The Wicked Deep – Shea Ernshaw

Plonger dans les profondeurs de la mer bordant le village maudit de Sparrow n’est pas forcément ce qu’il y a de plus plaisant à faire. Mais qui peut prétendre résister à la malédiction des Swan Sisters ?

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Disponible ici, ici ou

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Quelques mots sur l’autrice :
Shea Ernshaw est une autrice américaine, vivant dans l’Oregon. Elle a toujours su qu’elle voulait faire de l’écriture son métier, bien qu’elle ait également d’autres passions, comme le yoga ou les pâtisseries vegan. The Wicked Deep est son premier roman. Best seller du New York Times, il a été traduit en onze langues et sera adapté sur Netflix.
Son site internet

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Résumé : C’est une histoire de vengeance…
Il y a près de deux siècles, Marguerite, Aurora et Hazel Swan, trois jeunes femmes belles, libres et indépendantes, furent accusées de sorcellerie par les habitants de la ville de Sparrow. Des pierres accrochées aux chevilles, les trois sœurs furent noyées. Exécutées. Depuis ce jour, chaque année au mois de juin, les sœurs Swan sortent des eaux de la baie pour choisir trois jeunes filles, trois hôtes. Dans le corps de ces adolescentes, Marguerite, Aurora et Hazel reviennent se venger. Et cette année encore, Penny le sait, alors que les touristes afflueront, on retrouvera des cadavres de jeunes hommes sur la plage… Car cette malédiction, rien ne semble pouvoir l’arrêter.

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Petite nouveauté pour cet article (ça ne sera pas systématique), je vous propose d’écouter une chanson, qui colle parfaitement au livre à mes yeux. Un petit clic sur la note si ça vous tente !

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Ma lecture a été plaisante, même si, au début, j’ai crains de ne pas m’attacher au personnage principal. En effet, Penny, une adolescente un peu exclue, qui vit loin des autres et qui est la seule à aimer l’atmosphère lugubre de l’île. J’ai eu peur que ce soit le style de personnage trop dark, que je n’apprécie pas particulièrement. Mais, on apprend à mieux à la connaître, et elle devient de plus en plus appréciable. Débrouillarde, elle n’a certes pas eu un passé tranquille, mais elle fait énormément d’efforts pour s’en sortir. J’ai trouvé que l’on découvrait suffisamment en profondeur chacun des personnages, et qu’on a de quoi s’attacher, ou non, à eux.
Je dois cependant avouer que j’ai eu l’impression d’avoir quelques clichés devant moi par moment, ne serait-ce qu’avec Bo, fraîchement arrivé sur l’île, qui est heureusement là pour sortir l’héroïne d’un mauvais pas. Sans dire non plus que les personnages sont manichéens, il y en a tout de même qui sont simplement méchants et moins nuancés que les autres.

Quant aux Swan Sisters et leur malédiction, j’aurais tout à fait pu lire un livre entier consacré à leur vie. Grâce à une alternance dans les chapitres, avec un certain nombre de flash-back permettant de tout connaître en détail, on apprend à les connaître lorsqu’elles étaient bien vivantes et travaillaient en parfumerie. Joies, peines, amourettes, Amour, tout est passé en revu et nous permet d’en savoir plus sur ces trois sœurs au caractère bien différent. J’ai adoré lire ces flash-back qui sont un vrai point fort du livre à mes yeux.
On voit aussi comment la ville de Sparrow a vécu les événements, tant à l’époque qu’actuellement. Et force est de constater que certains ont toujours les mêmes pensées que deux siècles auparavant…

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J’ai beaucoup aimé ma lecture de The Wicked Deep, cependant, j’y ai trouvé quelques défauts et, notamment un que j’ai trouvé trop… trop.
Le point qui m’a semblé le plus étrange est toute la notoriété du village de Sparrow autour des Swan Sisters. Qu’une légende attire des touristes, soit. Mais ici, c’est autre chose. En effet, tous les ans, un festival a lieu en l’honneur des trois soeurs, et les visiteurs affluent en grand nombre. Cependant, chaque année, obligatoirement, il y a des morts par noyade, et ces meurtres (puisqu’ils en sont), sont perpétrés par les soeurs. Malgré tout, les gens viennent sans trop s’en soucier, alors qu’ils sont tous au courant que ce ne sont pas des accidents et que c’est le fruit d’une malédiction. Quels parents voudraient y emmener leurs enfants, au risque de les retrouver morts ? Et pourquoi, chaque année, les autochtones restent, alors qu’il y a deux cents ans que des jeunes hommes sont tués et qu’il pourrait s’agir de leur fils ? Sachant en plus que les jeunes femmes vont dans l’eau lors d’une soirée afin de, peut-être, se faire posséder…
Dans ma tête, c’est incompréhensible que des personnes viennent à Sparrow dans ces circonstances, même si un personnage parle d’un tourisme morbide (certains cherchent tout de même à prendre des photos des cadavres…), je n’arrive pas à trouver cela justifiable.

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Attention, ce paragraphe va contenir du spoil ! Si vous voulez l’éviter, rendez-vous à l’astérisque suivante !

Une interrogation persiste tout de même à mes yeux : les trois soeurs ont été condamnées alors qu’elles étaient innocentes et n’avaient jamais été des sorcières, à proprement parler. Alors, je me demande qu’elles sont les origines de la Malédiction ? Pourquoi ces trois femmes ordinaires qui n’ont pas pratiqué la sorcellerie se retrouvent vraiment en position de sorcière ? Je ne sais plus si cela a été évoqué par l’autrice dans le livre, mais, après coup, cela me semble étrange.
Un autre point qui m’a dérangé est la résolution de l’histoire, à la toute fin du roman. Je trouve que la malédiction a été levée un peu trop facilement. Il a suffit qu’une seule des sœurs revive la noyade pour que les deux autres soient également libérée de la malédiction, alors que je pensais qu’il fallait que les trois subissent la même chose. Et étant donné que Hazel revient sous forme de fantôme… est-ce qu’on peut vraiment dire que c’est fini ?

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J’ai plutôt été séduite par la plume, et j’ai trouvé qu’elle s’améliorait même au fil des pages, passant d’un style relativement simples à un plus recherché et poussé. J’ai trouvé que l’ambiance était bien posée, étrange et presque humide. On ne peut pas dire que c’est une lecture donnant particulièrement chaud.
Je trouve que l’autrice a répondu à toutes les questions que l’on pouvait se poser au fil de la lecture (pourquoi les Swan Sisters ont été condamnées, qu’est-il arrivé au frère de Bo, au père de Penny…) ce qui est tant mieux, car je suis toujours déçue lorsqu’un point important est éclipsé de l’histoire. Ce n’est pas le cas ici, et je pense même qu’on peut dire que les personnages n’ont pas de secret pour nous… surtout si on arrive à lire entre les lignes et à trouver de qui les soeurs ont pris possession.

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The Wicked Deep est une histoire intrigante, qui nous emmène loin. Malgré les défauts que je lui ai trouvé, avec certains choix au niveau de l’intrigue, cette lecture m’a tout de même plu et suffisamment distraite pour que je ne la regrette pas, sans oublier que le livre est particulièrement beau et que c’est toujours un bon point de plus.

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The Wicked Deep
Edition Rageot
Publication 2019
384 pages

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Avez-vous lu The Wicked Deep ? Je serai curieuse de savoir si vous êtes d’accord avec les points que j’ai développés !

A bientôt pour un autre article !
Brybry’

Les jours meilleurs – Cecelia Ahern

Les vies de chacun peuvent sembler banales, ordinaires. Mais est-ce réellement le cas ? N’y a t’il pas un peu de fabuleux, d’hors du commun dans notre existence, peu importe que nous voulions croire l’inverse ? Parfois il suffit de l’arriver d’une personne extérieur à notre cercle de connaissances pour s’en rendre compte.

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Disponible ici et .

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Quelques mots sur l’autrice :
Cecelia Ahern est une autrice irlandaise née en 1981. Elle est diplômée en journalisme ainsi qu’en communication et alors qu’elle est à peine âgée de 21 ans, elle publie son premier roman, PS. I love you, qui devient un best-seller à sa sortie. Depuis, elle a écrit plus d’une dizaine de livres comme La vie est un arc-en-ciel ou Un cadeau du ciel. Elle a également été publiée dans plusieurs recueils de nouvelles.

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Résumé : À force de traquer le scoop et de dévoiler la vie privée des gens dans les colonnes de la presse à scandale, Kitty est dans l’impasse. Sa carrière de journaliste piétine, et ses frasques lui valent une réputation désastreuse. Tout s’effondre quand elle apprend que Constance, la femme qui lui a tout appris, vit ses derniers instants. Elle se rend à son chevet et lui demande quelle histoire elle a toujours rêvé d’écrire. Mais la réponse arrive trop tard, sous la forme d’une liste de cent noms, sans aucune explication. Bien décidée à percer le mystère, Kitty tente de comprendre ce qui relie entre eux ces inconnus. En allant à leur rencontre, elle va découvrir des aspects pour le moins inattendus de la vie de Constance et peut-être même trouver un sens à la sienne.

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Les jours meilleurs n’est très certainement pas un livre qui commence joyeusement, il suffit de lire le résumé pour s’en rendre compte. De même, pour les premiers chapitres, j’ai trouvé que le personnage principal, Kitty, était imprégnée de cette atmosphère, et je n’ai pas pu la trouver attachante. Imbue de sa personne, égoïste, ne voyant le négatif de ses actions que lorsque cela la concerne, elle ne réalise pas tout de suite le mal qu’elle fait. Heureusement, sa famille ou ses amis ne la confortent pas dans ses mauvais choix, et préfèrent la conseiller plutôt que la consoler et elle est bien souvent mise devant ses erreurs. Et, surtout, au fil des chapitres, Kitty évolue, se remet en question, se tourne plus vers les autres.

Et c’est une bien bonne chose, puisqu’avec une liste de cent noms, Kitty est obligée d’aller à la rencontre de parfaits inconnus. S’il sera impossible pour la journaliste de retrouver cette centaine de personnes, dont elle ne connait rien, elle parviendra tout de même à rencontrer six d’entre eux, au début, sans savoir pourquoi. Puis Kitty finira par apprendre à les connaître, écouter leur histoire, et même leur aider à tisser des liens.

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Les jours meilleurs est un livre qui n’est absolument pas prise de tête et qui se lit très rapidement. Il serait très bien adapté dans une comédie romantique. Si je n’ai pas eu de mal à suivre l’histoire, je dois avouer que parfois, j’ai un peu confondus les personnages. On en suit environ une quinzaine (Kitty, ses collègues, ses amis, les six personnes trouvées et leur entourage), donc il est facile d’en inverser certains et de se mélanger pour certains récits.

Je dirais que le point fort de ce livre est la découverte de l’histoire des individus sur la liste des cent. On a envie de savoir quels sont les points communs entre toutes ces personnes, ce qui les unit et on a également envie d’en connaître le plus possible. Toujours, leurs histoires sont touchantes, sans forcément être extraordinaires, incroyables, irréalisables pour le commun des mortels. Au contraire, elles pourraient arriver à tout le monde, même si elles amènent toujours leurs petit lot de surprise. Certaines histoires m’ont émues, d’autres m’ont fait sourire et quelques unes m’ont un peu plus laissée indifférente. On en découvre toujours plus à partir du moment ou Kitty gratte un peu la surface. Bien entendu, il y a très souvent des histoires d’amour qui se cachent derrière tout ça.

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Même si cette lecture m’a plu, puisqu’elle était très légère et que c’est ce dont j’avais envie cet été, je ne pense pas que je relirai ce livre. Il ne m’a pas réellement marquée et j’en avais déjà oublié une bonne partie en écrivant ma chronique. Mais il est bien distrayant et peut plaire aux amateurs de romance, pour les autres, il aura peut-être un petit air de déjà-vu et sans trop de surprise.
Je trouve également que le titre original « One Hundred Names » correspondait beaucoup mieux que la traduction et j’aurais préféré le voir sous ce titre en France également.

C’était donc une lecture plaisante mais pas un coup de coeur, que j’oublierai peut-être prochainement mais qui m’aura tout de même fait passer un bon moment.

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Les jours meilleurs
Editions Milady
Publication 2017
448 pages

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Et vous, si l’on venait vous rencontrer afin que vous racontiez votre histoire, qu’auriez-vous à dire ?

A très bientôt pour un nouvel article !
Brybry

Quand l’amour s’en mail – Tamara Balliana

Les histoires d’amour qui commencent sur internet sont de plus en plus nombreuses et les romans les mettant en scène également. Cette petite introduction n’est pas là pour déclarer ma flamme à qui que ce soit via ce blog (quoique…*), mais simplement pour présenter Quand l’amour s’en mail, petit ouvrage de romance virtuelle…

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Ce livre a été obtenu via netgalley

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Quelques mots sur l’autrice :
Tamara Balliana est une autrice française résidant dans le sud de la France. Se tournant d’abord vers l’auto-édition, elle publie plusieurs ouvrages puis est éditée par Amazon Publishing via le label Montlake Romance ainsi que par les éditions Prisma.
Son genre de prédilection est la romance et, bien que ses livres soient indépendants les uns des autres, il semblerait que l’on puisse retrouver certains des mêmes personnages dans plusieurs de ces romans.
Son site internet

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Résumé :
Quand sa meilleure amie lui demande d’être son témoin de mariage, Solène est aux anges et décide de lui organiser un enterrement de vie de jeune fille dont elle se souviendra ! Pour cela, elle écrit à Léonie, surnommée « Léo », la sœur de la future mariée… Mais à cause d’une erreur de destinataire, c’est Léo, architecte parisien et homonyme de Léonie, qui lui répond !
Débute alors une correspondance qui devient de plus en plus personnelle à mesure que les jeunes gens se découvrent l’un l’autre. Mais quand Léo propose à Solène de se rencontrer enfin, elle refuse catégoriquement. Bien décidé à connaître le visage de sa mystérieuse amie virtuelle, Léo s’obstine… Solène lui cacherait-elle quelque chose ? La complicité qu’ils ont développée derrière leurs écrans résistera-t-elle à l’épreuve du réel ?

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Je n’ai pas pour habitude de lire des romances, mais j’ai eu envie de sortir de ma zone de confort (peut-être avec l’approche de l’été) et je suis tombée sur Quand l’amour sans mail. Etant donné que j’aime bien toutes les histoires qui mettent en scène des rencontres, amitiés, amour… via internet, autant dire que le résumé m’a convaincu de le lire.

Quand l’amour s’en mail est un livre qui se lit rapidement, sans prise de tête et qui est assez distrayant.

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Globalement, j’ai du mal à trouver des romances originales, puisqu’il y a souvent les mêmes schémas, les mêmes types de personnages d’un récit à l’autre (tout comme les comédies romantiques) et que je suis très rarement surprise, tant sur le déroulement que sur le dénouement.
En commençant Quand l’amour s’en mail, je m’attendais donc à une rencontre (virtuelle pour le coup), la naissance de sentiments amoureux puis des doutes, un ou une rivale amoureuse potentielle, une scène de dispute et enfin une conclusion heureuse. Ce fut le cas presque pour tout lors de ma lecture, et même si ce roman n’est donc pas forcément le plus original, dont on se souvient éternellement, il regorge de petits plot-twists qui donnent plus d’intérêt à l’histoire.

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Solène et Léo vont commencer à discuter par email suite à une erreur d’adresse de la première, et si les premiers messages de la jeune femme ne trouvent pas de réponses, lorsque l’architecte finit par la contacter en retour, un lien va finir par se tisser progressivement, au fil des messages. Comme toutes les rencontres via internet, il y a des spéculations, des interrogations. Faut-il faire confiance à cet inconnu ? Tant que tout n’est que virtuel, les choses se passent bien, mais quand la question de se voir en face à face se pose, les difficultés et les doutes se renforcent.
Solène en particulier, repoussera le plus longtemps possible leur rencontre, gênée par l’un des aspects de sa vie quotidienne, qu’elle ne veut pas imposer à Léo, au risque de changer la vision qu’il a d’elle. Des informations à ce sujet sont distillées en début de roman, mais ce n’est qu’en deuxième partie (oui, j’essaye de ne pas spoiler) que tout prend sens et que son ami découvre ce qu’elle lui cachait. S’ensuit donc une remise en question pleine de doutes, mais le lien qui unit nos deux protagonistes n’en est pas pour autant coupé.

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J’ai bien aimé le fait que les chapitres alternent les points de vue entre Solène et Léo. Le côté épistolaire du roman se développe d’abord par emails, puis par sms et enfin appels téléphoniques. La plume est légère, sans prise de tête et on découvre aussi bien la vie provinciale que celle citadine de Léo, ainsi que leur cercle proche à chacun. Voir l’évolution de leurs sentiments était plaisante et j’ai eu l’impression que les deux personnages étaient traités de la même manière par l’autrice.

Il y avait des sujets plus délicats à traiter dans ce roman, et je trouve que l’auteur l’a fait avec beaucoup de justesse, sans aller dans quelque extrême que ce soit, ni dans le pathétique ni dans la dédramatisation absolue.

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Si Quand l’amour s’en mail est un roman qui respecte les codes du genre, avec flirts, doutes et amour, tout est amené sans que rien ne soit amené de façon abracadabrantesque. On peut donc suivre l’histoire de Léo et Solène avec beaucoup d’intérêt, sans jamais tomber dans du voyeurisme, et en espérant très fort que tout se déroule bien pour eux. Si les romances font partie de votre genre de prédilection, je pense que c’est un livre qui vous conviendra tout à fait. Pour tous les autres, cela ne sera peut-être pas la meilleure lecture de votre vie, mais elle n’en sera pas moins distrayante.

Quand l’amour s’en mail
Editions Montlake Romance
Publication 2019
303 Pages

Connaissez vous Quand l’amour s’en mail ? Aimez-vous les romances ?

A très vite pour un prochain article,
Brybry

* Je vous aime gentils lecteurs