Les aigles de Vishan Lour – Pierre Bottero

J’ai eu la chance de recevoir ce livre via une masse critique privilégiée sur Babelio. Je dois avouer que ma lecture a été empreinte d’une certaine émotion, pouvoir lire des mots inédits de cet auteur, dont j’avais découvert quelques œuvres dans ma jeunesse, ne pouvait que me plaire.

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Disponible ici, ici et .

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Quelques mots sur l’auteur :
Pierre Bottero est peut-être l’Auteur français auquel on pense lorsqu’on parle de fantasy dans la littérature jeunesse. Né en 1964, il se plonge dans les univers de grands maîtres du genre, comme J.R.R Tolkien, Philip Jose Farmer ou Marion Zimmer Bradley. D’abord instituteur, il va se consacrer à l’écriture dès 2005. Il décédera malheureusement d’un accident quatre ans plus tard.
Parmi ses œuvres les plus connues, on compte notamment la trilogie de La Quête d’Ewilan, celle du Pacte des Marchombres ou encore les Âmes Croisées.

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Le livre est posé sur des feuilles mortes, en haut à droite se trouvent une bougie allumée ainsi qu'une pomme de pin.

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Résumé : Plume est une Ombre, une jeune acrobate qui sillonne les rues d’AnÓcour et vole pour survivre. Estéblan est un écuyer de la confrérie des Chevaliers du Vent. Il accompagne la délégation qui sera reçue au palais et doit nouer des relations avec le nouveau roi qui s’est emparé du pouvoir sans être adoubé par la confrérie.
Quand la délégation est assassinée, Estéblan décide de venger ses compagnons. Mais il croise Plume. Plume qui le dissuade d’intervenir… dans l’immédiat.

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Cette nouvelle est très courte, on peut que le résumé contient toutes les grandes lignes de l’histoire, mais cela ne pose aucun problème pour savourer chacune des pages. Je recommanderai d’ailleurs de prendre son temps à la lecture, de ne pas enchaîner les pages à toute vitesse pour découvrir un travail inédit de Pierre Bottero avec avidité. Vraiment, savourez-le même si vous pourrez le relire à l’infini.

L’intrigue est extrêmement prometteuse, et j’ai détesté m’approcher de la fin au fur et à mesure de ma lecture, sachant que beaucoup de choses allaient, forcément, rester en suspens. Dans un sens, elle se suffit à elle même, mais je n’aurais pas dit non à deux cents ou trois cents pages de plus. Pourtant, j’ai, sans aucun mal, réussi à voir un univers s’esquisser dans mon esprit, avec ses enjeux, son histoire, ses créatures fantastiques. Tout est prometteur et ne peut que nous laisser rêveur à la fin de notre lecture.

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Les personnages, que ce soit Plume ou Estléban, les deux héros de cette histoire sont attachants, plaisants, bien que différents. On les découvre rapidement, le livre étant assez court, impossible de faire attendre le lecteur pour introduire et développer les personnages. Au bout de quelques pages à leurs côtés, on connaît quelques bribes de leurs passés, leur présent et leurs espoirs futurs. Plusieurs personnages secondaires sont également présentés, et bien qu’ils ne fassent que quelques apparitions, on apprend rapidement quel est leur caractère et le rôle qu’ils jouent dans l’histoire.
C’est la voleuse qui ouvre l’histoire, nous plongeant directement dans l’action et dans une situation assez risquée, puis l’on découvre l’écuyer à la fois fier et timide parmi les Chevalier du Vent qu’il espère rejoindre un jour. Leur chemin va finir par se croiser et nos deux héros, courageux, battants, avec des principes qui diffèrent toutefois, n’auront pas d’autre choix que de s’associer afin de s’en sortir.

La plume, et bien… c’est celle de Bottero ! Elle nous emmène rapidement, développe joliment les choses, sans être trop pompeuse ni trop simpliste. Je retrouve sans peine le style qui m’avait tant permis de rêver quand j’étais plus jeune.
On se laisse simplement emporter, on s’amuse à relire certaines phrases qui captent notre attention… A peine terminé, je sais déjà que je relirai ce livre, avec autant de plaisir que la première fois.

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J’ai un peu eu peur de ne pas tout comprendre et d’être perdue, avec les noms de lieu ou de personnages, aimant et devant prendre tout le temps du monde afin de tout bien retenir. Cela n’a pas été le cas ici, je n’ai pas eu de mal à retenir les différents personnages. Même si l’intrigue avance vite, l’auteur prend tout de même la peine de bien en poser les bases et il n’y a alors aucun problème pour le lecteur, même si celui-ci n’est pas familiarisé avec l’univers de Gwendalavir (pour preuve, même ma mère l’a lu!).

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Cette chronique est peut-être plus courte que celles que je fais habituellement, mais impossible d’en dire plus sur ce livre sans trop en révéler ! Je dois avouer avoir été émue à ma lecture, surtout après avoir lu la préface écrite par Claudine Bottero, l’épouse de l’auteur. En tout cas, je n’ai qu’une envie après cette lecture : me replonger dans toute l’oeuvre de Bottero et la (re)découvrir.

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Les aigles de Vishan Lour
Editions Rageot
Publication 2019
90 pages

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Une très belle journée à tous et à bientôt pour un nouvel article !
Brybry’

Le Musicien – Annabelle Blangier

Lorsqu’un musicien arrive dans le petit village de Hamelin, peu fréquenté par des étrangers, et encore moins par des instrumentistes, quelques doutes apparaissent, avant d’être rapidement balayés par de douces illusions… Puis reviennent danser avec lui les fantômes du passés.

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Ce livre a été obtenu via un Service Presse avec la maison d’édition Magic Mirror que je remercie !

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Quelques informations sur l’autrice :
Annabelle Blangier est une autrice française née en 1989. Intéressée depuis son jeune âge par la littérature, elle a écrit son premier roman à 15 ans, mais a préféré attendre plusieurs années avant de l’envoyer en Maison d’Edition. Elle a également suivit des études de lettres dans la ville d’Amiens. Si l’horreur et le fantastique sont des styles qui lui plaisent beaucoup, elle ne se limite pas à ceux-ci et elle s’inspire tant d’autres auteurs que de la musique lorsqu’elle pose ses mots sur papiers.
On peut retrouver sa plume dans différentes anthologies, ainsi que dans plusieurs romans, comme l’Intrus ou encore Une dette à payer.

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Résumé : Aucun village n’est aussi paisible que Hamelin. Conduits par un maire juste et protecteur, les habitants s’épanouissent en toute sérénité. Seule Lore, petite-fille du couple dirigeant, demeure frustrée de l’embargo posé sur la musique par son grand-père. Mais l’arrivée en ville d’un jeune virtuose pourrait bien faire imploser les règles sclérosées.
Au rythme des cours de musique clandestins qu’il donne à Lore, Raffael va peu à peu remuer le passé inavouable de Hamelin. À mesure que les désirs de vengeance s’exacerbent et que la mélodie du violon envoûte les cœurs, les masques tombent et le village plonge dans une spirale de violence sans précédent.
Lore, comme chaque habitant, sera mise face à un dilemme insoutenable.
Saura-t-elle choisir entre le devoir moral qui lui incombe et la tentation du châtiment qui la ronge ?

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Le Musicien fait partie de la collection Forgotten de la maison d’édition Magic Mirror, ce qui le classe donc dans les contes oubliés. Je ne savais que peu de choses sur le récit original, Le joueur de flûte de Hamelin, des frères Grimm. On peut résumer mes connaissances en trois mots : flûte, enfant, rats. Autant dire que j’étais dans la découverte totale dans ce roman et que je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Mais j’étais déjà complètement sous le charme, grâce à la jolie couverture dessinée par Mina M, qui sublime ce roman.

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On se retrouve très rapidement plongé dans l’histoire d’un petit village, Hamelin, qui semble obéir à des règles immuables, édictées par le Maire et ses conseillers. Mais l’arrivée d’un Musicien bouleverse les habitudes de cette petite bourgade rarement visitée par des étrangers. Raffael, charismatique, mais mystérieux, n’a pas mis les pieds à Hamelin par hasard, et il faudra faire défiler les pages avant de tout savoir sur lui. Lore, la petite fille du Maire et de sa femme sera subjuguée par les talents musicaux de cet homme et ne tardera pas à devenir proche de lui, rêvant d’apprendre elle aussi à manier d’un instrument, et d’échapper à ce que son statut ainsi que sa famille, cherchent à lui imposer.

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Je me suis laissée prendre très facilement dans ce récit, notamment avec le premier chapitre, qui nous met très rapidement dans l’ambiance, et qui laisse déjà filtrer quelques indices quant à ce qui se passera à l’avenir, si on y est assez attentif (non, ce ne fut pas mon cas…).
Les différentes ambiances sont bien retranscrites, et on découvre avec plaisir le village de Hamelin, son histoires et ses habitants, tout se dévoilant au fur et à mesure. J’ai tout particulièrement aimé lire les passages concernant les enchantements, les effets qu’ils ont sur les gens et aussi l’atmosphère étrange, éthérée, qu’ils créent. Dans la même optique, j’ai également apprécié tous les passages qui parlaient de la musique, de ce qu’elle peut faire ressentir à ceux qui l’écoutent, et ce qu’elle révèle selon les airs joués. La plume d’Annabelle Blangier m’a réellement séduite, j’ai réellement eu l’impression de lire un conte et je n’ai eu aucun mal à imaginer les scènes qui se déroulaient. Il me faut tout de même dire que certains passages, marquant un tournant dans l’histoire, avaient un côté plus glauque, ce qui n’a pas été sans me rappeler les contes de fées originaux, qui ne sont pas en reste de ce côté là.

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Plusieurs points de vue se succèdent, et le narrateur met en avant plusieurs personnages vivant à Hamelin. De Lore et ses grands-parents, riches dirigeants de la ville, aux domestiques et amies de la jeune fille, en passant par Angelika, l’aubergiste logeant Raffael, qui, bien que séduite par le jeune-homme, n’est pas pour autant dupe. J’ai d’ailleurs eu un coup de coeur pour ce personnage, une femme courageuse qui n’hésite pas à agir, même contre ses envies, s’il le faut, écoutant son instinct.
Lore n’est pas parfaite, mais ses réactions aux différents événements m’ont paru justifiées, d’autant plus qu’elle n’a que seize ans, a toujours vécu dans un environnement assez rigide et privée de la vérité concernant sa famille.
On découvre le Musicien progressivement, on doute de lui, mais surtout, on veut connaître ses motivations. Libre à chacun de juger par la suite du bien fondé de ses agissements. Mystérieux, renfermé, ce n’est pas pour autant qu’il n’a jamais éprouvé de sentiments bien humains, au contraire.
J’ai beaucoup aimé découvrir les personnages plus secondaires, comme Jessika, Gretchen, ou encore les conseillés du Maire. Tous ont leur histoire, leur passé et ne sont pas là pour servir de faire-valoir aux protagonistes principaux.
La frontière entre les bons et les méchants est très fine, on voit les motivations de chacun et ce qui les pousse à faire leurs choix et, parfois, leurs mauvaises actions. Aucun personnage n’est outrageusement sublimé, et même pour Raffael, enchanteur, on se penche bien vite sur son côté plus sombre.

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Le Musicien est un roman qui contient beaucoup de mystères. Comment Hamelin a acquis sa réputation de ville imprenable, alors qu’elle n’a aucune armée ? Comment la population connait son histoire, sans réellement savoir ? Qu’est-il réellement arrivé à la mère de Lore ? Chacune de ces interrogations trouve sa réponse, sans apparaître de nulle part ni avoir une réponse que l’on pourrait trouver superficielle au vu des conséquences.

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Le Musicien est une lecture que je recommande sincèrement. C’est avec plaisir que je me suis plongée dans l’histoire de chacun des personnages et que j’ai découvert leur passé, dans cet univers extrêmement bien mené par Annabelle Blangier. Les références au conte original (présent en fin d’ouvrage) sont bien là, et l’on retrouve par moment la même ambiance dérangeante dans ces deux récits. Je pense pouvoir dire que ce roman a été un coup de coeur pour moi.

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Le Musicien
Editions Magic Mirror
Publication 2019
327 pages

Connaissez-vous Le Musicien ? Etes-vous friands des réécritures de contes ?

A très vite pour un prochain article !
Brybry’

La Lectrice – Traci Chee

La Lectrice est un livre dont j’ai beaucoup entendu parler, presque exclusivement en bien, et même s’il m’intriguait énormément, j’ai préféré attendre quelque peu avant de le lire. Et je peux dire que j’ai été très bien servie.

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Quelques mots sur l’autrice :
Traci Chee est une femme créative, aimant autant écrire des livres comme de la poésie, s’occupant de bonzai, touchant à l’origami et faisant de la peinture sur œufs. Elle a étudié la littérature à l’Université de Californie et est possède un master d’art de l’Université de San Francisco.
Elle aime écrire en buvant du thé le matin et un jus de citron à l’eau l’après-midi.
La Lectrice est le premier tome de la trilogie « Sea of Ink and Gold« et il est également son premier roman. Les trois volumes sont des best-sellers aux Etats-Unis.

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Résumé :
Il était une fois, et une fois il sera… 

Ainsi commence l’histoire de Sefia, qui a perdu sa mère, son père, puis sa tante Nin à cause d’un étrange objet rectangulaire.
Ceci est un livre. 
Dans un monde où personne ne sait lire, Sefia va devoir poursuivre une triple quête de sens, de vérité et de vengeance. Épaulée par un mystérieux allié qui possède ses propres sombres secrets, elle va sillonner jungles et mers, au gré de ces histoires qui font l’Histoire avec un grand H…

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Avant de parler de l’histoire et des personnages, je dois parler du livre en lui-même. Plus qu’un simple objet, ici et là sont dissimulés des indices que j’ai aimé chercher, guetter, rendant ainsi ma lecture beaucoup plus ludique.

L’univers de La Lectrice est très riche. Il est question de plusieurs Royaumes, dont certains sont en guerre. En plus de la situation géopolitique, on en apprend également sur l’analphabétisation de la population et le pouvoir des mots. Très vite, on apprend que le livre en possession de Sefia n’est pas un objet insignifiant bien au contraire.
Magie, pirates et mercenaires sont aussi de la partie et permettent d’offrir de nombreux rebondissements à l’histoire. Originale, la richesse du monde créé par Traci Chee lui permet d’avoir des tournants inattendus, plein de suspense et de développer plusieurs intrigues intéressantes. Si certaines ne sont pas des plus étonnantes, il y a notamment eue une révélation surprenante dans les dernières. Ne m’y attendant absolument pas, j’étais ravie de la découvrir !

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Je ne me suis personnellement pas perdue dans ce monde aux multiples facettes et j’ai trouvé que chacune d’entre elles était bien développée, et j’ai toujours eu des réponses aux questionnements soulevés.

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Les personnages sont nombreux, variés, viennent de différentes origines sociales mais finissent par se croiser, pour le meilleur, ou pour le pire… Sefia, l’héroïne, est une jeune femme forte, agile, qui vit sur les routes avant Nin, depuis le décès de ses parents, l’ayant contraint à la fuite. Le personnage d’Archer, croisera rapidement sa route. La vie ne l’aura pas épargné non plus, et maltraité, il en deviendra muet, mais parviendra tout de même à communiquer avec Sefia, et très vite, ils deviennent inséparables.
Au fur et à mesure de l’histoire, d’autres personnages font leur apparition, par exemple les membres de la Garde, mystérieuse et semblant motivée par de sombres intentions. Cependant, ceux qui sont présentés comme les antagonistes de l’histoire ont aussi un côté humain, développé au fil des pages. Et si certains croisent le chemin de notre héroïne, pour d’autres, nous les découvrirons d’abord le livre qu’elle se possède et cela nous permet de nous poser la question : êtres humains ou légendes ?
Globalement, j’ai trouvé tous les personnages plus ou moins attachants. Sefia porte très bien l’histoire et on découvre tous les autres au fur et à mesure. J’ai également beaucoup aimé le Capitaine Reed, les récits et mythes qui s’entremêlent autour de son existence.

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La plume de Traci Chee nous emporte très rapidement dans l’histoire. J’ai lu de longs passages sans voir le temps passer ni vouloir m’arrêter. Il n’y a pas de longueurs dans le texte, l’histoire progressant en permanence. Plusieurs récits se mêlent les uns aux autres, et si l’on suit principalement l’histoire de Sefia très vite, on se retrouve à découvrir d’autres intrigues. Cela peut être un peu perturbant, puisque aucune chronologie n’est évoquée mais tout prend sens et se révèle à la fin du récit.
Une fois de plus, j’aimerais parle de l’intelligence de l’ouvrage. Le livre est très bien conçu, en plus des petits indices disséminés, il y en a d’autres, qui, encore une fois, ne se révèlent que lorsque l’on est bien avancé dans l’histoire.

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Je recommande très sincèrement de lire La Lectrice, si jamais le résumé vous intrigue. C’est une bonne lecture, prenante et pleine d’aventures. Ce premier volume pose de nombreuses bases, de nombreuses pistes et me fait penser que le tome suivant est bien prometteur.

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La Lectrice
Edition Robert Laffont
Publication 2017
528 pages

Connaissez-vous la Lectrice ? L’avez-vous déjà lu, ainsi que les tomes suivants ?

A bientôt pour un nouvel article !
Brybry.

Ahogur – Sonia J. Fadda

Roman de fantasy médiévale issu d’une saga, ce premier tome d’Ahogur pose les bases d’un nouvel univers plutôt prometteur. Il m’aura fallu du temps pour plonger dans ma lecture et parvenir à en apprécier certains aspects, bien que les personnages en soient un point fort.

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Merci à Sonia J. Fadda pour sa confiance pour ce Service Presse !

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Quelques informations sur l’autrice :
Sonia Jarrige-Fadda est une autrice française née en 1973 et vivant actuellement à Montpellier avec sa famille. Même si elle a toujours aimé écrire, il lui aura fallu retrouver ses marques et ses habitudes avant de donner naissance à Ahogur.

La saga Ahogur compte six tomes (disponibles sur Amazon) et Sonia J. Fadda a également publié un recueil de poésie, Sous ma peau, peut-être ainsi qu’un recueil de nouvelles, Poudre Noire.

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Résumé : Ahogur est le premier volet d’une histoire se déroulant à une époque similaire à nos temps médiévaux. Dans un monde sans nom, au cœur des contrées humaines, Ulysse élève seul une poignée d’enfants trouvés. Le bûcheron leur enseigne tout ce qu’il sait et à eux six, ils forment une curieuse famille. Leur vie aurait pu suivre paisiblement son cours si d’inhabituels événements ne s’étaient produits à deux pas de chez eux. Des événements qui ramenaient Ulysse vingt ans plus tôt, vers un passé tumultueux.
Pressentant une menace dont elle ne sait rien, Solène sa fille, sera celle par qui la vérité fera son chemin. Ce faisant, elle apprendra que la violence et la mort se joignent parfois à l’amour et l’amitié par des détours inespérés. Et sous l’égide de l’alchimiste, elle découvrira l’existence de tout un monde caché au regard des humains. Où les créatures féeriques et les potions miraculeuses deviennent la normalité. Pour Solène, le voyage ne fait que commencer.

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Pour commencer, je dois prévenir que cette chronique sera peut-être plus nuancée que celles écrites jusqu’à présent. Je n’ai, contrairement à d’autres chroniques, pas été totalement conquise par ce livre, mais je reconnais les qualités tout comme ce que je qualifie personnellement de points faibles.

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Ahogur prend place dans un petit village, qui a une routine somme toute tranquille. Si le récit se concentre sur une famille bien particulière, puisque chacun des enfants a été recueilli par Ulysse, le bûcheron. Les liens qui les unissent sont forts, même si leurs caractères sont tous bien différents et qu’ils ne sont pas forcément toujours en accord.
J’ai trouvé les différents membres de cette maisonnée attachants. On apprend tous à les connaître assez rapidement et à les apprécier. Aucun d’entre eux n’a tous les défauts du monde ou est un bouc-émissaire, il y a donc un équilibre plaisant à lire. Leurs personnalités sont compatibles et même si des disputes arrivent, l’ambiance générale est bonne, chaleureuse et agréable à découvrir pour le lecteur.
On apprendra à tous les connaître au fur et à mesure, mais c’est surtout au travers de Solène, une des enfants recueillie par Ulysse que l’histoire se révèle. La narration étant à la première personne, on découvre les événements en même temps qu’elle, et tout au début du livre, elle s’adresse même au lecteur rapidement.
Comme pour les autres personnages, je l’ai trouvée assez bien construite, avec un tempérament qui lui est propre et qui ne ressemble pas à ceux des autres membres de sa famille. Elle est forte, ne se laisse pas faire, mais reconnait parfois qu’elle n’est pas aussi cultivée que ce que l’on pourrait espérer.

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Au fil des pages, les personnages vont vivre plusieurs aventures, ensemble ou non, qui les feront réagir de manière différente et leur permettra de forger leurs expériences. Même si certaines sont des plus funestes, puisque l’histoire se base notamment sur le mystère entourant des décès. Forcément, cela donne une idée du ton du roman dès ses débuts.
Bien heureusement, certaines seront plus légères et il y aura des histoires d’amour pour plusieurs des personnages. Si cela peut être mignon, j’ai tout de même eu un petit bémol à ce sujet. Pour une des relations développées, les deux protagonistes auront des relations sexuelles. En soit, je n’ai rien contre les scènes de sexe dans un roman, lorsqu’elles apportent quelque chose à l’histoire, ce qui est le cas ici, au début. Cependant, après la première scène du genre, elles ont commencé à se multiplier, sur un intervalle très court et apprendre que les personnages avaient une vie sexuelle très (très) active (vraiment, ils enchaînent sur plusieurs pages) ne m’a plus, alors, semblé si judicieux surtout au vu du nombre de scènes ou de sous-entendus qui se succèdent dans une petite trentaine de pages.

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Sur un point plus positif, il y a un élément que j’ai particulièrement aimé au début de ma lecture. J’ai souvent l’impression que pour rendre un personnage féminin fort, les auteurs vont lui donner les mêmes capacités physiques qu’aux hommes, alors qu’en réalité elles rencontreraient plus de difficultés. Pour Solène, comme pour ses frères et sœurs, chacun ont leurs compétences. Solène va exceller au lancer de couteau, tandis qu’Edwyna est remarquable au tir à l’arc et que leur frère Colin a un excellent niveau en jet de hache. Tous ont leurs propres compétences qui les rendent indispensables au combat sans que cela ne paraisse exagéré.

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Le récit en lui-même est plutôt convaincant. Certains passages sont un peu long, mais je trouve néanmoins qu’ils ont tous leur place et qu’ils permettent de faire avancer l’histoire.
Ahogur étant le premier tome de cette saga, il est normal qu’il serve d’introduction et pose les bases de l’histoire dans sa globalité. On comprend très rapidement que la quiétude qui est présente dans la première partie du récit ne le sera pas toujours, notamment à partir d’un moment charnière du récit qui entraîne un basculement irréversible. On sent que non, la paix n’est qu’illusoire et ce ne sont pas les rumeurs qui convaincront les lecteurs de l’inverse.
L’univers est intéressant, même s’il n’est qu’esquissé dans ce premier tome, on sent qu’il est approfondit sur certains points -par exemple pour les cérémonies du dernier vœu- et on comprend la situation géopolitique et ce que cela sous-entend par la suite.
Cependant, j’ai trouvé, surtout en lisant le résumé, que certains éléments étaient peut-être trop effleurés. En effet, pour ce qui est des « créatures féériques », je suis un peu restée sur ma faim, m’attendant à en voir plus. Elles étaient plus évoquées au travers d’un bestiaire que présentes physiquement dans l’histoire même si elles finiront par faire leur apparition au bout de plus de trois cent pages, mais ne seront pas beaucoup plus évoquées par la suite. Je pense cependant qu’elles auront un rôle plus important dans les livres suivants, mais j’aurais tout de même aimé les découvrir un peu plus dans ce premier tome.

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Pour ce qui est de la plume de l’autrice, malheureusement, il y a plusieurs éléments qui ne m’ont pas vraiment convaincue et qu’on m’ont un peu empêché de me plonger totalement dans l’histoire dès le début.
J’ai notamment eu un problème avec les dialogues, très nombreux et très longs. Il n’est pas rare d’en voir certains constitués d’une bonne dizaine de répliques (voire plus d’une vingtaine), sans qu’il n’y ait d’incises. Ceci, ainsi que la mise en page maladroite des dialogues, s’améliore quelque peu au bout du tiers du roman mais j’ai trouvé dommage que cela n’ait pas été uniformisé puisque ça m’a posé des problèmes de compréhension.
Un autre point un peu fragile est que la narration se fait en « je » au travers du vécu de Solène, mais qu’il arrive parfois qu’elle raconte des événements auxquels elle n’a pas assisté, sans que personne ne lui ai raconté. Ce déséquilibre se retrouve également dans une autre façon, dans le niveau de langage à l’oral comme dans la narration, avec des termes qui me semblaient assez peu inappropriés dans un monde dit médiéval.
Néanmoins, il y a tout de même du positif dans l’écriture, sinon je ne serai pas parvenue jusqu’à la fin de ma lecture. L’attachement aux personnages le prouve dans un premier temps et les scènes de combats, ou d’apprentissage des langues étrangères étaient bien rédigées.

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Pour finir, je dirai que je suis vraiment mitigée par ma lecture d’Ahogur. Il y avait de très bonnes idées mais la forme ne m’a pas réellement séduite. Je suis donc à moitié enthousiasmée pour lire la suite (puisque je pense que beaucoup des éléments effleurés y seront développés et que l’autrice a l’air d’avoir une très belle imagination) et dubitative selon le tournant que l’histoire peut prendre (notamment le fait que Solène va partir et que là où elle se rendra, sa couleur d’yeux et de cheveux la différenciera grandement des autres et que certains nobles cherchent à avoir ces caractéristiques).

Petite information intéressante :
– Il existe une page facebook pour la communauté des fan d’Ahogur.

Ahogur
Autoédité
Publication 2017
463 pages

Connaissez-vous Ahogur ? L’avez-vous lu, ou toute la sage ? Comptez-vous le faire ?

A très bientôt pour un nouvel article !
Brybry’

Qui a peur de la mort – Nnedi Okorafor

Deux de mes amies m’ont présenté Qui a peur de la mort, en utilisant à peu près les mêmes termes : attention, ce n’est pas une lecture qui laisse indifférent. Et je ne peux que leur donner raison.

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Quelques mots sur l’auteure :
Nnedi Okorafor est une nigérienne-américaine née en 1974 à Cincinnati, aux Etats-Unis. Professeure d’écriture créative et détentrice d’un doctorat en anglais, elle écrit tant des livres pour adolescents que pour adultes. Elle publie notamment des ouvrages de science-fiction et de fantasy. Remarquant et regrettant le manque de diversité dans les récits de ces genres, elle décide de rédiger ses histoires avec l’Afrique comme lieu d’intrigue et avec des personnes de couleurs dans des rôles habituellement tenus par des personnes blanches.

Actuellement, le seul ouvrage de Nnedi Okorafor a avoir été traduit en français est Qui a peur de la mort, mais on peut trouver une traduction de son recueil de nouvelles Kabu, Kabu suite au financement participatif organisé par Les Editions de l’Instant.
Ses ouvrages ont été primés plusieurs fois, et Qui a peur de la mort a reçu le World Fantasy Award en 2011.

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Résumé : Dans une Afrique post-apocalyptique, la guerre continue de faire rage. Enfant du viol, rejetée par les siens du fait de sa peau et ses cheveux couleur de sable, Onyesonwu porte en elle autant de colère que d’espoir. Seule sa mère ne semble pas étonnée lorsqu’elle se met à développer les prémices d’une magie unique et puissante. Lors de l’un de ses voyages dans le monde des esprits, elle se rend compte qu’une terrible force cherche à lui nuire. Pour en triompher, elle devra affronter son destin, sa nature, la tradition et comprendre enfin le nom que sa mère lui a donné : Qui a peur de la mort.

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Il faut le dire, la première partie du récit est difficile à lire et le résumé en quatrième de couverture nous met dans l’ambiance avant même que la lecture ne commence.

Le peuple des Okekes, puni pour des faits anciens, est asservi par celui des Nurus et survit tant bien que mal en plein génocide. Massacres et viols sont fréquents et c’est dans ce contexte sordide que l’héroïne a été conçue. La couleur de peau d’Onyesonwu montre son héritage et les conditions de sa naissance et elle est donc catégorisée en tant qu’ewu. Sa différence l’exclue : enfant née de la violence, la superstition veut qu’elle engendre le mal autour d’elle. La scène du viol est racontée sur plusieurs pages, et les lire m’a laissé longuement une boule au ventre. Ce n’est pas le seul passage violent du livre, puisqu’un chapitre se concentre sur le onzième rite que vivent les jeunes filles et qui consiste en leur excision.
Onyesonwu va subir de nombreuses discriminations au long de son parcours, et pas uniquement à cause de ses origines. Désireuse de maîtriser sa magie et ses transformations pour affronter son père biologique, elle se retrouvera confronté au refus du sorcier de village de lui enseigner son savoir, puisqu’elle est une femme. Mais ceci ne suffira pas à la faire changer d’avis.

Bien heureusement, Nnedi Okorafor ne tombe pas dans le cru avec comme seul et unique but de choquer le lecteur en écrivant sur ces thèmes violents. Ils ont un rôle et une raison d’être dans le récit. Mais il faut tout de même noter que l’ambiance du livre n’est ni joyeuse ni légère. Si cela change un peu lorsque la quête d’Onyesonwu débute réellement, ces sujets gardent toujours une place centrale dans le récit.

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Plusieurs petites histoires vont se mêler et se démêler au fil du récit. On retrouvera des personnages évoqués simplement, des passages dans des royaumes mystérieux, un récit légendaire en arrière plan… Le parcours d’Onyesonwu nous fait également voyager et découvrir avec elle d’autres peuples, d’autres façons de vivre loin des massacres. Tout cela permet de construire et de consolider l’univers de l’ouvrage. Bien souvent, ce ne sont pas des histoires heureuses, même si certaines ont des petites touches d’espoirs en elles.

Les personnages principaux autour d’Onyesonwu ont chacun leur caractère, leur histoire et pour la plupart, leurs souffrances, plus ou moins grandes.
On peut suivre leur développement au fur et à mesure de l’histoire, et leur façon d’agir. Les femmes, particulièrement, font preuve de beaucoup de force. En tant qu’héroïne et meneuse, Onyesonwu est emplie d’une colère, légitime et compréhensible. Elle fait tout de même preuve de beaucoup de force, de courage et de détermination. Cependant, j’aurais aimé apercevoir une évolution de son caractère, de sa façon de faire, au fil du roman ce qui n’a pas été le cas.
Bien que ces personnages ne soient pas toujours en accord, la quête pesant sur eux, les liens qu’ils créent, qu’ils soient amoureux ou amicaux, offrent des moments plus légers et d’apaisement bienvenus dans ce roman qui reste dur.

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Même si on a peu d’informations sur le lieu précis de l’intrigue, on devine qu’elle se déroule en Afrique. Je dois bien avouer que c’était une première pour moi de lire un roman avec une histoire s’y déroulant. Si c’est regrettable et qu’il est impossible de découvrir toutes les facettes culturelles d’un continent en une lecture, cela m’a aussi donné envie d’en apprendre plus, et je suis ravie de Nnedi Okorafor ait eu cette motivation en écrivant ses livres.

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J’ai lu le livre très rapidement, en quelques jours. Le style est facile à lire, sans excès de fioritures, mais sans non plus être simpliste, bien au contraire. Nnedi Okorafor sait utiliser les mots, les tournures qui marquent l’esprit du lecteur, même dans ses phrases les plus courtes. Dans la même optique, les chapitres sont courts et s’enchaînent vite. Il n’y a pas eu de longueurs à mon goût (j’ai lu quelques avis qui différaient sur ce point), j’ai personnellement trouvé que les dernières pages arrivait un peu trop vite, et je n’ai pas été certaine de comprendre la fin à ma première lecture.
Le récit est écrit ici à la première personne. D’habitude, cela me rebute un peu et me demande quelques efforts pour me plonger dans ma lecture. Ici, si ce n’est pour les premières lignes, je n’ai pas eu besoin de longtemps pour m’adapter.

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Petite information intéressante :
– Le roman est en cours d’adaptation en série par HBO, avec  G.R.R. Martin comme producteur.

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Je ne sais pas encore si je relirai Qui a peur de la mort dans son intégralité. J’ai adoré cette lecture qui était une très belle découverte pour moi, bien que je ne la qualifie pas de coup de cœur. Cependant, j’ai trouvé certains thèmes abordés et les passages les traitant douloureux à lire, donc il est probable que je survoles ces quelques pages la prochaine fois. De même, s’attacher à certains personnages peut être un peu risqué, vu l’univers dangereux dans lequel ils évoluent. Mais s’il est une chose certaine, c’est que j’ai ressenti une multitude d’émotions lors de ma lecture.
Quoiqu’il en soit, je lirai très certainement les autres livres de Nnedi Okorafor pour me plonger un peu plus dans son univers, pas si éloigné du nôtre et de sa cruauté finalement…

Qui a peur de la mort
Edition Le livre de poche
Parution 2018
600 pages

A bientôt pour un prochain article,
Bry’


Stardust – Neil Gaiman

Neil Gaiman se trouvant être l’auteur qui m’a redonné goût à la lecture, il y a quelques années, il est fort probable que je le mentionne souvent dans ce blog, tout du moins pour les débuts. Mais n’ayez crainte, tout cela en vaut la peine, je vous le jure.

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Quelques mots sur l’auteur :
Né en 1960 à Portchester, Neil Gaiman manifeste dès sa jeunesse un intérêt pour les comics. Il parviendra a faire publier une de ses œuvres, Orchidée Noire, après plusieurs tentatives infructueuses auprès des éditeurs et d’une carrière de journaliste.
Ses ouvrages touchent à la science-fiction mais aussi au fantastique et à la fantasy. Il n’est pas rare d’y retrouver des références à la mythologie -notamment celtique- ou aux contes.

Neil Gaiman est également connu pour ses œuvres Sandman, Neverwhere, Coraline, American Gods… Il a écrit un roman en collaboration avec Terry Pratchett, De bons présages et est également l’auteur de plusieurs scénarios.
Il autorise les gens à le mentionner en utilisant uniquement son prénom et il aime bien signer ses livres dans les boutiques des aéroports, alors qu’il attend pour prendre l’avion.

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Résumé : D’un côté, il y a Wall, paisible village niché au sein d’une calme forêt anglaise. De l’autre, le Pays des Fées, univers d’enchantements, de sorcières, de licornes et de princes sanguinaires. Entre les deux, il y a le Mur, l’infranchissable et épaisse muraille qui ceint le hameau et le sépare de Féerie. Infranchissable ? Pas tout à fait, puisque tous les neuf ans s’ouvre la Foire des Fées qui, durant un jour et une nuit, permet aux deux mondes de se rencontrer. Dans certaines circonstances, cependant, attendre si longtemps pour pénétrer en Féerie est impossible. Car quand on s’appelle Tristan Thorn et que l’on a promis à sa belle l’étoile filante tombée du firmament de l’autre côté du Mur, aucun obstacle ne saurait s’élever contre l’amour…

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À la fin de ma toute première lecture de Stardust, j’ai tout bonnement eu l’impression d’avoir lu un livre qualifiable de conte de fées pour adulte. Pari réussi pour Gaiman qui semblait avoir cette idée derrière la tête durant l’écriture de son roman.

Au fil du récit, on retrouve tout ce qui a été évoqué dans le résumé. Tristan Thorn franchit le mur, levant ainsi le mystère de sa naissance et rencontre de multiples créatures tout au long de son chemin jusqu’à l’étoile, qui est peut-être plus qu’un simple rocher.
Dans sa quête de l’astre, Tristan devra se remettre en question, chose peu aisée pour un jeune homme de dix-sept ans parti à l’aventure pour la première fois et en plus sur un élan de romantisme. Plusieurs créatures lui viendront en aide, ce qui ne lui éviterait néanmoins pas tous les dangers ni toutes les déconvenues. En effet, sorcières et Princes sanguinaires sont bien au rendez-vous, même plus nombreux que ce que les personnages eux-mêmes voudraient croire, et sont prêts à tout pour en tirer profit.
La fantasy est belle et bien présente dès les premières lignes et nous berce jusqu’à la fin. Mystère, des sortilèges et enchantements sont là pour accompagner le lecteur et offrir des rebondissements, ce qui entretient une curiosité nous poussant à tourner les pages.
Cependant, tout n’est pas entièrement rose dans Stardust. Certains personnages sont sombres et sont prêts à tout, tant pour conquérir un royaume que pour reconquérir leur jeunesse. Mais on peut tout de même finir par s’attacher à eux, d’une certaine façon.

Une chose que j’aime tout particulièrement dans les romans de Gaiman (et qui justifie très certainement le fait que j’aime cet auteur tout court), c’est sa plume. On y devine presque une nouvelle idée d’écrit dernière chacune des phrases. Elle sait aussi être raffinée, délicate, avec une touche de poésie et elle parvient toujours à son but. Et, surtout, elle dévoile souvent un humour à l’anglaise délectable, avec une petite touche d’autodérision, de sarcasme et d’irone.

Un petit bémol serait que j’ai deviné certains retournements de situations -pas tous, heureusement !- assez vite. Néanmoins, ils restaient bien amenés et, grâce aux indices tout au long de l’histoire, je n’ai en aucun cas eu l’impression que cela était illogique ou bien tombait du ciel sans raison.

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Deux petites choses potentiellement bonnes à savoir sur Stardust

– Le livre a été adapté en film. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir et ne peux donc pas dire si l’oeuvre originale a été respectée, mais j’ai eu des retours positifs dessus de la part d’amis.
– Selon les éditions, le personnage principal ne s’appelle pas Tristan Thorn, mais Tristran Thorn. Ce qui peut être assez surprenant lorsqu’on découvre au milieu du livre qu’on lisait mal le prénom du héros…

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Je pense que je relirai Stardust avec beaucoup de plaisir, quand j’aurai envie de lire une histoire douce et magique.

Stardust, le mystère de l’étoile
Editions
j’ai lu
Paru en 2001
234 pages

À très bientôt j’espère,
Brybry’