle tourne une bonne partie de l’histoire. J’aurais adoré en savoir plus, et je dois avouer que j’ai parfois eu l’impression que le récit avançait trop rapidement par moment, tandis que ma lecture se faisait plus ennuyeuse par d’autres. Par exemple, j’aurais aimé avoir plus d’anecdote sur le frère d’Isabella, ainsi que sur sa mère, pour mieux compatir avec elle et mieux la comprendre. La cartographie, élément important de l’histoire, m’a semblé être plus effleurée que réellement utilisée, et j’avoue que je m’attendais à plus.
Malgré ces petites déceptions, je n’ai pas trouvé d’incohérence notable, uniquement quelques petites choses qui m’ont chiffonnées à la fin du récit. En effet, le récit s’accélère, les actions s’enchaînent et les personnages sont vraiment malmenés physiquement. Chutes de plusieurs mètres, blessures, brûlures, Isabella a même l’impression que son dos a été brisé en deux, elle manque de se noyer, et pourtant, elle reste capable de se déplacer, d’agir, et de réfléchir, même avec toutes ses douleurs.

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J’ai trouvé l’écriture tout au long du récit plutôt belle, les premières lignes m’ont tout de suite accrochées. Il y a parfois des descriptions assez poétiques, notamment lorsqu’il s’agit des légendes ou des histoires inventées par les personnages. D’autres sont parfois assez évasives, mais cela ne m’a pas empêché de bien imaginer les scènes, même si certaines sont un peu plus brouillons, donnant une impression de confusion.
Certains passages, cependant, m’ont vraiment semblé être un peu trop rapides, notamment avec la rencontre entre les bannis et Isabella, où tout semblait un peu trop vite couler de source. Certaines séparations, également, étaient traitées de manière rapide. J’aurais également apprécié avoir plus de descriptions de paysages, étant donné que la cartographie a une place centrale dans l’histoire (au point qu’il y ait deux cartes présentes dans le livre), et qu’il aurait été agréable de pouvoir mieux visualiser les décors.
Deux petits détails m’ont interloqués, mais je pense qu’il s’agit plus d’erreur de traduction ou d’inattention, puisque Isabella, qui se fait passer pour un homme est genrée au féminin par une personne qui n’est pas au courant de son travestissement et, plus tard, la mère d’un personnage devient sa fille.

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La fille d’encre & d’étoiles est un roman qui se lit bien, facilement, avec une histoire plutôt recherchée. J’aurais simplement aimé que l’autrice aille plus au bout des choses, développe plus sur les personnages, même les plus secondaires mais aussi sur l’histoire de l’île de Joya. Malgré quelques longueurs par moment, une bonne cinquantaine de pages en plus n’auraient pas été de trop.
Si ce n’est pas un coup de coeur, ça reste une jolie histoire, qui se lit rapidement et qui est plutôt agréable.

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La fille d’encre & d’étoiles
Editions Michel Lafont
Publication 2018
268 pages

Connaissez-vous La fille d’encre et d’étoiles ? L’avez-vous lu ?

A très bientôt pour un nouvel article,
Brybry