Le Bois Sans Songe – Laetitia Arnould

Les contes de fées ont une certaine saveur pour de nombreuses personnes : c’est avec eux que beaucoup découvrent la lecture. Autant dire que j’étais plus que ravie de lire Le Bois Sans Songe, publié par Magic Mirror, maison d’édition spécialisée dans la réécriture de contes.

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Merci à la Maison d’Edition Magic Mirror de m’avoir donné l’opportunité de faire ce service presse !

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Quelques mots sur l’autrice :
Née au milieu des années 80 en France, Laetitia Arnould ne s’intéresse pas qu’à l’écriture, puisqu’elle touche également au dessin. Organisée et motivée par ses histoires, elle peut enchaîner les heures de travail sans relâche, jusqu’à ce qu’elle écrive le point final. Ses univers touchent tout le monde et ses ouvrages sont autant adressés aux adultes qu’aux plus jeunes.

Le Bois Sans Songe n’est pas la seule réécriture de Laeticia Arnould, sa première publication chez Magic Mirror étant le roman Ronces Blanches et Roses Rouges. Parmi ses autres livres, on retrouve Aeternam Opera ou encore La petite fille à l’ombrelle, dont les titres laissent déjà filtrer une certaine poésie.

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Quatrième de couverture :
Il est des larmes qui ne sèchent pas. Il est des blessures qui restent ouvertes.
Il est des êtres qui les surmontent quand d’autres finissent par sombrer.
Il est ceux qui les gardent en eux. À jamais.

Comment survivre quand on est la seule personne éveillée parmi des êtres en proie à des cauchemars éternels ?
Princesse héritière de Modighjem, Liv se retrouve isolée, prisonnière de son pays désormais morne, séparée du reste du monde par un bois infranchissable, né le soir de la malédiction. Jusqu’au jour où son destin erratique croise celui de ce personnage entouré de ténèbres, avec son parapluie pagode et ses airs de prince maudit…
Pourquoi continuer à vivre quand les personnes qui nous étaient chères ont été massacrées, quand une principauté entière a sombré face à la rage des hommes et que l’on est seul, le dernier représentant de son peuple ?
Lennart Leifsen a choisi la vengeance comme raison d’exister. Retranché dans son lugubre manoir, penché sur son rouet, il tisse chaque soir, à partir de ses larmes, le sort qui maintient les Modigs sous le joug de ses tourments. Jusqu’à ce que survienne cette jeune fille dépenaillée, aussi agaçante qu’inconsciente, et que les larmes providentielles se refusent à lui… 

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Tout d’abord, je dois avouer que je n’avais encore jamais lu de réécriture de contes et j’étais curieuse de savoir dans quoi j’allais me lancer. A quel point j’allais retrouver l’intrigue principale ? Et les personnages ? Des petites références discrètes ou évidentes ? Bref, j’avais plein d’interrogations avant même de commencer ma lecture.

Pour Le Bois Sans Songe, Laeticia Arnould mêle deux contes : La Belle au Bois Dormant et Le Petit Elfe Ferme-l’oeil. Je connaissais le premier mais ignorais tout du second aussi je n’ai pas pu relever les références à celui-ci lors de ma lecture.
On retrouve les grandes lignes de La Belle au Bois Dormant : une princesse est victime d’une malédiction, des fées veillent sur elle, le rouet si dangereux du conte original est là… Ces éléments sont présents d’une manière évidente et on sait immédiatement à quoi ils font référence. Cependant, tout ne se déroule pas à l’identique de l’oeuvre de base, loin de là. La malédiction, par exemple, a une nouvelle perspective qui offre un aspect intéressant au récit et le fuseau n’en est pas à l’origine ! Mais celui-ci entraîne un passage assez piquant dans le texte. Il y a également d’autres références, plus ou moins évidentes au long du récit, et je ne doute pas une seule seconde qu’il en soit de même pour Le Petit Elfe Ferme-l’oeil.

Même si l’autrice a réutilisé ces éléments, on les redécouvre au fur et à mesure sans que le déroulement de l’histoire soit rendu évident dès les premières pages du livre. Tout a été remanié dans le style de Laetitia Arnould, ce qui offre une solidité et une richesse à son ouvrage.

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A la lecture, on ressent bien que l’univers a été construit en amont. Logique et cohérent, il est en plus maîtrisé et l’autrice sait très bien où elle veut aller puisqu’elle nous y mène avec brio.
Au niveau des descriptions, j’ai trouvé la plume de Laeticia Arnould assez incroyable. Il est impossible de ne pas se projeter dans l’espace tant il y a de précisions, qui n’étouffent pas pour autant le texte puisque aucune description n’est lourde ou superflue. Le vocabulaire est lui aussi riche et précis ce qui permet au récit d’avoir une élégance toute particulière. On peut tout visualiser sans aucun problème, que ce soit pour les lieux ou pour les vêtements et c’est vraiment un des aspects que j’ai le plus apprécié dans ce livre.
La magie, également, est un des points forts du Bois Sans Songe. Il est intéressant de voir sur quoi elle se tisse, comment elle prend forme et ce qu’elle peut amener, ainsi que la façon dont elle réagit aux sentiments par exemple.

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L’autrice alterne les points de vue, nous permettant ainsi de vivre l’histoire au travers de Liv et de Lennart. Si les chapitres nous font suivre leur évolution au travers des pages, les quelques réminiscences elles, nous offrent des informations essentielles sur le passé de l’un des deux et sont plus que bienvenues.
Au sujet des personnages, je dois avouer que je n’ai pas été totalement convaincue, notamment à cause de certaines réactions, ce qui m’a empêché de m’attacher à eux. J’ai été un peu décontenancée parfois par leur comportement, qui servait à l’histoire, mais me semblait un peu forcé pour faire avancer le récit dans une direction précise.
Cependant, j’ai tout de même eu une petite préférence pour Lennart. J’ai apprécié découvrir son passé et tous les éléments qui l’ont conduit à être celui qu’il était au moment du récit. La construction de ce personnage est intéressante, et on sent très vite qu’il faut voir au delà des apparences pour savoir qui est le véritable ennemi dans l’histoire, même si l’autrice distille des éléments qui nous font douter ici et là.

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Initialement, je m’attendais à ce que le récit se déroule au Moyen-Age, ou à la Renaissance, puisque c’est dans ces époques que j’imagine les contes de fées. Cependant, Le Bois Sans Songe semble se dérouler à une ère plus moderne, car même s’il existe toujours des bals et soirées mondaines, il y a des mentions à une technologie plus moderne, avec notamment l’éclairage au gaz. Et pourtant, cette sensation que le récit se déroule presque entre deux époques ajoute à la poésie du texte, lui donne un côté un peu plus mystérieux et relève en plus son côté féerique.

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J’ai été surprise par quelques fautes et coquilles qui sont passées au travers des mailles de la correction, mais qui, heureusement n’étaient pas si nombreuses.
Malgré tout, ma lecture du Bois Sans Songe a été plutôt agréable, même s’il y a eu quelques longueurs. J’ai aimé redécouvrir le conte de La Belle au Bois Dormant sous un autre angle, et j’ai désormais très envie de lire Le Petit Elfe Ferme-l’oeil. Laetitia Arnould a très bien réussi à mêler les deux contes à sa touche personnelle, et non l’inverse. C’est une lecture qui m’a à la fois donné envie de redécouvrir des vieux contes, d’en lire des nouveaux et de me plonger dans d’autres récits de cette autrice.

Le Bois Sans Songe
Editions Magic Mirror
Parution 2018
456 pages

Avez-vous lu ce livre ? Connaissez-vous d’autres réécritures de contes ?

A très très vite pour un nouvel article !
Brybry’

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2 réflexions sur “Le Bois Sans Songe – Laetitia Arnould

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