The Wicked Deep – Shea Ernshaw

Plonger dans les profondeurs de la mer bordant le village maudit de Sparrow n’est pas forcément ce qu’il y a de plus plaisant à faire. Mais qui peut prétendre résister à la malédiction des Swan Sisters ?

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Disponible ici, ici ou

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Quelques mots sur l’autrice :
Shea Ernshaw est une autrice américaine, vivant dans l’Oregon. Elle a toujours su qu’elle voulait faire de l’écriture son métier, bien qu’elle ait également d’autres passions, comme le yoga ou les pâtisseries vegan. The Wicked Deep est son premier roman. Best seller du New York Times, il a été traduit en onze langues et sera adapté sur Netflix.
Son site internet

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Résumé : C’est une histoire de vengeance…
Il y a près de deux siècles, Marguerite, Aurora et Hazel Swan, trois jeunes femmes belles, libres et indépendantes, furent accusées de sorcellerie par les habitants de la ville de Sparrow. Des pierres accrochées aux chevilles, les trois sœurs furent noyées. Exécutées. Depuis ce jour, chaque année au mois de juin, les sœurs Swan sortent des eaux de la baie pour choisir trois jeunes filles, trois hôtes. Dans le corps de ces adolescentes, Marguerite, Aurora et Hazel reviennent se venger. Et cette année encore, Penny le sait, alors que les touristes afflueront, on retrouvera des cadavres de jeunes hommes sur la plage… Car cette malédiction, rien ne semble pouvoir l’arrêter.

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Petite nouveauté pour cet article (ça ne sera pas systématique), je vous propose d’écouter une chanson, qui colle parfaitement au livre à mes yeux. Un petit clic sur la note si ça vous tente !

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Ma lecture a été plaisante, même si, au début, j’ai crains de ne pas m’attacher au personnage principal. En effet, Penny, une adolescente un peu exclue, qui vit loin des autres et qui est la seule à aimer l’atmosphère lugubre de l’île. J’ai eu peur que ce soit le style de personnage trop dark, que je n’apprécie pas particulièrement. Mais, on apprend à mieux à la connaître, et elle devient de plus en plus appréciable. Débrouillarde, elle n’a certes pas eu un passé tranquille, mais elle fait énormément d’efforts pour s’en sortir. J’ai trouvé que l’on découvrait suffisamment en profondeur chacun des personnages, et qu’on a de quoi s’attacher, ou non, à eux.
Je dois cependant avouer que j’ai eu l’impression d’avoir quelques clichés devant moi par moment, ne serait-ce qu’avec Bo, fraîchement arrivé sur l’île, qui est heureusement là pour sortir l’héroïne d’un mauvais pas. Sans dire non plus que les personnages sont manichéens, il y en a tout de même qui sont simplement méchants et moins nuancés que les autres.

Quant aux Swan Sisters et leur malédiction, j’aurais tout à fait pu lire un livre entier consacré à leur vie. Grâce à une alternance dans les chapitres, avec un certain nombre de flash-back permettant de tout connaître en détail, on apprend à les connaître lorsqu’elles étaient bien vivantes et travaillaient en parfumerie. Joies, peines, amourettes, Amour, tout est passé en revu et nous permet d’en savoir plus sur ces trois sœurs au caractère bien différent. J’ai adoré lire ces flash-back qui sont un vrai point fort du livre à mes yeux.
On voit aussi comment la ville de Sparrow a vécu les événements, tant à l’époque qu’actuellement. Et force est de constater que certains ont toujours les mêmes pensées que deux siècles auparavant…

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J’ai beaucoup aimé ma lecture de The Wicked Deep, cependant, j’y ai trouvé quelques défauts et, notamment un que j’ai trouvé trop… trop.
Le point qui m’a semblé le plus étrange est toute la notoriété du village de Sparrow autour des Swan Sisters. Qu’une légende attire des touristes, soit. Mais ici, c’est autre chose. En effet, tous les ans, un festival a lieu en l’honneur des trois soeurs, et les visiteurs affluent en grand nombre. Cependant, chaque année, obligatoirement, il y a des morts par noyade, et ces meurtres (puisqu’ils en sont), sont perpétrés par les soeurs. Malgré tout, les gens viennent sans trop s’en soucier, alors qu’ils sont tous au courant que ce ne sont pas des accidents et que c’est le fruit d’une malédiction. Quels parents voudraient y emmener leurs enfants, au risque de les retrouver morts ? Et pourquoi, chaque année, les autochtones restent, alors qu’il y a deux cents ans que des jeunes hommes sont tués et qu’il pourrait s’agir de leur fils ? Sachant en plus que les jeunes femmes vont dans l’eau lors d’une soirée afin de, peut-être, se faire posséder…
Dans ma tête, c’est incompréhensible que des personnes viennent à Sparrow dans ces circonstances, même si un personnage parle d’un tourisme morbide (certains cherchent tout de même à prendre des photos des cadavres…), je n’arrive pas à trouver cela justifiable.

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Attention, ce paragraphe va contenir du spoil ! Si vous voulez l’éviter, rendez-vous à l’astérisque suivante !

Une interrogation persiste tout de même à mes yeux : les trois soeurs ont été condamnées alors qu’elles étaient innocentes et n’avaient jamais été des sorcières, à proprement parler. Alors, je me demande qu’elles sont les origines de la Malédiction ? Pourquoi ces trois femmes ordinaires qui n’ont pas pratiqué la sorcellerie se retrouvent vraiment en position de sorcière ? Je ne sais plus si cela a été évoqué par l’autrice dans le livre, mais, après coup, cela me semble étrange.
Un autre point qui m’a dérangé est la résolution de l’histoire, à la toute fin du roman. Je trouve que la malédiction a été levée un peu trop facilement. Il a suffit qu’une seule des sœurs revive la noyade pour que les deux autres soient également libérée de la malédiction, alors que je pensais qu’il fallait que les trois subissent la même chose. Et étant donné que Hazel revient sous forme de fantôme… est-ce qu’on peut vraiment dire que c’est fini ?

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J’ai plutôt été séduite par la plume, et j’ai trouvé qu’elle s’améliorait même au fil des pages, passant d’un style relativement simples à un plus recherché et poussé. J’ai trouvé que l’ambiance était bien posée, étrange et presque humide. On ne peut pas dire que c’est une lecture donnant particulièrement chaud.
Je trouve que l’autrice a répondu à toutes les questions que l’on pouvait se poser au fil de la lecture (pourquoi les Swan Sisters ont été condamnées, qu’est-il arrivé au frère de Bo, au père de Penny…) ce qui est tant mieux, car je suis toujours déçue lorsqu’un point important est éclipsé de l’histoire. Ce n’est pas le cas ici, et je pense même qu’on peut dire que les personnages n’ont pas de secret pour nous… surtout si on arrive à lire entre les lignes et à trouver de qui les soeurs ont pris possession.

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The Wicked Deep est une histoire intrigante, qui nous emmène loin. Malgré les défauts que je lui ai trouvé, avec certains choix au niveau de l’intrigue, cette lecture m’a tout de même plu et suffisamment distraite pour que je ne la regrette pas, sans oublier que le livre est particulièrement beau et que c’est toujours un bon point de plus.

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The Wicked Deep
Edition Rageot
Publication 2019
384 pages

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Avez-vous lu The Wicked Deep ? Je serai curieuse de savoir si vous êtes d’accord avec les points que j’ai développés !

A bientôt pour un autre article !
Brybry’

Le géant enfoui – Kazuo Ishiguro

Une lecture étrange, presque éthérée. J’ai la sensation de l’avoir aimée, bien que j’ai éprouvé des sentiments confus au fil des pages. Mais elle était entraînante, hypnotisante, telle la brume qui recouvre tout dans cette Angleterre lointaine.

Disponible, ici, ici ou ici !

Quelques mots sur l’auteur :
Kazuo Ishiguro est né en 1954 à Nagasaki. A l’âge de six ans, il part vivre en Angleterre avec toute sa famille. C’est en 1982 qu’il commence à se consacrer à l’écriture, après des études de littérature et de philosophie.
Ses histoires prennent place en Europe, en particulier en Angleterre, exception faite de ses deux premiers romans, se déroulant au Japon. Deux de ses livres, Les vestiges du jour ainsi que Auprès de moi toujours, ont été adaptés en film.
Il obtient le Prix Nobel de Littérature en 2017.

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Résumé : Axl et Beatrice vivent un amour constant qui a résisté aux années. Ils décident de faire un voyage pour rejoindre leur fils, parti depuis longtemps. De nombreux obstacles se dressent sur leur chemin, parfois étranges, parfois terrifiants, et mettent leur amour à l’épreuve. Leur parcours est une métaphore de nos vies à tous.

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Le résumé présent en dit à la fois peu et beaucoup de l’intrigue. Toute l’épopée qui s’ensuit y est à peine effleurée alors que tous les éléments importants sont évoqués.On va donc découvrir créatures fantastiques, êtres de légende, paysages oniriques, avec tout ce qui s’y cache. On ne sait jamais à quoi s’attendre, ce qui va suivre. Tout peut paraître décousu tant il y a d’éléments différents et, pourtant, tout fait sens. Seulement, impossible de dire que les retournements de situations sont tous plaisants.

Ce qui m’a le plus marqué dans Le géant enfoui était l’ambiance, parfois plus onirique encore que l’histoire elle-même. Il y a beaucoup de douceur qui s’en dégage, notamment à travers les interactions d’Axl et Beatrice. Mais certains passages étaient sombres et, je peux le dire, malsains. Plusieurs rencontres étaient dérangeantes, effrayantes et leur dénouement l’était encore plus. Cette atmosphère est notamment liée à la présence de la brume qui recouvre tout et j’avais juste envie de souffler dessus afin que tous les mystères de ce roman soient levés.
Tout le roman donne une impression de continuité, que renforce l’ambiance. Malgré les péripéties inattendues, les détours, Axl et Beatrice nous emmènent avec eux, sans s’éloigner du but de leur quête.

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Je viens de le mentionner, notre couple de héros forme le duo principal de ce roman. Tout comme l’ambiance, je les au trouvé parfois mignons, doux, tendres, parfois étranges, dérangeants, suspicieux. On ne sait pas trop quoi penser de leur relation, puisqu’il est impossible de la connaître en profondeur. Qui est en tort sur certains points, quel est réellement leur passé ? On craint pour leur couple, d’autant plus qu’ils sont âgés et vulnérables. Leur attachement l’un à l’autre est beau à voir, mais qui peut être sûr qu’il perdurera une fois la brume levée ?
Bien entendu, d’autres personnages croisent leur chemin, et si certaines rencontrent paraissent étranges, elles finissent par apporter une nuance importante au récit (je pense notamment à la première rencontre avec un batelier). On verra donc des moines, un enfant hors du commun et d’autres plus ordinaires, des soldats, des ogres et la crainte de créatures mythiques.

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La plume de Kazuo Ishiguro est ici très douce, exception faite, tout de même, des moments d’actions. Il y a beaucoup de politesse, de retenue, de respect, surtout de la part d’Axl et Béatrice, ce qui semble rendre les combats moins violents. Cela apporte parfois un décalage, d’autres fois de la nuance.

Si aucune date précise n’est donnée, le récit se déroule tout de même après la mort du roi Arthur, quelques années (ou quelques dizaines) plus tard, puisqu’un de ses chevaliers est toujours vivant et en train d’accomplir une tâche confiée par son seigneur.

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Le géant enfoui aura été pour moi une très bonne lecture et j’avoue qu’il m’aura fallut quelques temps pour que la fin, étrange comme tout le roman, décante. Je ne savais pas ce que les lignes allaient me réserver et je suis allée de surprise en surprise. J’ai apprécier découvrir tout un folkore, même si toutes les créatures n’étaient pas des plus apaisantes. Je suis en tout cas ravie que chaque interrogation ait trouvé sa réponse avant la dernière page, mais je conçois que cette lecture puisse en dérouter certains.

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Le géant enfoui
Editions Folio
Publication 2016
459 pages

Avez vous déjà lu ce livre, ou un roman de Kazuo Ishiguro ?

A très vite pour un prochain article !
Brybry’

La grande crevasse – Roger Frison-Roche

En bonne savoyarde, quand j’ai vu ce livre traîner sur les étagères de ma mère, je ne me suis pas retenue, et j’ai commencé à le lire très rapidement. Alors si vous êtes frileux, prenez une couverture et un chocolat chaud et découvrons cette lecture ensemble.

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Quelques mots sur l’auteur :
Ecrivain, mais aussi alpiniste et explorateur, Roger Frison-Roche est né en 1906 à Paris. L’amour de la montagne naît lorsqu’il s’y rend lors de la première guerre mondiale et il s’installera à Chamonix en 1923. Il gravit le Mont Blanc tout comme il part explorer le Sahara. Amérique du Nord, Laponie, il pose ses pieds partout où il le peut.
Ses aventures sont nombreuses et impressionnantes et, fait tout aussi remarquable, Roger Frison-Roche a publié une multitude de romans, parmi lesquels Premier de Cordée, la Montagne aux écritures, Nahanni…, tous reflétant et portant en eux ses épopées.

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Résumé : [attention, ce résumé spoil beaucoup l’intrigue !]
A Chamonix, la très jolie, très parisienne Brigitte Collonges n’était venue chercher que le soleil, la flânerie et le plaisir des fêtes mondaines. Or, voici que Zian, un jeune guide dont la montagne est toute la vie, lui révèle les joies du défi et de l’exploit, la splendeur des paysages inviolés… Un exaltant partage qui devient grand amour. Cependant, tandis que Zian -devenu son mari se consacre tout entier à ses courses, Brigitte découvre la solitude, les angoisses de l’attente. Elle étouffe dans l’humble demeure, au milieu des villageois hostiles. Et cette montagne si belle qu’elle a tant aimée lui apparaît telle une ennemie, telle une rivale…

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Avant de commencer mon article, je tiens à préciser que La grande crevasse fait partie d’une saga et qu’il ne s’agit pas du premier tome. Cependant, c’est le seul que j’ai lu à ce jour (ce qui n’est peut-être pas très intelligent) et l’histoire ne m’a pas semblé incompréhensible pour autant.

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La grande crevasse nous promène de lieux en lieux, de vallées en sommet. Si je me suis parfois perdue entre tous les noms de montagnes, de refuges, de villes évoqués, je n’ai pas eu de mal à m’imaginer les différents endroits.

Vivant à la montagne, je dois dire que cette lecture m’a touchée plus personnellement, même si je ne m’y connais absolument pas en alpinisme et que ceci m’a un peu porté préjudice avec l’utilisation de termes propres à cette discipline. Quoiqu’il en soit, c’était très plaisant de lire sur ces endroits qui me parlent et encore plus de découvrir la montagne à une époque où elle était plus tranquille, en 1932, et moins modifiée pour accéder aux souhaits des touristes. La grande crevasse nous offre une belle immersion dans les habitudes des guides de haute montagne, des dangers qu’ils affrontent, leur amour des sommets. Et oui, car il faut les aimer pour risquer sa vie avec les chutes de rochers ou encore supporter des températures glaciales. Aux côtés des personnages principaux, à travers les récits racontés au cœur des vieilles pierres, on se retrouve avec un roman très authentique.

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L’histoire est plutôt sympathique, et je dois avouer que lire sur la montagne, la neige et les températures glaciales alors que j’étais bien au chaud m’a apporté un plaisir tout particulier. Les descriptions retranscrivent tout aussi bien les paysages que les sensations des personnages et si lire sur la montagne en dehors de la haute saison est apaisant, être aux côtés des protagonistes lorsque ceux-ci sont dans une situation des plus dangereuses fait frissonner.
L’intrigue est des plus cohérente, sans être non plus simpliste. Les événements s’enchaînent avec logique, les personnages réagissent avec sincérité (ce qui n’est pas forcément une bonne chose) et on ne peut s’empêcher de prendre partie pour l’un ou l’autre. S’il y a bien une histoire d’amour, celle-ci n’étouffe pas le reste du récit et elle se construit progressivement, jusqu’à prendre une place plus importante dans la dernière partie du roman.

Pour parler des personnages, j’ai eu un peu de mal à m’attacher à Brigitte, que j’ai trouvé trop frivole en dehors des moments où elle était en train d’escalader, mais lorsque l’on connaît la façon dont elle a été éduquée et dont elle a toujours vécu, on comprend mieux sa façon d’agir. Zian est plaisant à découvrir, on sent qu’il est un vrai montagnard. Ceci étant dit, les montagnards ne sont pas tous dépeints d’une manière plus plaisante que les citadins, puisqu’ils peuvent se montrer brusque, bourrus et fermés envers ceux qui ne sont pas originaires de chez eux.

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A la fin de notre lecture, on peut se poser une question essentielle : la grande crevasse, qu’elle est-elle ? Celle qui sépare les montagnards, vivant à la dure, des touristes ? Celle qui se creuse entre Zian et Brigitte ? Ou simplement celle qui fort sous la neige, attendant un faux pas de la part des alpinistes ?

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La grande crevasse est un récit que je suis contente d’avoir lu, malgré quelques longueurs et des termes qui ne me disaient rien. Il peut être assez dur de se sentir happer par cette lecture, quand peu de chose fait écho à notre vie, d’autant que le style d’écriture a légèrement vieilli.
Ce sont des modes de vie, un attachement aux lieux, une multitude de règles silencieuses que l’on découvre au fil des pages. J’aurai presque eu envie de partir explorer les sommets de mes montagnes à la fin de ma lecture, d’éprouver le même amour que tous les personnages ressentent auprès d’elle et de découvrir des paysages grandioses.
Ce roman ne pourrait pas être plus authentique et plus vrai. Les émotions sont réelles, sincères, et d’une certaine façon, même si ce n’est pas le genre de livre que je lis de moi-même, il m’a plus touché que certaines de mes lectures qui m’ont pourtant énormément plu.

La grande crevasse
Editions J’ai lu
Publication 1996
245 pages

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A bientôt pour une nouvelle chronique, sûrement un peu plus chaleureuse !
Brybry’

Célestar – Jeliza-Rose Buzor

Un résumé mystérieux et une couverture qui fait promesse d’une découverte de l’espace… il ne m’en fallait pas beaucoup plus pour me tenter dans cette lecture, et je ne me suis pas faite prier pour la commencer. La finir fut autre chose.

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A propos de l’autrice :
Jeliza-Rose Buzor est une autrice française, née en 1990. Si ses études concernaient l’histoire de l’art moderne, ce n’est pas pour autant qu’elle a délaissé la littérature. En effet, la science-fiction et le fantastique sont ses genres littéraires de prédilection, et c’est sur wattpad qu’elle a publié ses récits pour commencer.
Son premier roman, Le monde des rêves, a été publié en 2017.

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Résumé : Emprisonnée dans une pièce blanche, le sujet F/34 revient à elle. Elle n’a aucun souvenir de son ancienne vie, ignore qui elle est et où elle se trouve. Cette salle serait-elle son tombeau ?
Son seul indice : une inscription mystérieuse incrustée dans un mur, 90. Un nombre bien inoffensif. Jusqu’à ce que le compte à rebours commence…

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La couverture de Célestar, ainsi que son résumé m’ont attiré presque immédiatement. Bien que le livre ait des points positifs, cette lecture fut, malheureusement, une déception. Je tiens à préciser que je ne partage qu’un avis personnel sur ce blog, et si ce roman ne m’a pas plu, il conviendra peut-être à d’autres.
Attention également aux spoilers : le résumé étant plutôt court, cette chronique révèle beaucoup de l’intrigue.

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Célestar commence avec beaucoup de mystère, comme promis dans le résumé. On ne sait pas où se trouve Bellara, le personnage principal, et elle-même se pose des questions à ce sujet. Les circonstances, en plus d’être étranges sont très dangereuses et la jeune femme devra survivre à plusieurs épreuves. Le lecteur découvrira à ses côtés le sens de tout cela.

J’ai trouvé plusieurs éléments de ce récit bien travaillés : il existe trois planètes habitables, et ainsi, le vaisseau où se trouve Bellara est divisé en plusieurs sections avec des formations adaptées aux différents climats des nouvelles planètes. Quoi de plus logique, après tout, pour augmenter les chances de survie de l’espèce ? Et à propos d’espèce, un joli plot-twist viendra ajouter du piment à tout cela.
Il y a également un certain nombres de mystères. Si celui de la localisation de Bellara est rapidement soulevé, d’autres viennent s’y greffer, et il faudra du temps avant que toutes les pièces fassent sens, sans compter qu’une histoire de manipulation mentale s’y mêle.

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Cependant, plusieurs éléments m’ont dérangés, et d’autant plus qu’ils se sont accumulés. Pour la plupart, ils concernent le traitement des personnages, notamment le personnage principal, Bellara, qui m’a semblé avoir plusieurs caractéristiques de la Mary-Sue. Leader incontestée sans l’avoir demandé, elle est excellente, -si ce n’est la meilleure- au combat. Elle a quelques défauts, qui sont cependant éphémères et est la grande favorite d’une des intelligence artificielle. Au moins une fois elle est décrite comme étant l’être parfait, et les trois personnages masculins principaux ont des sentiments pour elle, ce qui rajoute forcément une dose de drama, et ce n’était pas ce que j’attendais de cette lecture. Bien entendu, Bellara est magnifique (même si on a des informations précises sur le physique des personnages, par exemple les tatouages, qu’au milieu du livre), et il y a une escalade dans les exemples concernant sa beauté. Elle a des yeux comme nulle autre et sent aussi naturellement bon.
Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste. Les hommes, bien entendu, ont tous une étreinte puissante, presque bestiale, et quand cicatrices il y a, celles-ci souligne leur virilité, et les rend d’autant plus désirables. Ils dominent tous totalement Bellara physiquement, mais se rangent sans discuter à ses ordres.
Pour ce qui est de la foule des autres personnages, j’ai presque eu l’impression qu’ils n’étaient, pour beaucoup, que des faire-valoir. Les intelligences artificielles, heureusement, sortent du lot, même si l’on peut entrevoir un autre triangle, qui semble résonner avec ce qu’il se passe chez les humains. Cependant, qu’elles aient plus d’humanité leur donne également plus de profondeur, donc ce n’est pas un point absolument négatif.

J’ai également eu du mal à concevoir la création rapide de liens entre les humains. En effet, des amitiés très forte se construisent en quelques jours à peine, ce qui est d’autant plus étonnant que tous se rencontrent quelques secondes après s’être rendus compte qu’un meurtre avait eu lieu. Et si, Bellara est au début peu avenante, très vite, après peu d’interaction, elle n’hésitera pas à qualifier deux de ses camarades de « meilleurs amis ». Ce manque de cohérence et le comportement peu linéaire de certains empêche de se lier à eux ou de les comprendre.

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Le rythme ainsi que la plume sont plutôt plaisants, même si quelques coquilles et erreurs sont passées entre les mailles de la correction. On change à plusieurs reprises de point de vue, avec quelques flash-back en prime, ce qui permet d’en apprendre plus et de varier un peu le ton de l’histoire.

Au final, les points que j’ai trouvé négatifs dans ce roman ont éclipsé les bons, qui existent pourtant. Le traitement des personnages, ainsi que l’impression que l’histoire était déjà toute tracée, malgré les péripéties traversées par les personnages m’ont empêché d’apprécier ma lecture.

Pour ceux qui ne seraient pas dérangé par les histoires où le personnage principal est presque traité en idole, peut-être que Célestar sera une bonne lecture. Il faut aussi noter que la suite semble prometteuse, puisqu’il y a beaucoup d’interrogations en suspens. Arriveront-ils tous sur une nouvelle planète ? Est-ce qu’ils pourront s’y adapter ? Qu’est-ce qu’ils y trouveront ? Malgré tout, l’autrice a bien travaillé son univers, et je pense qu’elle réserve de bons rebondissements pour la suite.

Célestar
Editions HLAB
Publication 2019
425 pages

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A très vite pour une prochaine lecture !
Brybry

Si la lune éclaire nos pas – Nadia Hashimi

Un titre poétique, une couverture pleine de douceurs… Mais ce qui se cache parmi les pages de Si la lune éclaire nos pas contraste malheureusement avec l’idée qu’on pourrait se faire de ce roman. Il y a bien une certaine poésie, des moments empreints de tendresse et d’espoirs, mais la vie se déroulera avec son lot de malheurs pour une famille afghane…

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Quelques mots sur l’autrice :
Nadia Hashimi est une autrice et pédiatre d’origine afghane, née en 1977 à New York, après que ses parents aient quitté leur pays. Nadia Hasimi commence a travailler dans le secteur médical en 2008, et c’est en 2014 qu’elle publie son premier roman La perle et la coquille, qui devient très rapidement un best-seller international. Si la lune éclaire nos pas est son deuxième roman, et il a rencontré le même succès que le précédent, tout comme son troisième livre, Pourvu que la nuit s’achève.
Féministe et engagée envers la situation des femmes afghanes, Nadia Hashimi est également engagée en politique.
Son site internet

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Résumé :
Kaboul est entre les mains des talibans. Depuis que son mari, considéré comme un ennemi du régime, a été assassiné, Fereiba est livrée à elle-même. Si elle ne veut pas connaître le même sort que son mari, elle doit fuir. Après avoir vendu le peu qu’elle possède, elle entreprend un voyage périlleux avec ses trois enfants, dans l’espoir de trouver refuge chez sa sœur, à Londres. Comme des milliers d’autres, elle traverse l’Iran, la Turquie, la Grèce, l’Italie et la France. Hélas, les routes de l’exil sont semées d’embûches : que devra-t-elle sacrifier pour de meilleurs lendemains ?

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Si la lune éclaire nos pas est une lecture mélancolique, douloureuse. On suit dans un premier temps uniquement le personnage de Fereiba, dans son enfance et sa jeunesse. Si elle n’est pas des plus heureuses, puisque la jeune femme a perdu sa mère à la naissance et que sa belle-mère ne l’éduque pas avec la même considération que ses enfants à elle, Fereiba grandit sans manquer d’autre chose que de l’affection maternelle.
Les personnages sont tous diversifiés, de Fereiba à son grand-père, son père, le souvenir de sa mère ou encore sa belle mère, mais aussi ses enfants et les rencontres qu’ils feront. Ils sont tous très humains, avec une histoire qui leur est propre et ils ont tant leurs qualités que leurs défauts. Que ce soit les autres réfugiés, les familles qui les accueillent, les policiers qu’ils croisent, on peut comprendre la façon d’agir de chacun d’entre eux. Le fils aîné de Fereiba, Salim, sera mis au coeur de certains chapitres et porte un autre regard que sa mère sur la situation qui les entoure.

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J’ai trouvé à la fois plaisant et déplaisant de découvrir la culture afghane. Apprendre certaines coutumes et croyances a été vraiment intéressants, tout comme j’ai adoré découvrir des auteurs que je ne connaissais pas, et encore plus découvrir plusieurs récits et poèmes, qui m’ont beaucoup plu. Cependant, voir à quel rang est parfois relégué la femme, inférieure à son mari, n’a évidemment pas plu me plaire.

Si la lune éclaire nos pas m’a touché parce qu’il nous fait voir la vie des migrants, des réfugiés telle qu’elle est réellement, tout en s’inscrivant dans des faits réels. La guerre, l’occupation, l’arrivée des talibans chamboulent les populations et Fereiba, son époux et ses enfants vivent cela de plein fouet. Ils n’ont pas d’autre choix que de s’enfuir pour tenter de survivre, devenant ainsi, où qu’ils aillent des voyageurs clandestins.
On voit directement à travers leurs yeux les épreuves qui s’imposent à eux, leurs sentiments et très souvent, leur découragement. S’ils luttent pour rester ensemble et en vie, au fil des pages, l’autrice nous rappelle que tous les migrants n’ont pas cette chance et tous ne parviennent pas à la fin de leur voyage. Tout est dépeint de manière à ce que l’on comprenne leurs difficultés tant physiques que morales. Se faire à l’idée de dormir dehors, le regard des autres… Des petits détails auxquels ils ne pensaient pas avant viennent aussi à leur manquer et surtout, la peur est omniprésente : peur d’être séparés, d’être arrêtés, d’être renvoyés d’où ils viennent et laissés à un sort peu désirable.

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J’ai particulièrement été marquée par un point précis. En effet, Fereiba et sa famille vont traverser l’Europe pour se rendre jusqu’en Angleterre et on va donc les voir passer par des endroits que l’on connait tous, que certains ont peut-être même visité. Et Fereiba ainsi que sa famille vont aussi dans ces lieux, mais dans des circonstances bien différentes… J’avoue d’ailleurs qu’entendre parler de la jungle de Calais, que j’avais fini (honteusement) par oublier a donner une perspective nouvelle à ce roman. C’était presque comme si les éléments du livres se superposaient indirectement à ma vie (puisque j’avais juste entendu parler de la jungle, que je ne m’y étais jamais rendue). On oublie les choses dès qu’on n’en parle plus, pourtant la misère continue, mais dans une indifférence encore plus profonde…

Si la lune éclaire nos pas est une bonne lecture, même si elle n’est pas de celle qui nous met de bonne humeur. Elle nous permet tout de même d‘apprendre beaucoup de choses, tant sur la culture afghane, que sur la vie à Kaboul avant et après l’arrivée des talibans. Instructive, elle donne également un nouveau point de vue sur la vie des migrants, qui n’est pas filtrée par l’image que peuvent nous montrer les médias.

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Si la lune éclaire nos pas
Editions Milady
Publication 2016
512 pages

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Connaissez-vous Si la lune éclaire nos pas ? Avez-vous déjà lu un livre qui vous a touché humainement ?

A très bientôt pour un nouvel article !
Brybry’

Les jours meilleurs – Cecelia Ahern

Les vies de chacun peuvent sembler banales, ordinaires. Mais est-ce réellement le cas ? N’y a t’il pas un peu de fabuleux, d’hors du commun dans notre existence, peu importe que nous voulions croire l’inverse ? Parfois il suffit de l’arriver d’une personne extérieur à notre cercle de connaissances pour s’en rendre compte.

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Disponible ici et .

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Quelques mots sur l’autrice :
Cecelia Ahern est une autrice irlandaise née en 1981. Elle est diplômée en journalisme ainsi qu’en communication et alors qu’elle est à peine âgée de 21 ans, elle publie son premier roman, PS. I love you, qui devient un best-seller à sa sortie. Depuis, elle a écrit plus d’une dizaine de livres comme La vie est un arc-en-ciel ou Un cadeau du ciel. Elle a également été publiée dans plusieurs recueils de nouvelles.

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Résumé : À force de traquer le scoop et de dévoiler la vie privée des gens dans les colonnes de la presse à scandale, Kitty est dans l’impasse. Sa carrière de journaliste piétine, et ses frasques lui valent une réputation désastreuse. Tout s’effondre quand elle apprend que Constance, la femme qui lui a tout appris, vit ses derniers instants. Elle se rend à son chevet et lui demande quelle histoire elle a toujours rêvé d’écrire. Mais la réponse arrive trop tard, sous la forme d’une liste de cent noms, sans aucune explication. Bien décidée à percer le mystère, Kitty tente de comprendre ce qui relie entre eux ces inconnus. En allant à leur rencontre, elle va découvrir des aspects pour le moins inattendus de la vie de Constance et peut-être même trouver un sens à la sienne.

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Les jours meilleurs n’est très certainement pas un livre qui commence joyeusement, il suffit de lire le résumé pour s’en rendre compte. De même, pour les premiers chapitres, j’ai trouvé que le personnage principal, Kitty, était imprégnée de cette atmosphère, et je n’ai pas pu la trouver attachante. Imbue de sa personne, égoïste, ne voyant le négatif de ses actions que lorsque cela la concerne, elle ne réalise pas tout de suite le mal qu’elle fait. Heureusement, sa famille ou ses amis ne la confortent pas dans ses mauvais choix, et préfèrent la conseiller plutôt que la consoler et elle est bien souvent mise devant ses erreurs. Et, surtout, au fil des chapitres, Kitty évolue, se remet en question, se tourne plus vers les autres.

Et c’est une bien bonne chose, puisqu’avec une liste de cent noms, Kitty est obligée d’aller à la rencontre de parfaits inconnus. S’il sera impossible pour la journaliste de retrouver cette centaine de personnes, dont elle ne connait rien, elle parviendra tout de même à rencontrer six d’entre eux, au début, sans savoir pourquoi. Puis Kitty finira par apprendre à les connaître, écouter leur histoire, et même leur aider à tisser des liens.

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Les jours meilleurs est un livre qui n’est absolument pas prise de tête et qui se lit très rapidement. Il serait très bien adapté dans une comédie romantique. Si je n’ai pas eu de mal à suivre l’histoire, je dois avouer que parfois, j’ai un peu confondus les personnages. On en suit environ une quinzaine (Kitty, ses collègues, ses amis, les six personnes trouvées et leur entourage), donc il est facile d’en inverser certains et de se mélanger pour certains récits.

Je dirais que le point fort de ce livre est la découverte de l’histoire des individus sur la liste des cent. On a envie de savoir quels sont les points communs entre toutes ces personnes, ce qui les unit et on a également envie d’en connaître le plus possible. Toujours, leurs histoires sont touchantes, sans forcément être extraordinaires, incroyables, irréalisables pour le commun des mortels. Au contraire, elles pourraient arriver à tout le monde, même si elles amènent toujours leurs petit lot de surprise. Certaines histoires m’ont émues, d’autres m’ont fait sourire et quelques unes m’ont un peu plus laissée indifférente. On en découvre toujours plus à partir du moment ou Kitty gratte un peu la surface. Bien entendu, il y a très souvent des histoires d’amour qui se cachent derrière tout ça.

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Même si cette lecture m’a plu, puisqu’elle était très légère et que c’est ce dont j’avais envie cet été, je ne pense pas que je relirai ce livre. Il ne m’a pas réellement marquée et j’en avais déjà oublié une bonne partie en écrivant ma chronique. Mais il est bien distrayant et peut plaire aux amateurs de romance, pour les autres, il aura peut-être un petit air de déjà-vu et sans trop de surprise.
Je trouve également que le titre original « One Hundred Names » correspondait beaucoup mieux que la traduction et j’aurais préféré le voir sous ce titre en France également.

C’était donc une lecture plaisante mais pas un coup de coeur, que j’oublierai peut-être prochainement mais qui m’aura tout de même fait passer un bon moment.

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Les jours meilleurs
Editions Milady
Publication 2017
448 pages

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Et vous, si l’on venait vous rencontrer afin que vous racontiez votre histoire, qu’auriez-vous à dire ?

A très bientôt pour un nouvel article !
Brybry

Psychologie positive et environnement – Lisa Garnier

L’environnement est une cause qui me tient vraiment à coeur, et ce livre très instructif m’a permis d’étendre mon point de vue. Plus que des actions quotidiennes à entreprendre pour le protéger, il nous offre des pistes pour, avant tout, regarder le monde qui nous entoure et essayer de le comprendre.

Disponible ici, ici ou encore .

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Quelques mots sur l’autrice :
Lisa Garnier est une scientifique spécialiste de la biodiversité et docteure en écologie. Botaniste, photographe, elle a également travaillé en tant que journaliste pour le magazine Ushuaïa Nature, ainsi qu’au ministère de l’Ecologie et au Muséum d’histoire naturelle.
Parmi ses ouvrages publiés, on peut trouver Forêts du monde ou encore Paris Nature.

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Résumé : Au cours de ces vingt dernières années, deux sciences que rien ne semble rapprocher ont cherché à comprendre le bien-être humain. D’un côté, la psychologie positive qui étudie comment nos émotions positives naissent, se maintiennent et nous apportent bien-être et bonheur. De l’autre côté, les sciences de la conservation de la biodiversité qui cherchent à protéger et conserver la nature. Ce livre est une enquête dans ces deux champs de recherche en ébullition où la science redécouvre la valeur capitale de la relation. Statistiques à l’appui, nous découvrons combien nous pouvons être sereins et heureux avec les autres et au contact de la nature.

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Psychologie positive et écologie, enquête sur notre relation émotionnelle à la nature (pour citer le titre en entier) est bel et bien le livre qu’il promet d’être : un travail de recherche sur la nature qui nous entoure et la façon dont on la perçoit. Bien qu’étant une enquête, avec des termes scientifiques et beaucoup de données, elle reste accessible. Il y a plusieurs anecdotes qui rendent le tout plus léger et les différentes parties sont plutôt courtes, une ou deux pages. Je recommanderai tout de même de bien prendre son temps à la lecture, de relire ou encore de prendre des notes au fur et à mesure.

Cette enquête m’a fait prendre conscience de plusieurs choses, en apportant en plus des preuves. Si certaines d’entre elles sont des plus évidentes, il est bien qu’elles soient répétées et rappelées. Elle montre à plusieurs reprises l’importance de la nature sur le bien-être des individus, qu’il soit physique ou mental, ne serait-ce qu’en voyant des arbres dans notre environnement. Plusieurs études ont montré que plus des individus pouvaient voir des arbres, plus cela influait sur leur bien-être (par exemple pour des patients hospitalisés ou encore pour des prisonniers).

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Un passage m’a intéressé tout particulièrement, sur l’évolution des termes touchant aux sentiments. Avec une étude de plusieurs romans, des chercheurs se sont rendus compte que l’on utilisait de moins en moins de termes positifs pour parler des sentiments, tandis que ceux négatifs ne baissaient pas. On aurait trop tendance à se focaliser sur le négatif et à ruminer nos pensées (quelqu’un parmi vous pour m’assurer le contraire ?). L’auteur utilise également des références qui peuvent parler à tout le monde, en mentionnant le résultat de recherches révélant que dans les dessins animés Disney, la nature se faisait de plus en plus discrète. En plus de cela, on uniformise la nature autour de nous. Oui, on sait qu’il y a des oiseaux dans le ciel, mais qu’elle est leur espèce ? Au final, on finit par plus connaître la faune et la flore exotique que celle derrière notre porte.

Dans cet ouvrage, tout est placé au même niveau, tant la faune que la flore, chacun ayant son importance. Si quelqu’un vous dit que vous être trop attaché à votre animal de compagnie, surtout, ne l’écoutez pas : il vous fait du bien, et ce bien-être et réciproque.
La bibliographie en fin d’ouvrage est bien conséquente et permettra à tous ceux voulant en savoir plus de se renseigner plus en profondeur et sûrement de s’émerveiller un peu plus.

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Initialement, j’aurais recommandé ce livre surtout aux citadins, qui peuvent manquer d’espace verts, mais après réflexion… il est vraiment pour tout le monde. Après tout, ce n’est pas parce qu’on est entouré par la nature que l’on fait réellement attention à elle.

Voici quelques éléments que j’ai particulièrement retenus de ma lecture :
Il faut être plus attentif à la nature qui nous entoure, bien la regarder et chercher à la comprendre afin de mieux la protéger. Quel est donc cet arbre, cette fleur, cet oiseau ? Sortir plus souvent est un objectif que nous devrions tous avoir. Mais attention, il faut profiter de ces promenades pour s’aérer l’esprit, regarder autour de soi et non ruminer en permanence toutes les pensées négatives quotidiennes.

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Bref, de mon côté, Psychologie positive et écologie a été une très bonne lecture ! Certes, bien différente des romans que je présente habituellement, mais pas moins nécessaire. J’ai appris beaucoup de choses et je vais essayer de positiver un peu plus et de ne pas trop m’appesentir sur moi-même !

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Psychologie positive et environnement
Editions Acte Sud
Publication 2019
211 pages

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Et vous, qu’en est-il de votre rapport à l’environnement ? Vous êtes du genre à faire un câlin aux arbres ou à passer devant sans vraiment vous en rendre compte ?

A bientôt pour un nouvel article !
Brybry’

Outsphere – Guy-Roger Duvert

Partir à la conquête de l’espace afin de trouver une nouvelle planète pour vivre fait frémir à la fois de peur, comme de curiosité. Outsphere aborde ce thème sans négliger aucun des aspects qui rend cette découverte aussi attrayante qu’effrayante.

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Merci à l’auteur pour l’envoi de son livre !

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Quelques mots sur l’auteur :
Guy-Roger Duvert est né en 1975 en France, et vit actuellement aux Etats-Unis. Auteur, mais pas que, il est également compositeur de musique de film, tout comme il est aussi scénariste, producteur est réalisateur. Son premier long métrage, Virtual Revolution a vu la naissance d’une bande-dessinée, reprenant cet univers.
Outsphere est son premier roman.

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Résumé : Après avoir quitté une Terre mourante du fait des erreurs de nos sociétés, l’Arche, premier vaisseau à coloniser une exoplanète, arrive au bout d’un long voyage de 80 ans. Les colons sortent de leurs caissons cryogéniques et découvrent ce qui doit devenir un nouveau commencement pour l’humanité. Une nouvelle planète, un monde principalement végétal baptisé Eden. Les surprises se cumulent vite : la surface abrite une espèce primitive mais intelligente, des ruines prouvent l’existence de civilisations passées avancées, le système climatique obéit à des règles très particulières. Mais malgré tout cela, la colonisation commence de manière somme toute très classique, avec les traditionnelles oppositions entre militaires, scientifiques, civils. Mais tout change avec l’arrivée d’un nouveau joueur : un second vaisseau spatial arrive, quelques mois seulement après l’Arche. A son bord, des Terriens partis 60 ans plus tard, bénéficiant d’une technologie plus avancée, et eux même fortement modifiés génétiquement. Capables de se synchroniser et de communiquer télépathiquement entre eux, ils sont devenus une espèce fondamentalement collectiviste, que tout oppose aux traditionnels Terriens individualistes de l’Arche. Les deux peuples essaient dans un premier temps de cohabiter et d’apprendre les uns des autres, mais les obstacles rencontrés, le passé de la planète qui s’avère beaucoup plus riche et mystérieux que prévu, vont rapidement augmenter les tensions. Eden représente-t-il un nouvel espoir, ou au contraire la fin d’une civilisation ? 

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Outsphere est un roman qui m’a presque donné l’impression d’être un film : très visuel, avec assez de description, on peut imaginer très facilement les scènes qui se succèdent.

Le roman commence dans un vaisseau spatial, avec le réveil d’une partie de ses occupants, habitants de la Terre à la recherche d’une nouvelle planète sur laquelle s’installer. Forcément, tout le monde ouvrant les yeux presque en même temps, on se retrouve face à un grand nombre de personnages en quelques pages. Cependant, on finit tout de même par les différencier au fur et à mesure du roman, lorsqu’ils apparaissent de manière plus individuelle.
Malgré leur nombre, leurs spécialités, j’ai trouvé qu’ils avaient tous été traités de manière égale par l’auteur, sans qu’il n’y ait de favoritisme ou de grand héros qui serait là pour sauver tout le monde. Avec un changement fréquent de points de vue, cela nous permet de voir l’histoire avancer à plusieurs points différents, mais aussi de comprendre les différents groupes de personnages (les militaires, les scientifiques, les civils, les Atlantes…). Il y a peut-être quelques stéréotypes parmi les protagonistes, mais sans non plus qu’on se tape la tête contre les murs car on trouve le récit prévisible.

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Le plus intéressant à mes yeux était bien évidemment de voir la façon dont la colonisation de cette nouvelle planète allait se faire. Comment continuer à vivre, repartir sur des bonnes bases, en suivant les modèles qui ont conduit à la destruction de la Terre ? Forcément, des désaccords apparaissent, tandis que certains veulent imposer leurs règles, qui jugent être les meilleurs. Mais il ne faut pas oublier l’existence de populations autochtones, qui ne voient pas forcément d’un bon oeil l’arrivée de cette nouvelle espèce. Et il y a également les Atlantes : ces humains modifiés qui ont plus de capacités que les autres. Télépathes, sans aucune notion d’individualité, il leur faudra eux aussi du temps afin de comprendre les Anciens, tel qu’ils nomment les humains originaux.
A la fin de ce premier tome, on a eu beaucoup de réponses sur cette conquête spatiale, mais beaucoup de mystères demeurent également, et j’espère que le tome suivant y répondra.

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J’ai eu quelques questionnements lors de ma lecture. Avec les conflits entre humains et Atlantes, l’évolution de chacun d’entre eux, de leur façon de pensée, j’en suis venue à me demander ce qui faisait de l’humanité ce qu’elle est. Et aussi, quelle est la légitimité à coloniser une nouvelle planète, habitée ? (Puisqu’on sait que la colonisation, sur Terre, n’a jamais bien tourné pour les autochtones, n’allons pas nous mentir). Et je n’ai pas pu m’empêcher de me demander, également, ce que je ferai dans ce genre de situation à part mourir de peur à chaque seconde.

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J’ai bien aimé ma lecture d’Outsphere, même si j’ai eu quelques problèmes à ma lecture, trouvant qu’il y avait énormément de répétitions. Hélas, celles-ci rendent la plume plus simpliste alors qu’on sent qu’il y a un réel travail derrière. Le roman se lit tout de même bien et avec facilité, malgré ce détail et je n’ai eu aucun souci en ce qui concernait l’intrigue. Les personnages, tout comme les différentes espèces sont bien travaillés.

Outsphere est une saga très prometteuse, bien qu’elle soit perfectible. Je verrai sans problème ce premier tome être adapté en film, surtout que j’ai, par moments, eu l’impression de lire des passages semblables à un scénario.

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Outsphere
Autoédition
Publication 2019
313 pages

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Connaissez-vous Outsphere ? D’autres livres parlant de conquête spatiale ? Vous seriez près à partir dans l’espace de cette façon ?

A très bientôt pour un nouvel article !
Brybry’

Le Musicien – Annabelle Blangier

Lorsqu’un musicien arrive dans le petit village de Hamelin, peu fréquenté par des étrangers, et encore moins par des instrumentistes, quelques doutes apparaissent, avant d’être rapidement balayés par de douces illusions… Puis reviennent danser avec lui les fantômes du passés.

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Ce livre a été obtenu via un Service Presse avec la maison d’édition Magic Mirror que je remercie !

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Quelques informations sur l’autrice :
Annabelle Blangier est une autrice française née en 1989. Intéressée depuis son jeune âge par la littérature, elle a écrit son premier roman à 15 ans, mais a préféré attendre plusieurs années avant de l’envoyer en Maison d’Edition. Elle a également suivit des études de lettres dans la ville d’Amiens. Si l’horreur et le fantastique sont des styles qui lui plaisent beaucoup, elle ne se limite pas à ceux-ci et elle s’inspire tant d’autres auteurs que de la musique lorsqu’elle pose ses mots sur papiers.
On peut retrouver sa plume dans différentes anthologies, ainsi que dans plusieurs romans, comme l’Intrus ou encore Une dette à payer.

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Résumé : Aucun village n’est aussi paisible que Hamelin. Conduits par un maire juste et protecteur, les habitants s’épanouissent en toute sérénité. Seule Lore, petite-fille du couple dirigeant, demeure frustrée de l’embargo posé sur la musique par son grand-père. Mais l’arrivée en ville d’un jeune virtuose pourrait bien faire imploser les règles sclérosées.
Au rythme des cours de musique clandestins qu’il donne à Lore, Raffael va peu à peu remuer le passé inavouable de Hamelin. À mesure que les désirs de vengeance s’exacerbent et que la mélodie du violon envoûte les cœurs, les masques tombent et le village plonge dans une spirale de violence sans précédent.
Lore, comme chaque habitant, sera mise face à un dilemme insoutenable.
Saura-t-elle choisir entre le devoir moral qui lui incombe et la tentation du châtiment qui la ronge ?

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Le Musicien fait partie de la collection Forgotten de la maison d’édition Magic Mirror, ce qui le classe donc dans les contes oubliés. Je ne savais que peu de choses sur le récit original, Le joueur de flûte de Hamelin, des frères Grimm. On peut résumer mes connaissances en trois mots : flûte, enfant, rats. Autant dire que j’étais dans la découverte totale dans ce roman et que je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Mais j’étais déjà complètement sous le charme, grâce à la jolie couverture dessinée par Mina M, qui sublime ce roman.

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On se retrouve très rapidement plongé dans l’histoire d’un petit village, Hamelin, qui semble obéir à des règles immuables, édictées par le Maire et ses conseillers. Mais l’arrivée d’un Musicien bouleverse les habitudes de cette petite bourgade rarement visitée par des étrangers. Raffael, charismatique, mais mystérieux, n’a pas mis les pieds à Hamelin par hasard, et il faudra faire défiler les pages avant de tout savoir sur lui. Lore, la petite fille du Maire et de sa femme sera subjuguée par les talents musicaux de cet homme et ne tardera pas à devenir proche de lui, rêvant d’apprendre elle aussi à manier d’un instrument, et d’échapper à ce que son statut ainsi que sa famille, cherchent à lui imposer.

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Je me suis laissée prendre très facilement dans ce récit, notamment avec le premier chapitre, qui nous met très rapidement dans l’ambiance, et qui laisse déjà filtrer quelques indices quant à ce qui se passera à l’avenir, si on y est assez attentif (non, ce ne fut pas mon cas…).
Les différentes ambiances sont bien retranscrites, et on découvre avec plaisir le village de Hamelin, son histoires et ses habitants, tout se dévoilant au fur et à mesure. J’ai tout particulièrement aimé lire les passages concernant les enchantements, les effets qu’ils ont sur les gens et aussi l’atmosphère étrange, éthérée, qu’ils créent. Dans la même optique, j’ai également apprécié tous les passages qui parlaient de la musique, de ce qu’elle peut faire ressentir à ceux qui l’écoutent, et ce qu’elle révèle selon les airs joués. La plume d’Annabelle Blangier m’a réellement séduite, j’ai réellement eu l’impression de lire un conte et je n’ai eu aucun mal à imaginer les scènes qui se déroulaient. Il me faut tout de même dire que certains passages, marquant un tournant dans l’histoire, avaient un côté plus glauque, ce qui n’a pas été sans me rappeler les contes de fées originaux, qui ne sont pas en reste de ce côté là.

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Plusieurs points de vue se succèdent, et le narrateur met en avant plusieurs personnages vivant à Hamelin. De Lore et ses grands-parents, riches dirigeants de la ville, aux domestiques et amies de la jeune fille, en passant par Angelika, l’aubergiste logeant Raffael, qui, bien que séduite par le jeune-homme, n’est pas pour autant dupe. J’ai d’ailleurs eu un coup de coeur pour ce personnage, une femme courageuse qui n’hésite pas à agir, même contre ses envies, s’il le faut, écoutant son instinct.
Lore n’est pas parfaite, mais ses réactions aux différents événements m’ont paru justifiées, d’autant plus qu’elle n’a que seize ans, a toujours vécu dans un environnement assez rigide et privée de la vérité concernant sa famille.
On découvre le Musicien progressivement, on doute de lui, mais surtout, on veut connaître ses motivations. Libre à chacun de juger par la suite du bien fondé de ses agissements. Mystérieux, renfermé, ce n’est pas pour autant qu’il n’a jamais éprouvé de sentiments bien humains, au contraire.
J’ai beaucoup aimé découvrir les personnages plus secondaires, comme Jessika, Gretchen, ou encore les conseillés du Maire. Tous ont leur histoire, leur passé et ne sont pas là pour servir de faire-valoir aux protagonistes principaux.
La frontière entre les bons et les méchants est très fine, on voit les motivations de chacun et ce qui les pousse à faire leurs choix et, parfois, leurs mauvaises actions. Aucun personnage n’est outrageusement sublimé, et même pour Raffael, enchanteur, on se penche bien vite sur son côté plus sombre.

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Le Musicien est un roman qui contient beaucoup de mystères. Comment Hamelin a acquis sa réputation de ville imprenable, alors qu’elle n’a aucune armée ? Comment la population connait son histoire, sans réellement savoir ? Qu’est-il réellement arrivé à la mère de Lore ? Chacune de ces interrogations trouve sa réponse, sans apparaître de nulle part ni avoir une réponse que l’on pourrait trouver superficielle au vu des conséquences.

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Le Musicien est une lecture que je recommande sincèrement. C’est avec plaisir que je me suis plongée dans l’histoire de chacun des personnages et que j’ai découvert leur passé, dans cet univers extrêmement bien mené par Annabelle Blangier. Les références au conte original (présent en fin d’ouvrage) sont bien là, et l’on retrouve par moment la même ambiance dérangeante dans ces deux récits. Je pense pouvoir dire que ce roman a été un coup de coeur pour moi.

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Le Musicien
Editions Magic Mirror
Publication 2019
327 pages

Connaissez-vous Le Musicien ? Etes-vous friands des réécritures de contes ?

A très vite pour un prochain article !
Brybry’

Quand l’amour s’en mail – Tamara Balliana

Les histoires d’amour qui commencent sur internet sont de plus en plus nombreuses et les romans les mettant en scène également. Cette petite introduction n’est pas là pour déclarer ma flamme à qui que ce soit via ce blog (quoique…*), mais simplement pour présenter Quand l’amour s’en mail, petit ouvrage de romance virtuelle…

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Ce livre a été obtenu via netgalley

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Quelques mots sur l’autrice :
Tamara Balliana est une autrice française résidant dans le sud de la France. Se tournant d’abord vers l’auto-édition, elle publie plusieurs ouvrages puis est éditée par Amazon Publishing via le label Montlake Romance ainsi que par les éditions Prisma.
Son genre de prédilection est la romance et, bien que ses livres soient indépendants les uns des autres, il semblerait que l’on puisse retrouver certains des mêmes personnages dans plusieurs de ces romans.
Son site internet

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Résumé :
Quand sa meilleure amie lui demande d’être son témoin de mariage, Solène est aux anges et décide de lui organiser un enterrement de vie de jeune fille dont elle se souviendra ! Pour cela, elle écrit à Léonie, surnommée « Léo », la sœur de la future mariée… Mais à cause d’une erreur de destinataire, c’est Léo, architecte parisien et homonyme de Léonie, qui lui répond !
Débute alors une correspondance qui devient de plus en plus personnelle à mesure que les jeunes gens se découvrent l’un l’autre. Mais quand Léo propose à Solène de se rencontrer enfin, elle refuse catégoriquement. Bien décidé à connaître le visage de sa mystérieuse amie virtuelle, Léo s’obstine… Solène lui cacherait-elle quelque chose ? La complicité qu’ils ont développée derrière leurs écrans résistera-t-elle à l’épreuve du réel ?

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Je n’ai pas pour habitude de lire des romances, mais j’ai eu envie de sortir de ma zone de confort (peut-être avec l’approche de l’été) et je suis tombée sur Quand l’amour sans mail. Etant donné que j’aime bien toutes les histoires qui mettent en scène des rencontres, amitiés, amour… via internet, autant dire que le résumé m’a convaincu de le lire.

Quand l’amour s’en mail est un livre qui se lit rapidement, sans prise de tête et qui est assez distrayant.

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Globalement, j’ai du mal à trouver des romances originales, puisqu’il y a souvent les mêmes schémas, les mêmes types de personnages d’un récit à l’autre (tout comme les comédies romantiques) et que je suis très rarement surprise, tant sur le déroulement que sur le dénouement.
En commençant Quand l’amour s’en mail, je m’attendais donc à une rencontre (virtuelle pour le coup), la naissance de sentiments amoureux puis des doutes, un ou une rivale amoureuse potentielle, une scène de dispute et enfin une conclusion heureuse. Ce fut le cas presque pour tout lors de ma lecture, et même si ce roman n’est donc pas forcément le plus original, dont on se souvient éternellement, il regorge de petits plot-twists qui donnent plus d’intérêt à l’histoire.

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Solène et Léo vont commencer à discuter par email suite à une erreur d’adresse de la première, et si les premiers messages de la jeune femme ne trouvent pas de réponses, lorsque l’architecte finit par la contacter en retour, un lien va finir par se tisser progressivement, au fil des messages. Comme toutes les rencontres via internet, il y a des spéculations, des interrogations. Faut-il faire confiance à cet inconnu ? Tant que tout n’est que virtuel, les choses se passent bien, mais quand la question de se voir en face à face se pose, les difficultés et les doutes se renforcent.
Solène en particulier, repoussera le plus longtemps possible leur rencontre, gênée par l’un des aspects de sa vie quotidienne, qu’elle ne veut pas imposer à Léo, au risque de changer la vision qu’il a d’elle. Des informations à ce sujet sont distillées en début de roman, mais ce n’est qu’en deuxième partie (oui, j’essaye de ne pas spoiler) que tout prend sens et que son ami découvre ce qu’elle lui cachait. S’ensuit donc une remise en question pleine de doutes, mais le lien qui unit nos deux protagonistes n’en est pas pour autant coupé.

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J’ai bien aimé le fait que les chapitres alternent les points de vue entre Solène et Léo. Le côté épistolaire du roman se développe d’abord par emails, puis par sms et enfin appels téléphoniques. La plume est légère, sans prise de tête et on découvre aussi bien la vie provinciale que celle citadine de Léo, ainsi que leur cercle proche à chacun. Voir l’évolution de leurs sentiments était plaisante et j’ai eu l’impression que les deux personnages étaient traités de la même manière par l’autrice.

Il y avait des sujets plus délicats à traiter dans ce roman, et je trouve que l’auteur l’a fait avec beaucoup de justesse, sans aller dans quelque extrême que ce soit, ni dans le pathétique ni dans la dédramatisation absolue.

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Si Quand l’amour s’en mail est un roman qui respecte les codes du genre, avec flirts, doutes et amour, tout est amené sans que rien ne soit amené de façon abracadabrantesque. On peut donc suivre l’histoire de Léo et Solène avec beaucoup d’intérêt, sans jamais tomber dans du voyeurisme, et en espérant très fort que tout se déroule bien pour eux. Si les romances font partie de votre genre de prédilection, je pense que c’est un livre qui vous conviendra tout à fait. Pour tous les autres, cela ne sera peut-être pas la meilleure lecture de votre vie, mais elle n’en sera pas moins distrayante.

Quand l’amour s’en mail
Editions Montlake Romance
Publication 2019
303 Pages

Connaissez vous Quand l’amour s’en mail ? Aimez-vous les romances ?

A très vite pour un prochain article,
Brybry

* Je vous aime gentils lecteurs