Le Bois Sans Songe – Laetitia Arnould

Les contes de fées ont une certaine saveur pour de nombreuses personnes : c’est avec eux que beaucoup découvrent la lecture. Autant dire que j’étais plus que ravie de lire Le Bois Sans Songe, publié par Magic Mirror, maison d’édition spécialisée dans la réécriture de contes.

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Merci à la Maison d’Edition Magic Mirror de m’avoir donné l’opportunité de faire ce service presse !

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Quelques mots sur l’autrice :
Née au milieu des années 80 en France, Laetitia Arnould ne s’intéresse pas qu’à l’écriture, puisqu’elle touche également au dessin. Organisée et motivée par ses histoires, elle peut enchaîner les heures de travail sans relâche, jusqu’à ce qu’elle écrive le point final. Ses univers touchent tout le monde et ses ouvrages sont autant adressés aux adultes qu’aux plus jeunes.

Le Bois Sans Songe n’est pas la seule réécriture de Laeticia Arnould, sa première publication chez Magic Mirror étant le roman Ronces Blanches et Roses Rouges. Parmi ses autres livres, on retrouve Aeternam Opera ou encore La petite fille à l’ombrelle, dont les titres laissent déjà filtrer une certaine poésie.

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Quatrième de couverture :
Il est des larmes qui ne sèchent pas. Il est des blessures qui restent ouvertes.
Il est des êtres qui les surmontent quand d’autres finissent par sombrer.
Il est ceux qui les gardent en eux. À jamais.

Comment survivre quand on est la seule personne éveillée parmi des êtres en proie à des cauchemars éternels ?
Princesse héritière de Modighjem, Liv se retrouve isolée, prisonnière de son pays désormais morne, séparée du reste du monde par un bois infranchissable, né le soir de la malédiction. Jusqu’au jour où son destin erratique croise celui de ce personnage entouré de ténèbres, avec son parapluie pagode et ses airs de prince maudit…
Pourquoi continuer à vivre quand les personnes qui nous étaient chères ont été massacrées, quand une principauté entière a sombré face à la rage des hommes et que l’on est seul, le dernier représentant de son peuple ?
Lennart Leifsen a choisi la vengeance comme raison d’exister. Retranché dans son lugubre manoir, penché sur son rouet, il tisse chaque soir, à partir de ses larmes, le sort qui maintient les Modigs sous le joug de ses tourments. Jusqu’à ce que survienne cette jeune fille dépenaillée, aussi agaçante qu’inconsciente, et que les larmes providentielles se refusent à lui… 

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Tout d’abord, je dois avouer que je n’avais encore jamais lu de réécriture de contes et j’étais curieuse de savoir dans quoi j’allais me lancer. A quel point j’allais retrouver l’intrigue principale ? Et les personnages ? Des petites références discrètes ou évidentes ? Bref, j’avais plein d’interrogations avant même de commencer ma lecture.

Pour Le Bois Sans Songe, Laeticia Arnould mêle deux contes : La Belle au Bois Dormant et Le Petit Elfe Ferme-l’oeil. Je connaissais le premier mais ignorais tout du second aussi je n’ai pas pu relever les références à celui-ci lors de ma lecture.
On retrouve les grandes lignes de La Belle au Bois Dormant : une princesse est victime d’une malédiction, des fées veillent sur elle, le rouet si dangereux du conte original est là… Ces éléments sont présents d’une manière évidente et on sait immédiatement à quoi ils font référence. Cependant, tout ne se déroule pas à l’identique de l’oeuvre de base, loin de là. La malédiction, par exemple, a une nouvelle perspective qui offre un aspect intéressant au récit et le fuseau n’en est pas à l’origine ! Mais celui-ci entraîne un passage assez piquant dans le texte. Il y a également d’autres références, plus ou moins évidentes au long du récit, et je ne doute pas une seule seconde qu’il en soit de même pour Le Petit Elfe Ferme-l’oeil.

Même si l’autrice a réutilisé ces éléments, on les redécouvre au fur et à mesure sans que le déroulement de l’histoire soit rendu évident dès les premières pages du livre. Tout a été remanié dans le style de Laetitia Arnould, ce qui offre une solidité et une richesse à son ouvrage.

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A la lecture, on ressent bien que l’univers a été construit en amont. Logique et cohérent, il est en plus maîtrisé et l’autrice sait très bien où elle veut aller puisqu’elle nous y mène avec brio.
Au niveau des descriptions, j’ai trouvé la plume de Laeticia Arnould assez incroyable. Il est impossible de ne pas se projeter dans l’espace tant il y a de précisions, qui n’étouffent pas pour autant le texte puisque aucune description n’est lourde ou superflue. Le vocabulaire est lui aussi riche et précis ce qui permet au récit d’avoir une élégance toute particulière. On peut tout visualiser sans aucun problème, que ce soit pour les lieux ou pour les vêtements et c’est vraiment un des aspects que j’ai le plus apprécié dans ce livre.
La magie, également, est un des points forts du Bois Sans Songe. Il est intéressant de voir sur quoi elle se tisse, comment elle prend forme et ce qu’elle peut amener, ainsi que la façon dont elle réagit aux sentiments par exemple.

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L’autrice alterne les points de vue, nous permettant ainsi de vivre l’histoire au travers de Liv et de Lennart. Si les chapitres nous font suivre leur évolution au travers des pages, les quelques réminiscences elles, nous offrent des informations essentielles sur le passé de l’un des deux et sont plus que bienvenues.
Au sujet des personnages, je dois avouer que je n’ai pas été totalement convaincue, notamment à cause de certaines réactions, ce qui m’a empêché de m’attacher à eux. J’ai été un peu décontenancée parfois par leur comportement, qui servait à l’histoire, mais me semblait un peu forcé pour faire avancer le récit dans une direction précise.
Cependant, j’ai tout de même eu une petite préférence pour Lennart. J’ai apprécié découvrir son passé et tous les éléments qui l’ont conduit à être celui qu’il était au moment du récit. La construction de ce personnage est intéressante, et on sent très vite qu’il faut voir au delà des apparences pour savoir qui est le véritable ennemi dans l’histoire, même si l’autrice distille des éléments qui nous font douter ici et là.

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Initialement, je m’attendais à ce que le récit se déroule au Moyen-Age, ou à la Renaissance, puisque c’est dans ces époques que j’imagine les contes de fées. Cependant, Le Bois Sans Songe semble se dérouler à une ère plus moderne, car même s’il existe toujours des bals et soirées mondaines, il y a des mentions à une technologie plus moderne, avec notamment l’éclairage au gaz. Et pourtant, cette sensation que le récit se déroule presque entre deux époques ajoute à la poésie du texte, lui donne un côté un peu plus mystérieux et relève en plus son côté féerique.

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J’ai été surprise par quelques fautes et coquilles qui sont passées au travers des mailles de la correction, mais qui, heureusement n’étaient pas si nombreuses.
Malgré tout, ma lecture du Bois Sans Songe a été plutôt agréable, même s’il y a eu quelques longueurs. J’ai aimé redécouvrir le conte de La Belle au Bois Dormant sous un autre angle, et j’ai désormais très envie de lire Le Petit Elfe Ferme-l’oeil. Laetitia Arnould a très bien réussi à mêler les deux contes à sa touche personnelle, et non l’inverse. C’est une lecture qui m’a à la fois donné envie de redécouvrir des vieux contes, d’en lire des nouveaux et de me plonger dans d’autres récits de cette autrice.

Le Bois Sans Songe
Editions Magic Mirror
Parution 2018
456 pages

Avez-vous lu ce livre ? Connaissez-vous d’autres réécritures de contes ?

A très très vite pour un nouvel article !
Brybry’

Mémoires d’une geisha – Inoue Yuki

Mes connaissances des geishas tenaient plus de l’imaginaire qu’autre chose et étaient aussi limitées que fantaisistes. Ce livre fut donc une remise au point assez déroutante de toutes mes idées reçues sur ce monde bien particulier…

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A ne pas confondre avec le livre d’Arthur Golden !

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Quelques mots sur l’auteure :
Inoue Yuki est une auteure japonaise née en 1931 dans la ville de Kanazawa. Elle suit des études de littérature dans l’université de la ville, à laquelle elle est très attachée, et obtient son diplome.
Son livre Mémoires d’une geisha ( 廓のおんな, kuruwa no onna) est écrit suite à ses rencontres avec Yamaguchi Kinu, ancienne geisha. Cette biographie sera publié en 1981.
Inoue Yuki a écrit une vingtaine d’autres ouvrages, qui n’ont, d’après mes recherches, pas été traduits en français.
Elle est décédée en 1999.

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Résumé : Née en 1892, vendue à l’âge de huit ans, Kinu Yamaguchi fera l’apprentissage du dur métier de geisha. C’est un peu l’envers du décor qu’elle raconte : avant de porter le kimono de soie, il lui faudra vivre un apprentissage rigoureux, étudier tous les arts de divertissement et endurer pour cela privations, exercices physiques traumatisants, soumission aux coups sous les ordres de la « Mère » et des « grandes soeurs ». Après son initiation sexuelle, elle s’enfuira, puis reviendra vivre dans le « quartier réservé » avant de devenir elle-même patronne d’une maison de geishas. Récit bouleversant, description édifiante de la vie de tous les jours dans l’intimité d’une okiya, avec ses cérémonies, ses coutumes, ses fêtes et ses jeux. On y entend des histoires de plaisirs, de chagrins, de courage aussi, qui éclairent sous un jour nouveau ce monde fermé sur lequel l’Occident ne cesse de s’illusionner.

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Je pense qu’il est important de rappeler que Mémoires d’une Geisha n’est pas un roman, mais bien une biographie. Aussi, il ne faut pas s’attendre à lire une histoire. On trouve beaucoup de descriptions et d’explications, mais aussi de nombreuses anecdotes personnelles, qui permettent d’alléger un peu le récit.

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Ce livre est une vraie source de connaissances, on apprend énormément, et à chaque page et comme le dit le résumé, les geishas sont sources de beaucoup d’illusions nombre d’occidentaux.

Mémoires d’une geisha est presque un témoignage historique. Même si les personnes pouvant s’offrir les services des geishas étaient assez fortunées, c’est aussi l’histoire du peuple plus pauvre que l’on découvre, notamment au travers des parents de Kinu, obligés de vendre leurs filles pour avoir de quoi subvenir à leurs besoins.
Plusieurs époques, vécues et traversées par Kinu sont abordées et permettent de voir les transformations du Japon, qui s’est tout juste ouvert à l’occident, puis les effets sur une partie de la population de la guerre russo-japonaise de 1904 ou encore ceux de la Seconde Guerre Mondiales.

Bien entendu, les geishas étant au centre de leur récit, c’est sur elles que l’on apprend le plus. Sur tout ce qui concerne leur esthétique, que ce soit sur leurs coiffures, le maquillage, les kimonos qu’elles portent… Porteurs de beaucoup de symboles, aucun de ces choix n’est laissé au hasard. On a également des informations sur toutes les petites superstitions qui aiguillent leur vie, la rendent plus supportable ainsi que le respect des traditions et cérémonies annuelles auxquelles elles sont conviées. A la fin de la lecture, on en a appris beaucoup sur leur quotidien extraordinaire régit par un millier de petits détails.

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Pour le reste, je pense que l’on peut dire que cet ouvrage enlève une bonne partie du glamour de la geisha telle qu’elle est dépeinte dans les fantasmes occidentaux.

Le premier point marquant étant que Kinu est vendue par ses parents (sa soeur subira le même sort) à la patronne d’un okiya, maison de geisha où celles-ci vivaient le temps qu’elles remboursent leurs dettes, c’est à dire l’argent investi par leur mère adoptive pour les acheter. Et pour Kinu, ce remboursement se fait depuis son plus jeune âge, avec des petits travaux quotidiens qui ne lui laissent que peu de temps de répit. D’autant plus que l’enfant suit des cours financés par sa mère adoptive, tout comme ses vêtements et sa nourriture… ce qui fait donc augmenter le montant de sa dette. Bonjour le serpent qui se mord la queue, sur l’exploitation d’enfants en plus.

Certaines anecdotes, d’ailleurs, glacent le sang. Par exemple, les apprenties devaient se tenir dehors en hiver et hurler, pour se casser la voix et qu’elle ait un autre timbre, plus plaisant. Il arrive aussi que les futures geishas reçoivent des coups ou encore que certaines de leurs professeurs passent leurs nerfs sur elles. De plus, leurs déplacements sont contrôlés, il leur est impossible de sortir du quartier réservé sans un visa, fournit uniquement si elles ont une excuse valable.

Sans oublier que chaque vie porte naturellement son lot de peines, cela peut très vite être lourd à porter pour une personne.

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Les conditions de vie peuvent être qualifiées d’esclavagistes tant les geishas et les apprentis sont privées de libertés et font les choses contre leur gré.
Toutes les geishas mentionnées dans ce livre sont des prostituées. Leur cérémonie de dépucelage notamment, se fait contre une somme d’argent non négligeable, aux alentours de quinze ans, alors que les jeunes filles ne savent même pas en quoi cela consiste. Pour ce qui est de leur salaire les geishas ne touchent qu’un infime pourcentage dessus, jusqu’à ce qu’elles remboursent leur dette à leur mère adoptive.

S’il existe malgré tout une petite concurrence entre les geishas ou entre les okiya, celle-ci n’est pas infâme ou insupportable. Il existe une solidarité entre ces femmes, qui se soutiennent, se donnent des astuces pour réussir et sont à l’écoute l’une de l’autre, notamment les geishas qui prennent une apprentie sous leur aile.

Des propos de Kinu ne ressort pas d’amertume et encore moins de plainte. On ressent plus de la nostalgie, mais aussi de la reconnaissance envers toutes les personnes qu’elle a connu et qui l’ont aidée. La façon dont sont racontées les choses adoucissent énormément le ton du récit qui nous laisse un petit goût doux-amer.

On ne peut que reconnaître que tout au long de sa vie, Kinu a fait preuve de beaucoup de courage pour s’en sortir. Elle a réussi à gravir les échelons jusqu’à devenir une geisha populaire, malgré une opération qui l’a empêchée de se produire sur une longue période. Elle aura aussi le courage de s’enfuir, piégée dans une situation qui ne lui convient pas, et celui de revenir, pour ouvrir à son tour une maison de geisha.

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J’ai trouvé la lecture un peu ardue par moment. De nombreux faits sont relatés mais sans être racontés, ce qui n’aide pas à l’immersion au début du récit. Les descriptions sont très précises (parfois jusqu’à parler des dimensions des salles) ce qui coupe légèrement la fluidité du texte.
Un petit frein pour le lecteur pourrait être l’abondance de termes japonais, en plus des noms de lieu et d’individus. Le nom des vêtements, des coiffures ne sont pas traduits et même si l’on est familiarisé avec le terme kimono, par exemple, il est plus difficile de s’imaginer correctement les différentes coiffures citées, même si celles-ci sont décrites. Cependant, certains mots revenant fréquemment, on finit par les retenir et ils ne posent plus de problème.

Il y a un petit point qui m’a fait particulièrement plaisir et que je trouve non négligeable : en fin de chapitre, on trouve une photographie d’époque montrant, la plupart du temps, Kinu, parfois seule, parfois avec d’autres geishas ou des clients. En plus d’ajouter de l’authenticité au récit, je trouve ça plaisant de pouvoir mettre un visage sur la personne dont l’histoire nous est contée.

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Je pense que je relirai Mémoires d’une Geisha, car il y a sûrement un grand nombre d’informations que je n’ai pas retenues mais qui restent intéressantes. J’éviterai simplement la lecture de certains passages.

Mémoires d’une Geisha
Editions Phillipe Picquier
Parution 1997
280 pages

J’espère que cet article vous aura enseigné quelques petites choses sur les geishas et donné envie d’en apprendre encore plus !
Quelqu’un parmi vous l’a lu ? Ou avez-vous l’ouvrage Geisha, d’Arthur Golden ?

A très vite je l’espère !
Brybry

Des milliards de tapis de cheveux – Andreas Eschbach

Ce livre est juste un coup de coeur absolu, que j’ai dévoré de la première à la dernière page. L’intrigue et ses mystères se dévoilent au fil des chapitres, et même si l’on trouve une souffrance indéniable dans ce récit, on ne peut passer au dessus de la poésie qui s’en dégage.

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Quelques mots sur l’auteur :
Né à Ulm en 1959, Andreas Eschbach est un écrivain majeure de la science-fiction allemande. Il fait des études dans l’aérospatial et entame une carrière de développeur informatique avant de devenir cadre.

Andreas Eschbach a toujours eu un pied dans l’écriture, ses premiers textes ayant été rédigés dès ses onze ans. Fait assez exceptionnel et remarquable pour un écrivain, c’est dès la publication de son premier roman en 1995, Des milliards de tapis de cheveux, qu’il peut vivre de sa plume. Le livre a été traduit en plusieurs langues, ce qui ne s’était pas produit pour un ouvrage de science-fiction allemand depuis 18 ans.
Auteur prolifique, Andreas Eschbach a publié une dizaine de romans, dont certains destinés à la jeunesse, des nouvelles, ainsi que les séries Jésus Vidéo, Le Projet Mars et Le Sanctuaire. Ses ouvrages ont récolté dix-sept prix.
Ses traductions françaises ont été publiées par la maison d’édition l’Atalante.

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Je pense qu’on peut s’arrêter quelques secondes, juste pour admirer la couverture.

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Résumé : N’est-ce pas étrange qu’un monde entier s’adonne ainsi au tissage de tapis de cheveux ? L’objet en est, dit-on, d’orner le Palais des Etoiles, la demeure de l’empereur. Mais qu’en est-il de l’Empereur lui-même ? N’entend-on pas qu’il aurait abdiqué ? Qu’il serait mort, abattu par des rebelles ?
Comment cela serait-il possible ? Le soleil brillerait-il sans lui ? Les étoiles brilleraient-elles encore au firmament ?
L’Empereur, les rebelles, des milliars de tapis de cheveux; il est long le chemin qui mène à la vérité, de la cité de Yahannochia au Palais des Etoiles, et jusqu’au Palais des Larmes sur un monde oublié…

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Ce livre a été un coup de coeur tellement immense que je ne sais même pas par où commencer.

Le fond de l’histoire est mélancolique, dur, voire cruel, bien que l’auteur, avec sa plume, laisse de nombreuses notes poétiques au passage. L’univers développé dans Des milliards de tapis de cheveux est rude, avec un monde entier qui révère et honore un empereur immortel comme on honore un dieu, à chaque instant de leur existence. Quiconque émettrait des doutes sur l’excellence de l’empereur sera traité en hérétique et en subira les conséquences.

Aussi, lorsque la nouvelle de sa mort se répand, le doute s’empare des individus et il est bien difficile pour les habitants, qui vivent dans la crainte, de démêler le vrai du faux ou même d’oser écouter ces rumeurs tant on veut croire au contraire.  

Cette intrigue se mêle à celle, plus omnisciente des tapis de cheveux. Travail et sacrifice de toute une vie, effectué de père en fils depuis des génération, le commerce de ces biens précieux modèle la vie des habitants de la planète jusque dans l’intime. Les tisseurs consacrent leurs vies à leur tapis, utilisant les cheveux de leur femme et concubines pour les tresser. Ils ne peuvent avoir qu’un garçon par famille, et si un deuxième devait naître, il n’aura pas la chance de rester vivant. Au delà des tisserands, l’existence n’est pas forcément plus douce. Les marchands bien que riches, ont des quotas à respecter sans quoi ils mourront et doivent faire face à une rude concurrence. Pour les femmes qui n’ont pas de beaux cheveux, il est difficile de faire un bon mariage, et pour tous, penser en dehors de la norme est synonyme de danger.

Il faudra attendre le dernier chapitre pour comprendre l’histoire dans son ensemble et découvrir l’origine des tapis de cheveux et la raison de leur naissance. A la lecture, au premier aperçu, elle peut sembler être complètement aberrante, mais lorsque l’on prend un peu de recul, que l’on réfléchit aux conséquences de leur création et des souffrances que cela engendre, on réalise toute la démesure de la chose, et le dénouement n’en est que plus percutant.

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La forme a une originalité notable : chaque chapitre se focalise sur un personnage en particulier, et jamais on en trouve un écrit du point de vue de la même personne. Néanmoins, parmi tous les individus que l’on suit dans l’histoire, il en est quelques uns qui apparaîtront plusieurs fois, sous un angle différent, tantôt en personnage principal d’un chapitre, tantôt vu au travers des yeux d’un autre. Il est donc difficile de parler de personnage principal, bien que certains, Nillian et Jubad par exemple, possèdent la carrure du héros.

Ce choix de l’auteur permet de laisser planer le mystère de l’intrigue, tout en l’alimentant ici et là de petits indices qui se dévoileront et prendront tous leurs sens lorsque l’on s’approchera de la fin du livre.

Autour de l’Empereur, évoqué à de très nombreuses reprises, plane une aura de mystère. Qui est-il réellement ? Est-il possible qu’il existe un simple homme qui vivrait depuis des dizaines de milliers d’années, dans un palais au centre des étoiles ? On pourrait croire à une simple légende, et pourtant, le personnage est là, intriguant, intelligent, envoûtant et même ses ennemis ont du mal à l’affronter. Avec les mots employés par Andreas Eschbach pour le décrire et raconter son histoire, il est dur de ne pas le trouver impressionnant.  

Nous sommes au service de l’Empereur.
Sa parole est nôtre. Sa volonté est nôtre.
Sa colère est terrible. Il ne pardonne pas, il punit.
Et sa vengeance est éternelle.

Même si on ne reste jamais longtemps auprès des personnages, cela n’empêche pas que l’on s’attache à eux et que l’on tremble pour eux. Le format des chapitres change peu, avec une partie introductive sur les personnages, le lieu ou la situation, un développement sur plusieurs pages et une chute dans les derniers paragraphes. Les histoires, pour la plupart, portent une grande part de souffrance en elles, et très peu d’espoir. Je ne sais pas combien de fois j’ai eu un coup au coeur en arrivant en fin de chapitre, lorsqu’en quelques lignes je comprenais l’enjeu qui avait été développé sur plusieurs pages.

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La narration changeante apporte une dynamique certaine au récit, et un renouveau permanent de l’écriture. La lecture est donc tout particulièrement prenante, et vivre l’histoire de points de vue parfois radicalement opposés permet de se faire un avis et de prendre conscience de tous les enjeux que cache la création des tapis de cheveux. Cela rend la lecture particulièrement prenante et les chapitres s’enchaînent vite. Certains d’entre eux sont courts et ne donnent qu’une envie, se plonger dans la lecture du suivant.

L’univers est bien travaillé, précis et innovant. On peut voir à quel point l’auteur a été minutieux lors de son élaboration. Chaque détail a sa place, sa raison d’être. Les personnages sont tous là pour une bonne raison, que ce soit pour relancer l’intrigue ou pour enrichir un peu plus l’univers. Rien n’est révélé trop rapidement, et des découvertes sont distillées au long de l’histoire, pour ne pas trop nous faire languir en attendant la révélation finale.

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Une petite anecdote :

– A l’origine, Des milliards de tapis de cheveux n’était pas un roman, mais simplement une nouvelle, écrite en une journée, pour une petite revue. C’est en rencontrant l’éditeur et en discutant avec lui, cinq années plus tard, qu’Andreas Eschbach s’est dit qu’il tenait peut-être quelque chose et qu’il décida de travailler l’univers pour en faire un roman.

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Il ne fait absolument aucun doute quant à ma relecture de ce livre. Cela faisait depuis très longtemps que je n’avais pas eu de coup de coeur comme celui-ci et que je m’étais plongée aussi intensément dans une lecture.
Je pense aussi que connaître le dénouement, la raison de l’existence de ces tapis pendant ma relecture lui apportera encore plus de profondeur.

Des milliards de tapis de cheveux
Editions L’Atalante
Parution 2016
316 pages

J’espère que cet article vous aura plu et donné l’envie de découvrir l’univers de ce livre !

A très bientôt, pour un nouvel article.
Passez une jolie journée,
Brybry.


Qui a peur de la mort – Nnedi Okorafor

Deux de mes amies m’ont présenté Qui a peur de la mort, en utilisant à peu près les mêmes termes : attention, ce n’est pas une lecture qui laisse indifférent. Et je ne peux que leur donner raison.

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Quelques mots sur l’auteure :
Nnedi Okorafor est une nigérienne-américaine née en 1974 à Cincinnati, aux Etats-Unis. Professeure d’écriture créative et détentrice d’un doctorat en anglais, elle écrit tant des livres pour adolescents que pour adultes. Elle publie notamment des ouvrages de science-fiction et de fantasy. Remarquant et regrettant le manque de diversité dans les récits de ces genres, elle décide de rédiger ses histoires avec l’Afrique comme lieu d’intrigue et avec des personnes de couleurs dans des rôles habituellement tenus par des personnes blanches.

Actuellement, le seul ouvrage de Nnedi Okorafor a avoir été traduit en français est Qui a peur de la mort, mais on peut trouver une traduction de son recueil de nouvelles Kabu, Kabu suite au financement participatif organisé par Les Editions de l’Instant.
Ses ouvrages ont été primés plusieurs fois, et Qui a peur de la mort a reçu le World Fantasy Award en 2011.

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Résumé : Dans une Afrique post-apocalyptique, la guerre continue de faire rage. Enfant du viol, rejetée par les siens du fait de sa peau et ses cheveux couleur de sable, Onyesonwu porte en elle autant de colère que d’espoir. Seule sa mère ne semble pas étonnée lorsqu’elle se met à développer les prémices d’une magie unique et puissante. Lors de l’un de ses voyages dans le monde des esprits, elle se rend compte qu’une terrible force cherche à lui nuire. Pour en triompher, elle devra affronter son destin, sa nature, la tradition et comprendre enfin le nom que sa mère lui a donné : Qui a peur de la mort.

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Il faut le dire, la première partie du récit est difficile à lire et le résumé en quatrième de couverture nous met dans l’ambiance avant même que la lecture ne commence.

Le peuple des Okekes, puni pour des faits anciens, est asservi par celui des Nurus et survit tant bien que mal en plein génocide. Massacres et viols sont fréquents et c’est dans ce contexte sordide que l’héroïne a été conçue. La couleur de peau d’Onyesonwu montre son héritage et les conditions de sa naissance et elle est donc catégorisée en tant qu’ewu. Sa différence l’exclue : enfant née de la violence, la superstition veut qu’elle engendre le mal autour d’elle. La scène du viol est racontée sur plusieurs pages, et les lire m’a laissé longuement une boule au ventre. Ce n’est pas le seul passage violent du livre, puisqu’un chapitre se concentre sur le onzième rite que vivent les jeunes filles et qui consiste en leur excision.
Onyesonwu va subir de nombreuses discriminations au long de son parcours, et pas uniquement à cause de ses origines. Désireuse de maîtriser sa magie et ses transformations pour affronter son père biologique, elle se retrouvera confronté au refus du sorcier de village de lui enseigner son savoir, puisqu’elle est une femme. Mais ceci ne suffira pas à la faire changer d’avis.

Bien heureusement, Nnedi Okorafor ne tombe pas dans le cru avec comme seul et unique but de choquer le lecteur en écrivant sur ces thèmes violents. Ils ont un rôle et une raison d’être dans le récit. Mais il faut tout de même noter que l’ambiance du livre n’est ni joyeuse ni légère. Si cela change un peu lorsque la quête d’Onyesonwu débute réellement, ces sujets gardent toujours une place centrale dans le récit.

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Plusieurs petites histoires vont se mêler et se démêler au fil du récit. On retrouvera des personnages évoqués simplement, des passages dans des royaumes mystérieux, un récit légendaire en arrière plan… Le parcours d’Onyesonwu nous fait également voyager et découvrir avec elle d’autres peuples, d’autres façons de vivre loin des massacres. Tout cela permet de construire et de consolider l’univers de l’ouvrage. Bien souvent, ce ne sont pas des histoires heureuses, même si certaines ont des petites touches d’espoirs en elles.

Les personnages principaux autour d’Onyesonwu ont chacun leur caractère, leur histoire et pour la plupart, leurs souffrances, plus ou moins grandes.
On peut suivre leur développement au fur et à mesure de l’histoire, et leur façon d’agir. Les femmes, particulièrement, font preuve de beaucoup de force. En tant qu’héroïne et meneuse, Onyesonwu est emplie d’une colère, légitime et compréhensible. Elle fait tout de même preuve de beaucoup de force, de courage et de détermination. Cependant, j’aurais aimé apercevoir une évolution de son caractère, de sa façon de faire, au fil du roman ce qui n’a pas été le cas.
Bien que ces personnages ne soient pas toujours en accord, la quête pesant sur eux, les liens qu’ils créent, qu’ils soient amoureux ou amicaux, offrent des moments plus légers et d’apaisement bienvenus dans ce roman qui reste dur.

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Même si on a peu d’informations sur le lieu précis de l’intrigue, on devine qu’elle se déroule en Afrique. Je dois bien avouer que c’était une première pour moi de lire un roman avec une histoire s’y déroulant. Si c’est regrettable et qu’il est impossible de découvrir toutes les facettes culturelles d’un continent en une lecture, cela m’a aussi donné envie d’en apprendre plus, et je suis ravie de Nnedi Okorafor ait eu cette motivation en écrivant ses livres.

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J’ai lu le livre très rapidement, en quelques jours. Le style est facile à lire, sans excès de fioritures, mais sans non plus être simpliste, bien au contraire. Nnedi Okorafor sait utiliser les mots, les tournures qui marquent l’esprit du lecteur, même dans ses phrases les plus courtes. Dans la même optique, les chapitres sont courts et s’enchaînent vite. Il n’y a pas eu de longueurs à mon goût (j’ai lu quelques avis qui différaient sur ce point), j’ai personnellement trouvé que les dernières pages arrivait un peu trop vite, et je n’ai pas été certaine de comprendre la fin à ma première lecture.
Le récit est écrit ici à la première personne. D’habitude, cela me rebute un peu et me demande quelques efforts pour me plonger dans ma lecture. Ici, si ce n’est pour les premières lignes, je n’ai pas eu besoin de longtemps pour m’adapter.

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Petite information intéressante :
– Le roman est en cours d’adaptation en série par HBO, avec  G.R.R. Martin comme producteur.

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Je ne sais pas encore si je relirai Qui a peur de la mort dans son intégralité. J’ai adoré cette lecture qui était une très belle découverte pour moi, bien que je ne la qualifie pas de coup de cœur. Cependant, j’ai trouvé certains thèmes abordés et les passages les traitant douloureux à lire, donc il est probable que je survoles ces quelques pages la prochaine fois. De même, s’attacher à certains personnages peut être un peu risqué, vu l’univers dangereux dans lequel ils évoluent. Mais s’il est une chose certaine, c’est que j’ai ressenti une multitude d’émotions lors de ma lecture.
Quoiqu’il en soit, je lirai très certainement les autres livres de Nnedi Okorafor pour me plonger un peu plus dans son univers, pas si éloigné du nôtre et de sa cruauté finalement…

Qui a peur de la mort
Edition Le livre de poche
Parution 2018
600 pages

A bientôt pour un prochain article,
Bry’


Stardust – Neil Gaiman

Neil Gaiman se trouvant être l’auteur qui m’a redonné goût à la lecture, il y a quelques années, il est fort probable que je le mentionne souvent dans ce blog, tout du moins pour les débuts. Mais n’ayez crainte, tout cela en vaut la peine, je vous le jure.

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Quelques mots sur l’auteur :
Né en 1960 à Portchester, Neil Gaiman manifeste dès sa jeunesse un intérêt pour les comics. Il parviendra a faire publier une de ses œuvres, Orchidée Noire, après plusieurs tentatives infructueuses auprès des éditeurs et d’une carrière de journaliste.
Ses ouvrages touchent à la science-fiction mais aussi au fantastique et à la fantasy. Il n’est pas rare d’y retrouver des références à la mythologie -notamment celtique- ou aux contes.

Neil Gaiman est également connu pour ses œuvres Sandman, Neverwhere, Coraline, American Gods… Il a écrit un roman en collaboration avec Terry Pratchett, De bons présages et est également l’auteur de plusieurs scénarios.
Il autorise les gens à le mentionner en utilisant uniquement son prénom et il aime bien signer ses livres dans les boutiques des aéroports, alors qu’il attend pour prendre l’avion.

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Résumé : D’un côté, il y a Wall, paisible village niché au sein d’une calme forêt anglaise. De l’autre, le Pays des Fées, univers d’enchantements, de sorcières, de licornes et de princes sanguinaires. Entre les deux, il y a le Mur, l’infranchissable et épaisse muraille qui ceint le hameau et le sépare de Féerie. Infranchissable ? Pas tout à fait, puisque tous les neuf ans s’ouvre la Foire des Fées qui, durant un jour et une nuit, permet aux deux mondes de se rencontrer. Dans certaines circonstances, cependant, attendre si longtemps pour pénétrer en Féerie est impossible. Car quand on s’appelle Tristan Thorn et que l’on a promis à sa belle l’étoile filante tombée du firmament de l’autre côté du Mur, aucun obstacle ne saurait s’élever contre l’amour…

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À la fin de ma toute première lecture de Stardust, j’ai tout bonnement eu l’impression d’avoir lu un livre qualifiable de conte de fées pour adulte. Pari réussi pour Gaiman qui semblait avoir cette idée derrière la tête durant l’écriture de son roman.

Au fil du récit, on retrouve tout ce qui a été évoqué dans le résumé. Tristan Thorn franchit le mur, levant ainsi le mystère de sa naissance et rencontre de multiples créatures tout au long de son chemin jusqu’à l’étoile, qui est peut-être plus qu’un simple rocher.
Dans sa quête de l’astre, Tristan devra se remettre en question, chose peu aisée pour un jeune homme de dix-sept ans parti à l’aventure pour la première fois et en plus sur un élan de romantisme. Plusieurs créatures lui viendront en aide, ce qui ne lui éviterait néanmoins pas tous les dangers ni toutes les déconvenues. En effet, sorcières et Princes sanguinaires sont bien au rendez-vous, même plus nombreux que ce que les personnages eux-mêmes voudraient croire, et sont prêts à tout pour en tirer profit.
La fantasy est belle et bien présente dès les premières lignes et nous berce jusqu’à la fin. Mystère, des sortilèges et enchantements sont là pour accompagner le lecteur et offrir des rebondissements, ce qui entretient une curiosité nous poussant à tourner les pages.
Cependant, tout n’est pas entièrement rose dans Stardust. Certains personnages sont sombres et sont prêts à tout, tant pour conquérir un royaume que pour reconquérir leur jeunesse. Mais on peut tout de même finir par s’attacher à eux, d’une certaine façon.

Une chose que j’aime tout particulièrement dans les romans de Gaiman (et qui justifie très certainement le fait que j’aime cet auteur tout court), c’est sa plume. On y devine presque une nouvelle idée d’écrit dernière chacune des phrases. Elle sait aussi être raffinée, délicate, avec une touche de poésie et elle parvient toujours à son but. Et, surtout, elle dévoile souvent un humour à l’anglaise délectable, avec une petite touche d’autodérision, de sarcasme et d’irone.

Un petit bémol serait que j’ai deviné certains retournements de situations -pas tous, heureusement !- assez vite. Néanmoins, ils restaient bien amenés et, grâce aux indices tout au long de l’histoire, je n’ai en aucun cas eu l’impression que cela était illogique ou bien tombait du ciel sans raison.

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Deux petites choses potentiellement bonnes à savoir sur Stardust

– Le livre a été adapté en film. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir et ne peux donc pas dire si l’oeuvre originale a été respectée, mais j’ai eu des retours positifs dessus de la part d’amis.
– Selon les éditions, le personnage principal ne s’appelle pas Tristan Thorn, mais Tristran Thorn. Ce qui peut être assez surprenant lorsqu’on découvre au milieu du livre qu’on lisait mal le prénom du héros…

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Je pense que je relirai Stardust avec beaucoup de plaisir, quand j’aurai envie de lire une histoire douce et magique.

Stardust, le mystère de l’étoile
Editions
j’ai lu
Paru en 2001
234 pages

À très bientôt j’espère,
Brybry’