Livres papier et écologie

Bonjour à tous !
Après nous être intéressés aux liseuses et ebooks, nous allons nous pencher sur le cas des livres papiers, et de leur impact sur l’environnement. Comme on a pu le voir la semaine dernière, ce format est largement sollicité par les lecteurs, à hauteur de 93,6% par rapport aux liseuses électroniques [*].

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Tous comme l’alternative électronique, le format papier est à l’origine de pollution. Selon les livres, leur empreinte carbone va de 1,3 à 2,7kg [* et *] et ses sources sont multiples.
Bien entendu, la première chose qui nous vient à l’esprit lorsque l’on parle de livre papier est le fait qu’il faille couper des arbres pour les produire et, en effet, chaque année, le secteur détruit environ 20 millions d’arbres [*].
Pour avoir un livre tel que nous le connaissons entre les mains, plusieurs étapes consommatrices d’énergie et de ressources sont nécessaires : les pages doivent être blanchies, collées, il faut utiliser de l’encre… [*]. Sans compter la pollution de l’air ainsi que de l’eau suite à ces processus [*].
La pollution plus importante dans le cas des livres est liée au transport, entre les différentes usines de production (puisque tout n’est pas fait dans la même), chez les distributeurs et enfin jusqu’au lecteur.

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Crédits : Vorobyovska sur Pixabay

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Cependant, il est possible de nuancer certaines de ces informations.
En effet, dans les points positifs du livre papier, on peut déjà prendre en compte qu’ils ont une longue, très longue durée de vie. Aussi, des alternatives sont possibles pour ne pas les jeter et compenser leur empreinte carbone.
En plus, les livres sont recyclables jusqu’à 5 fois, et même si cela ne se fait pas sans impact par rapport à un livre neuf, cela permet d’économiser jusqu’à 40% d’eau et d’énergie [*].
Le bois nécessaire à la production du papier provient à hauteur de 50%, en Europe, de « sous produits » du bois, c’est à dire de la sciure, des broussailles et autre[*], sans compter que l’on replante actuellement plus que l’on ne coupe, toujours en Europe [*].
Les imprimeurs se tournent également de plus en plus vers les encres végétales, le seul bémol est qu’il est impossible de savoir à quelle hauteur celle-ci ne contient pas d’OGM ni de palme [*].

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L’industrie de l’imprimerie n’est pas encore parfaite (comme tout le reste, le sera-t-elle un jour… ?), bien qu’il y ait eu de nombreuses progression ces dernières années, puisque l’on estime que la consommation d’eau et d’énergie ont diminué de 56% en 30 ans [*]. Cependant, nous ne pouvons être certains que les nouveaux produits utilisés sont meilleurs pour l’environnement et il faut savoir que, lors de la reforestation, il arrive que des arbres qui ne soient pas les plus favorables à l’éco-système dans lequel ils sont implantés soient semés (autant mettre un cactus au pôle nord et un sapin en plein désert).

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Certains points peuvent néanmoins être pris en compte lorsque vous achetez ce type de livres :

  • Favorisez l’achat de livres en papier recyclé, qui consommera toujours moins qu’un livre avec des matériaux entièrement neufs.
  • Faire comprendre, aux éditeurs que non, ce n’est pas dérangeant que les pages des livres ne soient pas intégralement blanches, afin d’éviter l’utilisation de produits chimiques en plus [*].
  • D’un point de vue ménager : triez vos déchets papiers au mieux, dans le but qu’ils soient recyclés (en livres ou non).
  • Achetez chez votre libraire, plutôt que sur internet, pour éviter des émissions de CO2 supplémentaires liées au transport (et pour aider les petits commerces à vivre).
  • Des solutions ont été mises en place en France pour limiter la pollution lors de la production de livre, essayez d’acheter le plus possible des ouvrages qui viennent de France ou des pays voisins [*]

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Et voici pour ce deuxième article sur la lecture et l’écologie !
Comme pour le précédent, j’espère qu’il vous aura servi et que, peut-être, vous arriverez à vous rendre compte de tout ce qui fait qu’un livre à un impact environnemental.
Les solutions pour limiter la pollution ne sont pas encore parfaites, à nous de faire en sorte qu’elles le deviennent de plus en plus.

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A la semaine prochaine, pour le dernier article de ce mini-dossier, qui donnera toutes les astuces pour redonner une nouvelle vie aux livres, toujours dans le but de nous éviter de trop polluer avec ce loisir !
Brybry’

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Mes sources
– Consoglobe : https://www.consoglobe.com/livre-papier-vs-livre-numerique-lequel-est-le-plus-ecolo-cg/3
– E-RSE, Responsabilité Sociale des Entreprises : https://e-rse.net/liseuse-livre-ecologique-impact-environnement-270130#gs.bwjdwg
– Agence science-presse : https://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/detecteur-rumeurs/2019/03/20/livre-papier-plus-polluant-liseuse-4-choses-savoir
– Futura-science : https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/developpement-durable-fabrication-livre-son-impact-ecologique-1335/
– Zigzao : https://www.zigzao.fr/on-coupe-arbres-faire-livres-imprimer-livre-papier-cest-durable/
– La Charte (société d’impression) : https://www.diekeure.be/fr-be/printing/nouvelles/combien-darbres-pour-fabriquer-un-livre-

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