Farandole de lectures [1]

Bonjour à tous !
Pour cet article, je change un peu de ce que je fais habituellement ! Et oui, j’avoue tout… j’ai du retard sur un certain nombre de chronique (oups !), et à force de retarder le moment, j’oublie ce que je voulais dire dans les détails. Alors, afin de ne pas laisser plonger ces lectures dans l’oubli plus longtemps, je vous en présente trois d’un coup, dans un format plus court que mes articles habituels !
N’hésitez pas à me dire en commentaire si ce genre de format vous plait ou non ! Bonne lecture à vous !

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On se reverra, Lisa Jewell,
Disponible ici.

Résumé : Les souvenirs, c’est comme les cadavres : tôt ou tard, ils refont surface.
Qui est cet homme assis sur la plage en pleine tempête, sur le lieu d’un crime commis vingt ans plus tôt ?
Il n’a pas de nom, pas de manteau, et a perdu la mémoire.
Alice prend l’inconnu sous son aile et décide de l’héberger, sans savoir qu’il va bouleverser sa vie à jamais.
Au même moment, dans la banlieue de Londres, Lily attend en vain le retour de l’homme qu’elle vient d’épouser et dont la police tarde à signaler la disparition.
Parviendra-t-elle à retrouver celui pour qui elle a tout abandonné ?

Ce n’est pas le genre de livre que je lis souvent… puisque je suis du genre à ne faire que des hypothèses incorrectes ! Au moins, avec moi, le suspense marche jusqu’à la dernière seconde. Pour ma défense, je dirai tout de même que l’auteur arrive à bien brouiller les pistes (je n’ai pas réussi à cerner dès le début combien de personnages étaient mentionnés dans le résumé, trois ? Quatre ? rien qu’avec ça, croyez-moi, on peut partir totalement en sens inverse !). Les chapitres sont courts, bien rythmés et l’alternance des points de vue, entre Lily, Alice, ou encore les flashback nous permette de tout comprendre, mais non sans rajouter une nouvelle couche de mystère au passage ! Ca m’a donc pousser à tourner les pages sans jamais m’ennuyer ni vouloir m’arrêter. L’ambiance est bien maîtrisée, passant de la légèreté, aux doutes, retournant aux espoirs puis finit par devenir lugubre. J’ai trouvé que l’histoire était bien fouillée et ne s’arrêtait pas aux premières facilités, mais approfondissait réellement le sujet.
Une bonne lecture pour moi, mais peut-être que certains aspects seront plus flagrants pour les amateurs du genre.

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La destinée, la Mort et moi, comment j’ai conjuré le sort, S.G. Browne
Disponible ici

Résumé : Règle n° 1 : ne jamais s’impliquer.
Incarnant le Sort depuis des millénaires, Sergio est en charge de l’attribution des malheurs qui frappent la plupart du genre humain, les 83 % qui font toujours tout foirer. Il doit en plus subir l’insupportable bonne humeur de Destinée qui, elle, guide les grands hommes vers la consécration d’un prix Nobel ou d’un oscar. Et pour finir d’aggraver les choses, il vient de tomber amoureux de sa voisine, une jeune mortelle promise à un avenir glorieux. Entamer une relation avec elle viole la règle n° 1 et une bonne dizaine d’autres, ce qui pourrait bien pousser son supérieur hiérarchique Jerry – Dieu tout-puissant – à lui infliger un sort pire que la mort…

Ah, qu’est-ce que j’avais souri à ma lecture… j’ai adoré le style de l’auteur, très sarcastique, avec de sacrées doses d’humour, même si suivre le Sort, donc pas la personne la plus heureuse du monde, n’est pas une chose des plus réjouissantes. Entre jeux de mots, petites blagues qui deviennent presque des private joke entre le lecteur et le narrateur, il y a de quoi bien s’amuser. J’ai été assez surprise par l’intrigue et on ne peut pas dire que je me sois ennuyée, même si j’ai parfois trouvé le temps assez long à ma lecture.
Bémol cependant, pour la description de certaines scènes de sexe, qui étaient évoquées de manière très crue, puisque la plume ne s’embarrasse d’aucune subtilité. Pareil pour le rôle de certains personnages féminins, qui n’était pas pour me plaire surtout avec les réflexions qui y étaient accolées (un grand nombre de femmes m’avaient l’air d’être présentes surtout pour être évoquées de manière sexuelle, alors quand il s’agit d’adolescentes… non, juste non). Cette lecture m’a bien distraite, mais ce dernier point m’a vraiment refroidie, dommage.

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Toutes ces choses qu’on n’a jamais faites, Kristan Higgins
Disponible ici

Résumé : Avant de mourir, la jeune Emerson, obèse morbide gravement malade, remet une enveloppe à ses deux meilleures amies Marley et Georgia, 34 ans, et leur fait promettre de suivre ses instructions. Elles découvrent qu’il s’agit de « La liste de choses à faire quand elles seraient minces », rédigée à 18 ans au camp d’amaigrissement où elles avaient formé leur trio.
Décidées à relever le défi lancé par leur défunte amie, les deux jeunes femmes vont devoir apprendre à surmonter leurs peurs et leurs complexes. Marley parviendra-t-elle à se délester de la culpabilité qui la ronge depuis la mort de sa sœur jumelle ? Georgia saura-t-elle trouver les ressources pour s’opposer à sa famille qui ne cesse de la rabaisser ? Munies de leur to-do list, elles sont prêtes à tout oser !

Ce roman m’a surpris, mais de manière positive ! Il m’a semblé ne s’appuyer sur aucun stéréotype, tel qu’on peut entendre, mais uniquement sur des vérités bien différentes. Je suis passée par un certain nombre d’émotions différentes à ma lecture, de la joie à la tristesse, surtout en lisant les passages du journal d’Emerson…
On voit dans ce roman des raisons différentes qui peuvent conduire à l’obésité (traumatismes passés, l’intérêt plus que malsains des feeders…) mais aussi que tout ne se résout pas à l’aide de régime et de sport, au travers de personnages attachants et qui sont prêts à se battre pour aller au bout de leur liste. Il n’y avait aucun apitoiement ni aucune justification de la maladie, les personnages eux-mêmes reconnaissant les dangers qu’ils encourent à être en surpoids, et cherchant à s’en sortir. Bien que je ne sois pas touchée par celle-ci et que ma parole vaut donc ce qu’elle vaut, j’ai tout de même eu l’impression que l’autrice en parlait avec justesse, et cela m’a permis d’avoir un point de vue moins lointain sur tout ce que l’obésité implique.

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C’est fini pour cette première farandole ! Si ce format vous plait, il y en aura d’autres, parce que oui… d’autres livres se sont retrouvés un peu oublié, et pas chroniqués du tout… Un jour, je travaillerai sur ma procrastination ! Demain, peut-être…

A très vite,
Brybry’